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Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre : après avoir perdu son marché militaire ,Claude est désormais préféré à ChatGPT chez 70 % des nouveaux clients professionnels

Le , par Stéphane le calme

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10  0 
Perdre un contrat militaire de 200 millions pour en gagner des milliers : Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre,
Claude est préféré à ChatGPT chez 70 % des nouveaux clients professionnels

En l'espace de quelques semaines, Anthropic a réussi ce qu'aucun analyste n'anticipait : devenir le fournisseur d'IA de référence pour les entreprises qui découvrent le secteur, surpassant OpenAI avec près de 70 % des nouvelles souscriptions professionnelles. Derrière cette percée se trouve une équation paradoxale : un affrontement public avec le Pentagone, le rejet des publicités intégrées à l'interface, et une posture éthique qui, dans un marché saturé de benchmarks techniques quasi identiques, s'est transformée en avantage concurrentiel inattendu.

La société de gestion des dépenses professionnelles Ramp, dont l'indice mensuel sert de thermomètre à l'adoption de l'IA par les entreprises américaines, a publié début mars des données qui ont fait l'effet d'une douche froide pour OpenAI. En février 2026, 24,4 % des entreprises utilisant la plateforme Ramp paient désormais pour Anthropic, contre une sur vingt-cinq il y a un an à peine. Dans le même temps, les abonnements professionnels à Claude ont progressé de 4,9 % en un seul mois, tandis que la part de marché d'OpenAI reculait de 1,5 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis que Ramp a commencé à suivre ces données.

Le chiffre le plus éloquent est sans doute celui-ci : parmi les entreprises s'équipant en IA pour la première fois, Anthropic remporte désormais environ 70 % des arbitrages face à OpenAI, une inversion totale par rapport aux tendances observées tout au long de 2025. OpenAI conserve la première place en volume absolu avec 34,4 % de parts de marché contre 24,4 % pour Anthropic, mais l'écart se resserre à une vitesse qui préoccupe visiblement les équipes commerciales de l'entreprise de Sam Altman. OpenAI révise d'ailleurs actuellement sa stratégie pour se concentrer davantage sur la vente de services aux entreprises et aux développeurs, précisément les marchés où Anthropic prospère.

L'affaire du Pentagone : une rupture publique aux effets boomerang

Pour comprendre ce basculement, il faut remonter à janvier 2026, lorsque le secrétaire à la Défense Pete Hegseth diffuse une note de stratégie IA imposant à tous les contractants du Département de la Guerre, la nouvelle dénomination officielle du Pentagone sous l'administration Trump, d'accepter un usage de leurs modèles pour « toutes fins légales », sans restriction propre aux éditeurs. OpenAI, Google et xAI, dont les modèles sont déployés dans des environnements non classifiés, ont tous accepté de lever pour le militaire les garde-fous applicables aux utilisateurs civils. Anthropic, seule entreprise à avoir déployé Claude sur des réseaux classifiés via un partenariat avec Palantir, a refusé.

Les deux lignes rouges qu'Anthropic refusait de franchir étaient la surveillance de masse des citoyens américains et le déploiement d'armes entièrement autonomes, deux domaines où la fiabilité des systèmes d'IA actuels est jugée insuffisante. Le ton est rapidement monté. Hegseth a présenté à Dario Amodei un ultimatum : accepter les conditions ou voir le contrat de 200 millions de dollars résilié, accompagné d'une désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », une classification normalement réservée aux entreprises liées à des adversaires étrangers comme la Russie ou la Chine.

La réponse d'Amodei, publiée dans un long billet le 27 février, n'a pas cédé d'un pouce. Il a notamment relevé la contradiction inhérente aux menaces du Pentagone : « L'une nous étiquette comme risque de sécurité ; l'autre considère Claude comme essentiel à la sécurité nationale. » Sur le fond technologique, Amodei a maintenu que les systèmes d'IA actuels sont loin d'être suffisamment fiables pour contrôler des armes entièrement autonomes. Dans ce contexte, Anthropic a tout de même assoupli son document de référence en matière de sécurité : la version 3.0 de sa politique de déploiement responsable, publiée le 24 février, présente des garde-fous rédigés de manière plus large, ouvrant la porte à davantage d'interprétations.

Le dénouement a pris une tournure kafkaïenne : le Département de la Guerre a utilisé des services Anthropic pour des frappes en Iran le lendemain même de la désignation d'Anthropic comme risque pour la chaîne d'approvisionnement. La question de savoir si Anthropic constitue une menace pour la sécurité nationale ou un outil indispensable à celle-ci n'a toujours pas reçu de réponse officielle cohérente.


La vertu comme fossé concurrentiel

Ara Kharazian, économiste chez Ramp, tire une conclusion contre-intuitive de ces données : dans un marché où les performances techniques des modèles frontaux convergent rapidement, c'est la culture d'entreprise, et non les benchmarks, qui crée de la différenciation. Claude Code et Codex d'OpenAI sont des produits comparables, Codex étant même moins cher sur certaines métriques. Et pourtant, Anthropic ne parvient pas à répondre à la demande : tous ses plans d'abonnement restent soumis à des limites d'utilisation, l'entreprise se retrouvant à refuser des revenus faute de capacité de calcul suffisante.

La prise de position publique d'Anthropic face au Pentagone a coïncidé avec un pic d'installations de Claude et une vague de désinstallations de ChatGPT, selon la société d'analyse Sensor Tower. Deux soutiens publics inattendus ont amplifié l'effet : la chanteuse Katy Perry et le sénateur Brian Schatz, figure de référence sur les questions de politique technologique au Sénat américain, ont tous deux annoncé publiquement avoir migré vers Claude dans les jours suivant la querelle avec le Pentagone.

Kharazian pose alors la question qui dérange l'ensemble du secteur : le vrai fossé concurrentiel dans l'IA ne serait-il pas les benchmarks et les prix, mais le fait d'être le modèle que les utilisateurs culturellement avertis souhaitent utiliser ? Le choix entre OpenAI et Anthropic pourrait devenir moins une décision d'achat classique et davantage un signal d'identité, à l'image de la distinction bulles vertes / bulles bleues dans les SMS sur iPhone. L'analogie prête à sourire, mais elle repose sur des données réelles.


OpenAI dans la tourmente de ses propres choix

L'autre face de l'équation est la succession de décisions d'OpenAI qui ont braqué une partie de sa base d'utilisateurs. Le 9 février 2026, OpenAI a officiellement lancé des tests publicitaires dans ChatGPT aux États-Unis, ciblant les utilisateurs des formules gratuites et « Go » à 8 dollars par mois. Les abonnements Plus, Pro, Business et Enterprise restent exempts de publicités. Les publicités apparaissent sous les réponses du modèle, clairement identifiées comme « sponsorisées ».

Le modèle économique est défendable ; Spotify et YouTube ont démontré la viabilité de cette approche à deux vitesses. Mais le timing est désastreux. Dans un contexte où OpenAI venait simultanément de valider l'utilisation de ses modèles par le Pentagone pour des opérations militaires, l'apparition de publicités dans l'interface a alimenté le sentiment d'une entreprise ayant sacrifié ses principes fondateurs sur l'autel de la croissance. Sam Altman lui-même a reconnu publiquement qu'OpenAI avait mal géré la situation.

Il convient toutefois de ne pas idéaliser la posture d'Anthropic. Selon des sources citées par Axios, Claude aurait été utilisé dans l'opération qui a conduit à la capture de l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, via le partenariat avec Palantir, et au moins un cadre d'Anthropic aurait contacté Palantir pour s'interroger sur cet usage. Anthropic a nié avoir remis en question cette utilisation, mais l'épisode illustre la tension structurelle entre les principes affichés et la réalité de déploiements via des intermédiaires sur lesquels l'éditeur exerce un contrôle limité.


Une valorisation qui ne colle pas encore aux revenus

L'ascension de Claude sur le marché entreprise s'accompagne de chiffres financiers impressionnants en surface mais qui méritent d'être lus attentivement. En février, Anthropic a annoncé un taux de revenus annualisés de 14 milliards de dollars, simultanément à une levée de 30 milliards de dollars supplémentaires, portant sa valorisation à 380 milliards de dollars. Mais un récent dépôt judiciaire du directeur financier d'Anthropic tempère ces projections : depuis son entrée sur le marché commercial, l'entreprise aurait engrangé un peu plus de 5 milliards de dollars de revenus effectifs. L'écart entre le taux annualisé projeté et les revenus cumulés réels rappelle que la course à la part de marché se double, pour l'ensemble du secteur, d'une course aux capitaux dont les montants donnent le vertige.

La trajectoire reste néanmoins remarquable. En douze mois, Anthropic est passé de la position de challenger technique, apprécié des ingénieurs et des premiers adoptants, à celle de choix par défaut pour les entreprises découvrant l'IA générative. Le paradoxe est complet : c'est en résistant à son plus grand client institutionnel, l'armée américaine, qu'Anthropic a peut-être conquis sa clientèle la plus durable.

Sources : Ramp Index, ASIS International, OpenAI

Et vous ?

L'éthique d'Anthropic est-elle un véritable engagement de fond ou une stratégie de différenciation opportuniste dans un marché saturé ? La révision discrète de sa politique de déploiement responsable pendant la crise du Pentagone plaide-t-elle pour l'une ou l'autre lecture ?

Dans quelle mesure les entreprises qui adoptent Claude aujourd'hui le font-elles pour des raisons techniques, éthiques ou purement symboliques — et ces motivations sont-elles durables lorsque les prix et les performances finissent par s'uniformiser ?

L'introduction de publicités dans ChatGPT est-elle un signal que le modèle économique des grands modèles de langage par abonnement seul n'est pas viable à grande échelle, ou simplement une erreur de communication d'OpenAI facilement réversible ?

Si la prochaine génération d'entreprises choisit son fournisseur d'IA comme elle choisit ses valeurs affichées, quelles sont les implications pour des acteurs comme Google Gemini ou xAI, dont les positions sur ces questions restent beaucoup moins lisibles ?

Voir aussi :

Claude victime de son succès : comment le bras de fer avec le Pentagone a provoqué la plus grande panne de l'histoire d'Anthropic et mis à nu les fragilités de son infrastructure

Les documents internes d'OpenAI prévoient une perte de 14 milliards de $ en 2026 : « OpenAI est en train de s'effondrer. Aucune start-up dans l'histoire n'a jamais fonctionné avec de telles pertes »

Un expert financier affirme qu'OpenAI est sur le point d'être à court d'argent : Les Big Tech comme Google peuvent utiliser leurs énormes réserves financières pour investir dans l'IA, mais pas OpenAI

OpenAI au premier semestre 2025 : 4,3 Mds $ de revenus et 13,5 Mds $ de pertes, mais la startup vaut désormais 500 Mds $, passant devant SpaceX d'Elon Musk et ByteDance propriétaire de TikTok
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Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 20:21
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA va-t-il porter ses fruits à long terme ? Pourquoi ?
Personne ne peut savoir, c'est de l'aléatoire complet.
Est-ce que l'IA sera un jour rentable ?
Est-ce que Microsoft aura un lien avec la solution qui va dominer toutes les autres ?

La probabilité que Microsoft soit gagnant est faible, mais tout est possible.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
S'agit-il d'un signe que la bulle de l'IA commence à se résorber ou que l'ère des logiciels à forte marge est révolue ?
Non, pas du tout, ça n'a strictement aucun lien.
De toute façon ça ne changera rien, Microsoft va continuer d'investir à fond dans l'IA. (Ce serait vraiment très surprenant que la tête de Microsoft change d'avis)

Par contre ça montre que les gens ne croient pas en l'IA.
Quand une entreprise dit "on va investir à fond dans l'IA" les investisseurs se disent "cette entreprise investit dans n'importe quoi, il faut rapidement qu'on se débarrasse de nos actions".

Personne ne croit en l'IA, sauf les gens qui peuvent investir 100 milliards de dollar dans son développement.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Microsoft est tiraillé entre l'IA et l'exigence d'un Windows stable. Quel est le choix le plus pertinent qui s'offre à Microsoft ?
Les gens ne veulent pas d'IA dans leur OS.
Il faut virer tout ce qui est en lien avec l'IA dans Windows.
Il faut faire un Windows qui consomme moins de ressource, qui ne propose aucune fonctionnalité IA, qui est compatible avec les cartes mères sans histoire de TPM 2.0, Secure Boot, NPU et toutes ces conneries.
Des utilisateurs s'en foutent de ces histoires là, donc laissez les tranquille.

Les entreprises seront à fond dans le TPM 2.0 et tout ça.

Il faut un Windows qui consomme moins de RAM et qui fassent moins chier, il faut l'apparence de Windows 7, c'était la dernière fois que c'était jolie, depuis c'est de la merde (j'ai du payer pour StartAllBack).
6  0 
Avatar de DjDeViL66
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 22:54
Si les gens en ont marre de windows à juste titre, il y a Linux qui fonctionne de mieux en mieux plus il y aura d'utilisateur plus on développera sur Linux et mieux ça sera pour l'IT de manière générale.

Je sais lorsqu’on achète un pc généralement laptop c'est windows ou mac mais voilà de voir des initiatives comme celui-là:

https://linuxshop.fr/

Même Nvidia investit doucement mais sûrement dans linux, le geforce now est dispo depuis peu sous Linux (je crois en beta), les drivers deviennent meilleur et pas mal de correction de bugs donc c'est la bonne direction .

Moi j'aimais bien windows 7 il fonctionnait au poil et consommait peu mais une fois un linux qui fonctionne au poil plus envie de revenir sur windows même rebooter dessus la flemme avant j'avais un dual boot sur le nvme mais comme une mis à jour de windows 11 peut nicker le boot, je l'ai mis tout seul sur un ssd à lui comme ça gain de place il ne peut plus me casser le boot de démarrage je sais on peut réparer avec boot repair mais bon adieu windows

Attendez windows 12 n'était pas justement basé que sur l'IA avec un cpu ayant un npu sinon pas de windows 12 avec 40 à 50 TOPS délivrer par le NPU sans pouvoir utiliser un gpu parce que c'est de l’obsolescence fonctionnelle et plus programmée

C'était une rumeur je ne sais pas si c'est vrai
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Avatar de FlorentGDG
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 11:32
Quand on voit qu’ils l’ont même intégré dans le bloc-notes… Comment ne pas saturer ?
4  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 9:57
En résumé... microsoft n'a pas voulu prendre en compte les désirs de leur utilisateurs...

Les grands stratèges de microsoft auraient dû prendre la peine de lire le chapitre 1 du livre "la vente pour les nuls" qui dit: Le client est roi!
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Avatar de olaxius
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 14:32
Dans le panneau des paramètres pour y suggérer des configurations.
Oh putain con ça rigole pô ...
Trop drole
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Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 30/03/2026 à 14:26
Des nouvelles du contrôle qualité chez windows update :
Retirée en 2 heures : l'incroyable échec de la dernière mise à jour Windows 11



2  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 22:56
Citation Envoyé par _toma_ Voir le message
Des nouvelles du contrôle qualité chez windows update :
Retirée en 2 heures : l'incroyable échec de la dernière mise à jour Windows 11
Force est de constater que microsoft a totalement perdu le contrôle de son OS Win11.

Ils peuvent faire les promesses qu'ils veulent, aveuglés par leur IA, ils ont complètement perdu la tête et ont en réalité complètement détruit l'OS à force de vouloir insérer de l'IA dans chaque recoin...

Tout développeur qui se respecte sait déjà qu'ils seront dans l'incapacité de revenir en arrière et de fiabiliser Win11...

Le seule solution est de tout jeter et de reprendre l'OS dans l'état où il était avant de commencer avec leur merde d'IA... Sinon, la situation ne sera jamais stabilisée!

Perso, je suis très content d'avoir bloqué Win11 dans sa version 23H2, la version "la moins pire" (et non "la meilleure" avant leur dérives à la sauce IA...
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Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 02/04/2026 à 14:47
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Selon comment on regarde, tout va bien.
Admettons que le cours de l'action Microsoft soit aujourd'hui à 369 USD, le 17 avril 2025 elle était à 367 USD.

Certes si tu regardes tous les jours ça bouge beaucoup, si tu prends du recul ça bouge beaucoup moins.
Les médias en lien avec l'économie et la finance vont faire 25 articles "Oh purée, l'action de Microsoft augmente vite" et après 5 articles "Oh mon Dieu, l'action de Microsoft est en train de couler comme on a jamais vu ça".
Ça doit intéresser ceux qui investissent en bourse mais qui sont à fond sur le qui-vive. (un article "l'action a monté fort pendant 1 an puis elle est redescendue" intéresserait moins de monde)

Si l'action Microsoft passe en dessous de 200 USD là on pourra commencer à trouver ça un peu grave.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Windows et Office ont longtemps bénéficié d'une fidélité client inégalée. Mais ces piliers sont-ils encore solides ?
Ouais.
Ces logiciels vont dominer encore un moment.
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