IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre : après avoir perdu son marché militaire ,Claude est désormais préféré à ChatGPT chez 70 % des nouveaux clients professionnels

Le , par Stéphane le calme

19PARTAGES

8  0 
En l'espace de quelques semaines, Anthropic a réussi ce qu'aucun analyste n'anticipait : devenir le fournisseur d'IA de référence pour les entreprises qui découvrent le secteur, surpassant OpenAI avec près de 70 % des nouvelles souscriptions professionnelles. Derrière cette percée se trouve une équation paradoxale : un affrontement public avec le Pentagone, le rejet des publicités intégrées à l'interface, et une posture éthique qui, dans un marché saturé de benchmarks techniques quasi identiques, s'est transformée en avantage concurrentiel inattendu.

La société de gestion des dépenses professionnelles Ramp, dont l'indice mensuel sert de thermomètre à l'adoption de l'IA par les entreprises américaines, a publié début mars des données qui ont fait l'effet d'une douche froide pour OpenAI. En février 2026, 24,4 % des entreprises utilisant la plateforme Ramp paient désormais pour Anthropic, contre une sur vingt-cinq il y a un an à peine. Dans le même temps, les abonnements professionnels à Claude ont progressé de 4,9 % en un seul mois, tandis que la part de marché d'OpenAI reculait de 1,5 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis que Ramp a commencé à suivre ces données.

Le chiffre le plus éloquent est sans doute celui-ci : parmi les entreprises s'équipant en IA pour la première fois, Anthropic remporte désormais environ 70 % des arbitrages face à OpenAI, une inversion totale par rapport aux tendances observées tout au long de 2025. OpenAI conserve la première place en volume absolu avec 34,4 % de parts de marché contre 24,4 % pour Anthropic, mais l'écart se resserre à une vitesse qui préoccupe visiblement les équipes commerciales de l'entreprise de Sam Altman. OpenAI révise d'ailleurs actuellement sa stratégie pour se concentrer davantage sur la vente de services aux entreprises et aux développeurs, précisément les marchés où Anthropic prospère.

L'affaire du Pentagone : une rupture publique aux effets boomerang

Pour comprendre ce basculement, il faut remonter à janvier 2026, lorsque le secrétaire à la Défense Pete Hegseth diffuse une note de stratégie IA imposant à tous les contractants du Département de la Guerre, la nouvelle dénomination officielle du Pentagone sous l'administration Trump, d'accepter un usage de leurs modèles pour « toutes fins légales », sans restriction propre aux éditeurs. OpenAI, Google et xAI, dont les modèles sont déployés dans des environnements non classifiés, ont tous accepté de lever pour le militaire les garde-fous applicables aux utilisateurs civils. Anthropic, seule entreprise à avoir déployé Claude sur des réseaux classifiés via un partenariat avec Palantir, a refusé.

Les deux lignes rouges qu'Anthropic refusait de franchir étaient la surveillance de masse des citoyens américains et le déploiement d'armes entièrement autonomes, deux domaines où la fiabilité des systèmes d'IA actuels est jugée insuffisante. Le ton est rapidement monté. Hegseth a présenté à Dario Amodei un ultimatum : accepter les conditions ou voir le contrat de 200 millions de dollars résilié, accompagné d'une désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », une classification normalement réservée aux entreprises liées à des adversaires étrangers comme la Russie ou la Chine.

La réponse d'Amodei, publiée dans un long billet le 27 février, n'a pas cédé d'un pouce. Il a notamment relevé la contradiction inhérente aux menaces du Pentagone : « L'une nous étiquette comme risque de sécurité ; l'autre considère Claude comme essentiel à la sécurité nationale. » Sur le fond technologique, Amodei a maintenu que les systèmes d'IA actuels sont loin d'être suffisamment fiables pour contrôler des armes entièrement autonomes. Dans ce contexte, Anthropic a tout de même assoupli son document de référence en matière de sécurité : la version 3.0 de sa politique de déploiement responsable, publiée le 24 février, présente des garde-fous rédigés de manière plus large, ouvrant la porte à davantage d'interprétations.

Le dénouement a pris une tournure kafkaïenne : le Département de la Guerre a utilisé des services Anthropic pour des frappes en Iran le lendemain même de la désignation d'Anthropic comme risque pour la chaîne d'approvisionnement. La question de savoir si Anthropic constitue une menace pour la sécurité nationale ou un outil indispensable à celle-ci n'a toujours pas reçu de réponse officielle cohérente.


La vertu comme fossé concurrentiel

Ara Kharazian, économiste chez Ramp, tire une conclusion contre-intuitive de ces données : dans un marché où les performances techniques des modèles frontaux convergent rapidement, c'est la culture d'entreprise, et non les benchmarks, qui crée de la différenciation....
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de FlorentGDG
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 11:32
Quand on voit qu’ils l’ont même intégré dans le bloc-notes… Comment ne pas saturer ?
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 9:57
En résumé... microsoft n'a pas voulu prendre en compte les désirs de leur utilisateurs...

Les grands stratèges de microsoft auraient dû prendre la peine de lire le chapitre 1 du livre "la vente pour les nuls" qui dit: Le client est roi!
2  0 
Avatar de olaxius
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 14:32
Dans le panneau des paramètres pour y suggérer des configurations.
Oh putain con ça rigole pô ...
Trop drole
1  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 20:21
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA va-t-il porter ses fruits à long terme ? Pourquoi ?
Personne ne peut savoir, c'est de l'aléatoire complet.
Est-ce que l'IA sera un jour rentable ?
Est-ce que Microsoft aura un lien avec la solution qui va dominer toutes les autres ?

La probabilité que Microsoft soit gagnant est faible, mais tout est possible.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
S'agit-il d'un signe que la bulle de l'IA commence à se résorber ou que l'ère des logiciels à forte marge est révolue ?
Non, pas du tout, ça n'a strictement rien aucun lien.
De toute façon ça ne changera rien, Microsoft va continuer d'investir à fond dans l'IA. (Ce serait vraiment très surprenant que la tête de Microsoft change d'avis)

Par contre ça montre que les gens ne croient pas en l'IA.
Quand une entreprise dit "on va investir à fond dans l'IA" les investisseurs se disent "cette entreprise investit dans n'importe quoi, il faut rapidement qu'on se débarrasse de nos actions".

Personne ne croit en l'IA, sauf les gens qui peuvent investir 100 milliards de dollar dans son développement.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Microsoft est tiraillé entre l'IA et l'exigence d'un Windows stable. Quel est le choix le plus pertinent qui s'offre à Microsoft ?
Les gens ne veulent pas d'IA dans leur OS.
Il faut virer tout ce qui est en lien avec l'IA dans Windows.
Il faut faire un Windows qui consomme moins de ressource, qui ne propose aucune fonctionnalité IA, qui est compatible avec les cartes mères sans histoire de TPM 2.0, Secure Boot, NPU et toutes ces conneries.
Des utilisateurs s'en foutent de ces histoires là, donc laissez les tranquille.

Les entreprises seront à fond dans le TPM 2.0 et tout ça.

Il faut un Windows qui consomme moins de RAM et qui fassent moins chier, il faut l'apparence de Windows 7, c'était la dernière fois que c'était jolie, depuis c'est de la merde (j'ai du payer pour StartAllBack).
1  0 
Avatar de DjDeViL66
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 22:54
Si les gens en ont marre de windows à juste titre, il y a Linux qui fonctionne de mieux en mieux plus il y aura d'utilisateur plus on développera sur Linux et mieux ça sera pour l'IT de manière générale.

Je sais lorsqu’on achète un pc généralement laptop c'est windows ou mac mais voilà de voir des initiatives comme celui-là:

https://linuxshop.fr/

Même Nvidia investit doucement mais sûrement dans linux, le geforce now est dispo depuis peu sous Linux (je crois en beta), les drivers deviennent meilleur et pas mal de correction de bugs donc c'est la bonne direction .

Moi j'aimais bien windows 7 il fonctionnait au poil et consommait peu mais une fois un linux qui fonctionne au poil plus envie de revenir sur windows même rebooter dessus la flemme avant j'avais un dual boot sur le nvme mais comme une mis à jour de windows 11 peut nicker le boot, je l'ai mis tout seul sur un ssd à lui comme ça gain de place il ne peut plus me casser le boot de démarrage je sais on peut réparer avec boot repair mais bon adieu windows

Attendez windows 12 n'était pas justement basé que sur l'IA avec un cpu ayant un npu sinon pas de windows 12 avec 40 à 50 TOPS délivrer par le NPU sans pouvoir utiliser un gpu parce que c'est de l’obsolescence fonctionnelle et plus programmée

C'était une rumeur je ne sais pas si c'est vrai
0  0