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Des milliers de PDG admettent que l'IA n'a eu aucun impact sur l'emploi ou la productivité
Ce qui conduit les économistes à ressusciter un paradoxe vieux de 40 ans

Le , par Stéphane le calme

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Des milliers de PDG admettent que l'IA n'a eu aucun impact sur l'emploi ou la productivité,
ce qui conduit les économistes à ressusciter un paradoxe vieux de 40 ans

Malgré des centaines de milliards de dollars investis et un discours techno-optimiste omniprésent, une vaste étude du National Bureau of Economic Research auprès de près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie révèle que neuf entreprises sur dix n'ont observé aucun gain de productivité ni aucun effet sur l'emploi grâce à l'IA au cours des trois dernières années. Un constat qui renvoie les économistes à un déjà-vu troublant : le paradoxe de productivité formulé en 1987 par le prix Nobel Robert Solow au sujet de l'informatique. Histoire d'une promesse qui tarde à tenir.

Les chiffres ne prêtent guère à l'optimisme béat que distillent les conférences tech et les rapports annuels. L'étude du NBER, qui a interrogé près de 6 000 cadres dirigeants (PDG, directeurs financiers et autres membres de la haute direction) dans des entreprises de tailles variées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie, livre quatre enseignements majeurs : 69 % des entreprises utilisent activement l'IA ; plus des deux tiers des dirigeants y recourent au quotidien, mais pour seulement 1,5 heure par semaine en moyenne ; neuf dirigeants sur dix signalent un impact nul sur l'emploi et la productivité au cours des trois dernières années ; et pourtant, ces mêmes dirigeants anticipent des effets substantiels pour les trois prochaines années, tablant sur une hausse de la productivité de 1,4 %, une augmentation de la production de 0,8 % et une réduction de l'emploi de 0,7 %.

Ce fossé entre le vécu opérationnel et les projections futures constitue peut-être la donnée la plus révélatrice de toute l'étude. Les entreprises savent, ou croient savoir, que la révolution va venir, elles ne la voient tout simplement pas encore dans leurs chiffres. Un quart des répondants déclarent ne pas utiliser l'IA du tout dans leur cadre professionnel, et parmi ceux qui l'utilisent, les usages se concentrent sur la génération de texte à l'aide de grands modèles de langage, la création de contenu visuel et le traitement de données par apprentissage automatique.

Le tableau se précise quand on le croise avec d'autres études récentes. Une enquête de PwC auprès de plus de 4 500 dirigeants a révélé que plus de la moitié ne constatait ni hausse des revenus ni réduction des coûts. Une étude de Deloitte a montré que 74 % des organisations souhaitent que leurs initiatives IA stimulent leurs revenus, mais que seulement 20 % y sont parvenues. Même au sein de Microsoft, l'embarras est palpable : Jared Spataro, responsable des efforts d'IA au travail chez l'éditeur, a reconnu avoir du mal à mettre en évidence le retour sur investissement de Copilot, en raison de la difficulté à traduire le travail de la connaissance en indicateurs financiers directs.


Le retour du paradoxe de Solow

Pour qui connaît l'histoire de l'informatique, le tableau n'est pas sans rappeler une époque révolue, ou du moins, que l'on croyait révolue. En 1987, l'économiste Robert Solow formula une observation lapidaire sur le ralentissement de la révolution informatique : alors que l'avènement des transistors, microprocesseurs, circuits intégrés et puces mémoire des années 1960 avait suscité des attentes immenses en termes de gains de productivité, la croissance de la productivité avait en réalité chuté, passant de 2,9 % entre 1948 et 1973 à seulement 1,1 % après 1973. Sa formule, restée célèbre, résume le paradoxe : « On peut voir l'ère de l'ordinateur partout, sauf dans les statistiques de productivité. »

Quarante ans plus tard, Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo, ressort la citation pour l'appliquer à l'IA : « L'IA est partout, sauf dans les données macroéconomiques. On ne la voit pas dans les chiffres de l'emploi, de la productivité, ni dans ceux de l'inflation. » Il précise qu'en dehors des sept grandes capitalisations technologiques américaines, il n'existe aucun signe d'impact de l'IA sur les marges bénéficiaires ni sur les prévisions de résultats.

La Réserve fédérale de Saint-Louis a certes observé une hausse cumulative de la productivité de 1,9 % depuis l'introduction de ChatGPT fin 2022. Mais une étude du MIT publiée en 2024 par le prix Nobel Daron Acemoglu aboutit à une estimation bien plus modeste : une augmentation de la productivité de 0,5 % sur la prochaine décennie. Acemoglu lui-même tempérait l'interprétation pessimiste de ce chiffre : « Je ne pense pas qu'il faille minimiser 0,5 % sur dix ans. C'est mieux que zéro. Mais c'est simplement décevant au regard des promesses formulées par l'industrie et le journalisme tech. »

Le paradoxe de Solow n'était d'ailleurs pas définitif. Le boom informatique des années 1970 et 1980 a fini par déboucher sur une poussée de productivité dans les années 1990 et au début des années 2000, avec une hausse de 1,5 % de la croissance de la productivité entre 1995 et 2005, après des décennies de stagnation. La question est donc moins de savoir si l'IA produira ses effets, que de savoir combien de temps il faudra attendre et à quel prix.

Entre méfiance des salariés et surcharge cognitive

Si les PDG ne voient pas encore l'IA dans leurs indicateurs, les salariés, eux, ont leur propre explication. Le baromètre mondial des talents 2026 de ManpowerGroup, conduit auprès de près de 14 000 travailleurs dans 19 pays, révèle que si l'utilisation régulière de l'IA a progressé de 13 % en 2025, la confiance dans l'utilité de la technologie a simultanément chuté de 18 %. Adopter un outil que l'on ne croit pas fiable n'est pas une recette pour gagner en efficacité.

À cette défiance s'ajoute un phénomène documenté par le Boston Consulting Group : « l'IA brain fry », ou saturation cognitive induite par un usage excessif des outils d'IA. Dans une enquête menée auprès de 1 488 salariés américains à temps plein, les répondants signalent une hausse de leur productivité lorsqu'ils utilisent trois outils d'IA ou moins, mais une chute de leur productivité perçue lorsqu'ils en utilisent quatre ou plus, accompagnée de brouillard mental et d'un surcroît de petites erreurs. La promesse d'un assistant cognitif universel se heurte ici à une réalité physiologique élémentaire : la capacité d'attention est une ressource limitée, et la multiplication des outils la fragmente au lieu de l'amplifier.

Une recherche distincte du MIT révèle que 95 % des projets pilotes d'IA en entreprise n'ont pas réussi à dégager des gains de productivité mesurables. Ce taux d'échec, combiné à la méfiance des utilisateurs finaux et à la saturation cognitive, dresse un tableau fort différent des promesses martelées sur les scènes des grandes conférences mondiales.

Les dissidences : le cas IBM et la thèse de la courbe en J

Face à ce tableau sombre, certains dirigeants tirent des conclusions contre-intuitives. Chez IBM, la réponse à l'IA n'est pas de licencier, mais au contraire d'embaucher davantage de jeunes talents. La directrice des ressources humaines de la firme a indiqué que le géant informatique allait tripler ses recrutements de jeunes diplômés, au motif que si l'IA peut automatiser certaines tâches d'entrée de gamme, supprimer ces postes créerait un vide dans le vivier des futurs managers intermédiaires, fragilisant à terme le pipeline de leadership de l'entreprise. Une logique à contre-courant du récit dominant sur la substitution technologique.

L'économiste Erik Brynjolfsson, directeur du Digital Economy Lab de Stanford, offre quant à lui une lecture plus optimiste des données récentes. Il observe que le PIB américain du quatrième trimestre progressait à un rythme annualisé de 3,7 %, malgré une révision à la baisse des créations d'emplois à 181 000 (un découplage entre croissance économique et création d'emplois qui, selon lui, suggère une poussée de productivité). Sa propre analyse indique une hausse de la productivité américaine de 2,7 % l'an dernier, qu'il attribue à une transition entre la phase d'investissement et la phase de récolte des bénéfices de l'IA.

Slok, lui, parle d'une « courbe en J » : une dégradation initiale des performances avant un rebond exponentiel. Il estime que l'avenir de la productivité générée par l'IA dépendra de la capacité des entreprises à réellement intégrer la technologie dans leurs flux de travail. « Du point de vue macroéconomique, la création de valeur n'est pas le produit lui-même, mais la façon dont l'IA générative est utilisée et mise en œuvre dans les différents secteurs de l'économie. »

Cette observation renvoie dos à dos deux illusions symétriques : celle qui consiste à croire que l'achat d'une licence Copilot ou ChatGPT Enterprise transforme automatiquement une organisation, et celle qui consiste à conclure, trop vite, que l'IA ne tient pas ses promesses. La réalité est plus prosaïque : les gains existent à l'échelle individuelle et de certaines tâches, mais la chaîne de transmission vers la productivité organisationnelle mesurable reste, pour l'heure, défaillante.

L'écart qui dérange : dirigeants contre salariés

L'une des tensions les plus révélatrices de l'étude NBER tient dans la divergence de prévisions entre dirigeants et salariés. Les hauts cadres anticipent une réduction de l'emploi de 0,7 % dans leurs entreprises sur les trois prochaines années, ce qui représenterait, à l'échelle des économies concernées, environ 1,75 million d'emplois supprimés. Les salariés, de leur côté, prévoient une hausse de l'emploi de 0,5 % sur la même période. Deux lectures radicalement opposées d'un même horizon technologique et une source potentielle de conflits sociaux si les arbitrages se font sans concertation.

Le co-auteur de l'étude, l'économiste de Stanford Nicholas Bloom, a rappelé que les grandes technologies prennent en général plus d'une décennie pour produire un véritable impact économique mesurable. L'histoire lui donne raison : il a fallu attendre les années 1990 pour que les investissements informatiques massifs des années 1970-1980 se traduisent en gains de productivité tangibles dans les statistiques nationales. Mais dans un secteur où les cycles d'investissement se mesurent en trimestres et les attentes des marchés en semaines, la patience a un coût.

L'IA n'est peut-être pas en panne. Elle est peut-être, tout simplement, dans la même position qu'un ordinateur en 1987 : omniprésente dans les discours, invisible dans les chiffres, et sur le point, peut-être, de changer durablement la donne. Peut-être.

Sources : Étude du National Bureau of Economic Research, Robert Solow

Et vous ?

Si neuf entreprises sur dix n'observent aucun gain de productivité après trois ans d'adoption de l'IA, à quel moment les conseils d'administration devraient-ils revoir leur stratégie d'investissement et sur la base de quels indicateurs concrets ?

L'écart de prévisions entre dirigeants (qui anticipent des suppressions d'emplois) et salariés (qui anticipent des créations) révèle-t-il un déficit de communication interne, ou traduit-il des intérêts structurellement opposés dans le déploiement de l'IA ?

La comparaison avec le paradoxe de Solow est-elle réellement pertinente, ou constitue-t-elle un alibi commode pour reporter indéfiniment la démonstration de valeur de l'IA ?

Le phénomène de « saturation cognitive » documenté par le BCG remet-il en cause la stratégie des éditeurs qui multiplient les outils d'IA intégrés, ou est-ce un problème de conduite du changement que les entreprises peuvent résoudre par la formation ?

Dans votre propre environnement professionnel, l'IA a-t-elle modifié de façon mesurable votre productivité individuelle et si oui, cela s'est-il traduit par un gain collectif pour votre équipe ou votre organisation ?

Voir aussi :

Plus les entreprises investissent dans l'IA, plus leurs employés y perdent du temps : les patrons voient la révolution, les salariés perdent 51 jours par an à corriger ses erreurs, selon une enquête

IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis aux dirigeants ? Une enquête indique que la majorité des PDG déclarent ne pas en tirer de bénéfices financiers

J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA : il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuel pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 14:51
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Je self-host sur un raspberry pi, je vais bossé en vélo élèctrique, j'ai mis des panneau solaire, je continue à chercher mes images au lieu de les générer, je rédige mes textes moi même, quite à ce qu'ils soient bourré de fautes, et je me sert du vaste truc spongieux que j'ai entre mes 2 oreils et qui fait à peu près la même chose qu'un datacenter de 20GW mais en consommant l'energie d'une tartine de nutela.

D'ailleur j'ai la dalle maintenant
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 17:21
à toutes et tous,

Etant de la génération qui a connu les débuts de la révolution informatique, je vois également un // avec la révolution IA.

Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".

Et comme il est "facile" de "générer" du papier ou des "documents" via l'informatique, on se retrouve avec 24 pages A4 pour expliquer ci "une facturation", ci "une inscription", etc alors qu'une fiche en carton et et un crayon est juste ce dont on aurait besoin si la "procédure" avait été analysée et "modifiée". Avant d'informatiser, il aurait fallu mieux définir et simplifier nombre de ces "procédures" AVANT d'éventuellement les "informatiser". L'informatique a été mal utilisée bien souvent pour ne rien remettre en cause dans tout un fatras de domaines.

Un exemple. Pourquoi "informatiser" une petite bibliothèque d'un "petit village" ? Au lieu d'un bon bibliothécaire, on se retrouve face à une "personne" qui est "derrière" son écran, et la fiche "papier" de mon "enfance" est maintenant un réseaux d'ordinateurs qu'il faut acheter, installer, maintenir, etc... Il n'y a là aucune simplification, mais bien une complexification inutile.

Alors, entre ce qui a été complexifié et ce qui n'a pas été simplifié, il n'est pas étonnant que le ressenti d'une "amélioration" quelconque, à quel niveau que ce soit.

Et il me semble que c'est un peu pareil avec l'IA. On l'utilise pour faire ce qu'on faisant avant "autrement", mais sans remettre en cause le "pourquoi" ces choses étaient faites ainsi. On a jamais utilisé autant de "papier" que depuis les débuts de l'informatiques, ni autant d'électricité que depuis les débuts de l'IA...

BàV et Peace & Love.
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 11:12
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi.
Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin.
Il y a 15 ans, on faisait pareil avec des Indiens. On écrivait les tests d'acceptance, on envoyait tout ça en Inde et ils nous renvoyait le code avec tous les tests vert. Ceux qui ont connu cette époque savent très bien comment ça s'est fini...
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Avatar de xmornard
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:33
Comme l'avait fait remarqué un auteur apocryphe du 19ème siècle, « Pendant la ruée vers l’or, ce n’est pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches…. »
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 16:16
re calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
1) je ne sais pas ce que promettent les acteurs ia, je m'en moque. L'important c'est que leurs outils m'apporte une valeur ajouté, c'est le cas. J'ai connu un grand boom technologique en fin d'année avec les nouveaux modelé (opus 4.6, gemini 4 pro...), il est très probable que ces modèles continue de s'améliorer et augmente la productivité.
Il y'a les ia orienté cybersécurité qui arrivent qui vont pouvoir je l’espère d'ici cette année compléter notre ci/cd sécurité (sonarqube, CheckMarx, DEFECTDOJO) et nous remonter plus de bug/problème de sécurité.
Mais tu as bien raison de t'en moquer, cette remarque était "juste" pour enfin entendre que l'IA n'apporte pas les promesses données. Et que tout calcul de productivité (faut-il, faut-il pas utiliser l'IA), doit tenir compte de la réalité. Si on investi et que l'on espère 120% de ROI, ça change la donne si ce ROI est de 30%. Je suppose que tu es d'accord avec ça ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
2) la productivité est mesuré par rapport aux taches jira et bugs remonté. L'ia nous a permis de faire plus de taches, plus vite et de réduire les bugs.
Ok, mais cette productivité accrue de 30% dans ton cas, elle a aussi un coût pour l'entreprise. L'IA n'est pas gratuite, et les coûts ne vont faire que de monter, car pour le moment, les boîtes derrière l'IA, elle perdent 3$ pour 1$ de rentrée, ça ne peut pas tenir sur le long terme. As-tu conscience de cela ? Tu vas me dire que tu as pû virer des membres, mais cela compense-t-il le coût de l'IA ?

Je ne parle pas de la grosse majorités des autres cas où le déploiement de l'IA où le ROI est quasi nul, si pas une perte.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
3) je sais pas, ma boite m'a augmenté cette année et ca compense largement l'inflation... qui est resté assez faible à Singapour en plus. Le prix de l'eau, de l’électricité et mes billets d'avions restent très abordable. J'aimerais bien aller skier a Aspen en fin d'année, regardant les prix des billets sur un long courrier je suis passé de 700€ le billet d'avion à 740 pour se trajet...c'est rien du tous. Pour l'eau ou l’électricité on manque de rien, malgré la forte industrie lourde qu'a Singapour dans les semi conducteur par exemple. Le gouvernement à su construire les infrastructures nécessaire du monde moderne et pas rester dans la misère.
Que l'Europe est mal dirigée, c'est une certitude. Tu ne ressens pas l'inflation, tant mieux pour toi. On verra dans qlq temps comment cette histoire va finir.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
4) je ne sais pas de quoi tu parles, j'utilise l'ia car elle m'apporte de la valeur ajouté, je paye une entreprise qui crée et déploie son modèle. C'est un service que ma boite paye car on est tous satisfait de ce service. Tous le monde est content dans l'histoire. C'est comme payer des licences Windows, office, ou une base de donné managé comme mongo atlas.
Je suis étonné que tu ignore cela. Un exemple, lors de la crise de 2008, c'est l'état qui a "trinqué" pour "sauver" des banques. Et l'Etat, c'est "nous". Donc qd elles gagnent du pognon, on en voit pas la couleur, mais lorsqu'elles en perdent, c'est à "nous" de les "sauver".

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
5) la dette technique est bien surveillé de notre coté, l'ia ne l'a pas fait augmenté (ni réduire)
Je te crois sur parole. L'avenir, personne ne sais le deviner. Mais si la boîte dont tu utilise les outils disparaît, là il y aura certainement une dette technique invisible actuellement.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Nous, on ne sais rien y faire, tout comme toi. Cela relève de la politique, donc du court terme. Il faut bien promettre la lune pour avoir des électeurs.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le monde change. Certaines industries disparaissent, d’autres émergent. Des régions se développent, d’autres déclinent. Ça s’appelle l’évolution économique et technologique. Ils vont devoir s’adapter, comme tout le monde : changer de région, de métier, se former, évoluer… ou rester sur le quai pendant que le train avance.
Oui, le monde change et a toujours changé. Là n'est pas la question. La question c'est "est-ce que l'IA est pèrenne" ? P'têt bien qu'oui, p'têt bien qu'non...

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et puis votre vision romantique des “pauvres victimes sacrifiées à l’IA” est un peu ridicule. Le numérique, l’industrie, l’énergie, les infrastructures : tout consomme des ressources. Votre confort quotidien aussi. Mais bizarrement, là, ça ne semble pas vous empêcher de dormir. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Et le progrès n’a jamais demandé la permission aux nostalgiques.
On est au courant, on fait avec, on ne l'a pas voulu.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je sais très bien que mon smartphone existe en partie grâce à des gamins qui crèvent dans des mines au Congo pour extraire le cobalt de la batterie, que mes fringues sont fabriquées dans des ateliers sordides au Bangladesh, que mes colis “livrés en 24h” reposent sur des types sous-payés qui se flinguent la santé dans des entrepôts, et que même les énergies “vertes” nécessitent des métaux rares extraits dans des conditions souvent dégueulasses.
Tu vois "eux" n'ont pas la "possibilité" de déménager, de "changer" de métier. Tout le monde ne part pas avec les même "chances" dans la vie. Tu as "TOI" eu cette possibilité, tu en a profiter pour toi et ta famille, tu as raison, mais moins de mépris pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, ça tu peux le faire, non ? "TES" solutions yaka/foucon sont inadaptées au 90% pour lesquelles tu affiche un méprit qui n'est peut-être pas nécessaire, ne trouve-tu pas ?

Si on épuise les méteaux rares, on sera dans la m.... lorsqu'on en aura besoin pour des choses plus importante que de changer de smartphone tout les 2 ans. PS: je n'ai pas de smartphone, et ne suis sur aucun "réseau sociaux", non pas pour "sauver la planète", mais parce que se sont des "outils" qui font des ravages également. A cause d'eux, l'instantané est devenu la règle, et il faut du recul pour prendre de bonnes décisions. Mais ce n'est que mon avis.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
J'ai appris à n'en avoir plus rien a foutre car le systeme économique mondial fonctionne ainsi, je ne pourrais pas changer le systeme, je peux juste me débrouiller pour l'exploiter, en profiter moi et en faire profiter ma femme et mes enfants. Il y'a même des camps de pauvres à Singapour parqué comme des animaux et ne devant pas côtoyer les gens comme moi, je m'en fou, je vais pas les aider, je ne suis pas Jésus à tendre l'autre joue et contrairement à lui je ne vais pas ressusciter si l'état ou je suis me condamne à mort.
Oui, la "mondialisation" est un carnage pour beaucoup, une chance pour certains (peu), et ni toi ni moi ne pouvons rien y faire. Tout le monde fait passer sa famille en premier, tu as bien raison, mais au lieu de dire que "tu t'en fout", tu pourrait dire "c'est triste pour eux, mais je ne peut rien y faire". Si tu réussi si bien, les aider c'est pas donner ta maison, mais faire un peu de philanthropie. Y'a pas que le fric dans la vie.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
La grande force du monde moderne c'est qu'il est très facile d’être dans sa propre bulle et de ne pas voir d’autres perspectives dans nos interactions quotidiennes. Ca évite de voir toutes ces choses malheureuse et de vivre en les ignorant et en profitant de notre belle vie. Je vais vous choquer mais de la même manière que beaucoup d'habitants des villes ne savent même pas que les étoiles existent, beaucoup ne réalisent même pas que les sans-abri existent
Si, la majorité sait cela (mais ne peut rien y faire), certains compatissent, d'autres "chient" sur eux (inutilement, sauf a se réjouir du malheur des autres, mais ce n'est pas ton cas je suppose), mais la minorité qui se partage le gros du gâteau (qui eux pourraient changer ce "système") fait semblant de ne pas le voir, ou plutôt ferment les yeux, touche leur pot de vin, leur famille d'abord...

Bref, je pense que tu es assez malin pour te rendre compte que tes propos sont parfois "déplacé" et que rien que les modérer un peu rendrait les discussions plus constructives, en s'attaquant plus au fond qu'à la forme. Si, si, tu le sais ;-)

BàT, à ta famille, à ton avenir. Et Peace & Love.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 10:54
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Pour moi les promesses sont concrète et chaque jours, pas dans ces proportions, mais je dirais que l'ia nous fait gagner 30% de productivité en plus.
  • C'est tout de même 4x moins qu'annoncé par les acteurs de l'IA.
  • Comment est calculée ce gain de productivité de 30% ?
  • Ces gains sont-ils en rapport avec le désastre (utilisation d'eau, d'électricité) causé par cette utilisation, désastre qui sera évidemment comme toujours supporté par "les autres", c'est à dire Monsieur et madame "Tout Le Monde", via des hausses de prix, voir des pénurie d'eau.
  • Cela a toujours été ainsi : privatisation des bénéfices, mutualisation des pertes.
  • La "Dette Technique" est un "coût" cacher qui explosera un jour, est-il présent dans le tableau excell ?


La seule chose de bien avec l'IA, c'est qu'elle démontre que l'on paye grassement des PDG qui ne méritent pas le 100ième de leur salaire et parachute doré.

Tu es peut-être un des rares qui tirent profit de l'IA. Mais l'article démontre bien qu'en l'état, l'IA est un puit sans fond. Quand aux 'promesses' de l'IA, c'est comme les voitures autonomes qui tournent en rond... et elle n'engage que ceux qui y croient.

Lors d'un précédent message, tu n'a répondu qu'a 1/5 des questions, pourquoi ? La réponse à ces questions tu ne les avais pas, étaient-elles peut-être négatives dans ton récit de l'IA Joyeuse, ou n'avais-tu simplement pas envie de perdre ton temps pour répondre au béotien que je suis ?

Mais tant mieux si tout va bien pour toi, vraiment, je ne souhaite du mal à personne,
mais les autres (dont tu ne semble pas te soucier) vont mal ou vont avoir très mal.

Plus dure sera la chute. Tu es peut-être assis sur une bombe te donnant 30% de gain de productivité sans vouloir le voire. je ne sais pas, je ne te le souhaite pas.

BàT et Peace & Love.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:05
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Ensuite c'est que tu es toujours pas à jours dans l'ia, aujourd'hui les sites web et apps se font référencer dans les outils ia et adapte leurs contenus pour l'ia !
1. Le référencement d'un site web par l'IA ne sert strictement à rien à l'entreprise propriétaire du site. Pourquoi? L'IA de Google puise une info sur un site web sans demander l'autorisation à ses auteurs; Info qui peut ne pas avoir la moindre importance ou relation avec les activités ou les produits que la société cherche à commercialiser via son site web

2. Google a juste "l'élégance" de mentionner le site où elle a volé l'information (on parle bien d'un vol de données puisque que copié et utilisé commercialement sans autorisation). La mention en question sert simplement de para-tonnerre à Google en cas de plainte en justice pour permettre l'argument "on ne peut pas nous accuser d'avoir volé les données, on mentionne les auteurs"

3. En réalité, cette mention de l'origine de l'info n'apporte pas le moindre visiteur sur le site web à l'origine de l'info pour la bonne et simple raison que le 99,99% de ceux qui ont fait une recherche Google se limitent à la réponse de l'IA... Moi, le premier!!!!
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 18:56
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Donc 30-40% de salariés qui ne servaient à rien bien avant que l'IA fasse son apparition!!!

Donc votre argument, "avec l'introduction de l'IA, des sociétés ont licencié 30-40% des salariés sans que l'on constate une différence" ne tient tout simplement pas la route: Ce n'est pas l'IA qui fait le job de ces 30-40% de salariés, c'est tout simplement que ces 30-40% ne produisaient rien... pas plus avant l'IA que après l'IA

Et donc, dans vos exemples et comme l'indique la plupart des études, l'IA n'améliore pas la productivité de l'entreprise
Je plussoie Calvaire, il y a des boîtes où c'est hallucinant le nombre de personnes qui ne contribuent pas au résultats (baronnies internes avec leurs querelles de pouvoir, tâches mal définies, équipes sans mission pendant 1 an qui doivent s'inventer pour servir à quelque chose , couches délirantes de management) Pavel Durov dans son entrevue explique qu'avec un noyau d'ingénierie central de 40 personnes ils arrivent à faire mieux sur Telegram que Facebook avec ses dizaines de milliers d'employés, justement en simplifiant toutes les couches, en ne gardant que les gens sur-productifs et en automatisant tout.

Je connais quelqu'un dans une boîte où ils font leurs tests à la main avec des outils maison, parce qu'ils n'ont pas automatisé tout leur système de test. Ils embauchent du monde après bootcamp pour ça (des gens qui au final ne programment rien et dépriment au bout de quelques années).

Alors, ce n'est pas la faute à l'IA, mais quand l'IA arrive, il peut y avoir une restructuration en même temps et en fait ça passe en améliorant les tâches robotisables.

Ensuite, ça me semble malhonnête de dire qu'on ne peut pas gagner en productivité avec l'IA.
Par ex, comme dit calvaire, pour utiliser une lib mal ou pas documentée, l'IA peut lire tout le code et générer des exemples minimaux fonctionnels pour une tâche donnée à titre pédagogique et c'est bien pratique.

Pour générer du code pas original, avec un bon cadrage, ça passe. Tout le code n'est pas original.

Ensuite, je suis curieux de savoir ce que calvaire donne à ses agents : une spécification riche de ce qu'il veut ? (avec l'architecture du projet et du code, voire les prototypes des fonctions..., )? C'est la seule chose qui m'a donné un résultat correct (je n'ai pas accès aux offres commerciales d'IA haut de gamme).
(par correct, je veux dire un code à l'architecture compréhensible par moi puisque c'est encore moi qui l'ai faite ; versus le vibe coding qui me semble à proscrire autant pour la santé mentale que pour la qualité du code).
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 8:33
Bravo à cet analyste qui va à contre-courant du blabla ambiant de pseudo-experts de l'IA qui ont pris pour argent comptant les promesses des acteurs de l'IA de la Silicon Valley... Ceux-ci promettent que l'IA, c'est:

  • une augmentation de 120% de la productivité de l'entreprise
  • une diminution de 40% du nombre de salariés
  • une division par 2 du temps de création des nouveaux produits ou services


Ces promesses ne se sont jamais concrétisées dans la réalité jusqu'à ce jour quelque soit le domaine d'activité de l'entreprise!

Par contre, la gloutonnerie de ces acteurs de l'IA pour dépenser des milliards de dollars est avérée, elle!

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Ceci dit, pas sûr que Google soit le vrai gagnant au final ou alors un gagnant à la Pyrrhus (Pour ceux qui auraient gardé le nez sur leur smartphone pendant le cours d'histoire, Pyrrhus était un roi de l'Antiquité ayant obtenu une victoire sur les armées romaines avec des pertes catastrophiques pour lui et une "victoire à la Pyrrhus" désigne un succès obtenu à un coût si exorbitant qu'il équivaut quasiment à une défaite.).

En réalité, Google en introduisant l'IA à grande échelle est en train de scier la branche qui a fait sa fortune, le référencement de site internet! Qui va encore payer des sommes astronomiques pour de la pub alors que Google ne mentionne plus votre site internet???

Google est certes assis actuellement sur un tas de dollar, mais quand le tas n'est plus approvisionné et dans le même temps est siphonné par les dépenses stratosphériques liées à l'IA, la victoire sera amère...
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 10:46
Bientôt il y'a aura un modèle économique la dessus, il faudra payer pour que l'ia mettent en avant ta solution dans le chat. Comme payer pour être en avant sur google.
Pour une boutique en ligne, oui. L'important est qu'elle vende ses produit/service. Le trafic sur son site elle s'en fout.
Mais ennormément de site générateur de contenu (blog, journaux, forum, etc...) vivent du trafic arrivant sur leur site. Si l'utilisateur n'arrive pas sur leur site, ils n'ont pas de revenu. Donc ne générerons plus le contenu servant à entrainer les IA.

Google est en train de créer un checkpoint qui sera difficile de franchire. Plus aucune nouvelles données ne sera créé et à moyen terme, ça vas poser de très gros problèmes.
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