IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Des milliers de PDG admettent que l'IA n'a eu aucun impact sur l'emploi ou la productivité
Ce qui conduit les économistes à ressusciter un paradoxe vieux de 40 ans

Le , par Stéphane le calme

200PARTAGES

31  1 
Malgré des centaines de milliards de dollars investis et un discours techno-optimiste omniprésent, une vaste étude du National Bureau of Economic Research auprès de près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie révèle que neuf entreprises sur dix n'ont observé aucun gain de productivité ni aucun effet sur l'emploi grâce à l'IA au cours des trois dernières années. Un constat qui renvoie les économistes à un déjà-vu troublant : le paradoxe de productivité formulé en 1987 par le prix Nobel Robert Solow au sujet de l'informatique. Histoire d'une promesse qui tarde à tenir.

Les chiffres ne prêtent guère à l'optimisme béat que distillent les conférences tech et les rapports annuels. L'étude du NBER, qui a interrogé près de 6 000 cadres dirigeants (PDG, directeurs financiers et autres membres de la haute direction) dans des entreprises de tailles variées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie, livre quatre enseignements majeurs : 69 % des entreprises utilisent activement l'IA ; plus des deux tiers des dirigeants y recourent au quotidien, mais pour seulement 1,5 heure par semaine en moyenne ; neuf dirigeants sur dix signalent un impact nul sur l'emploi et la productivité au cours des trois dernières années ; et pourtant, ces mêmes dirigeants anticipent des effets substantiels pour les trois prochaines années, tablant sur une hausse de la productivité de 1,4 %, une augmentation de la production de 0,8 % et une réduction de l'emploi de 0,7 %.

Ce fossé entre le vécu opérationnel et les projections futures constitue peut-être la donnée la plus révélatrice de toute l'étude. Les entreprises savent, ou croient savoir, que la révolution va venir, elles ne la voient tout simplement pas encore dans leurs chiffres. Un quart des répondants déclarent ne pas utiliser l'IA du tout dans leur cadre professionnel, et parmi ceux qui l'utilisent, les usages se concentrent sur la génération de texte à l'aide de grands modèles de langage, la création de contenu visuel et le traitement de données par apprentissage automatique.

Le tableau se précise quand on le croise avec d'autres études récentes. Une enquête de PwC auprès de plus de 4 500 dirigeants a révélé que plus de la moitié ne constatait ni hausse des revenus ni réduction des coûts. Une étude de Deloitte a montré que 74 % des organisations souhaitent que leurs initiatives IA stimulent leurs revenus, mais que seulement 20 % y sont parvenues. Même au sein de Microsoft, l'embarras est palpable : Jared Spataro, responsable des efforts d'IA au travail chez l'éditeur, a reconnu avoir du mal à mettre en évidence le retour sur investissement de Copilot, en raison de la difficulté à traduire le travail de la connaissance en indicateurs financiers directs.


Le retour du paradoxe de Solow

Pour qui connaît l'histoire de l'informatique, le tableau n'est pas sans rappeler une époque révolue, ou du moins, que l'on croyait révolue. En 1987, l'économiste Robert Solow formula une observation lapidaire sur le ralentissement de la révolution informatique : alors que l'avènement des transistors, microprocesseurs, circuits intégrés et puces mémoire des années 1960 avait suscité des attentes immenses en termes de gains de productivité, la croissance de la productivité avait en réalité chuté, passant de 2,9 % entre 1948 et 1973 à seulement 1,1 % après 1973. Sa formule, restée célèbre, résume le paradoxe : « On peut voir l'ère de l'ordinateur partout, sauf dans les statistiques de productivité. »

Quarante ans plus tard, Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo, ressort la citation pour l'appliquer à l'IA : « L'IA est partout, sauf dans les données macroéconomiques. On ne la voit pas dans les chiffres de l'emploi, de la productivité, ni dans ceux de l'inflation. » Il précise qu'en dehors des sept grandes capitalisations technologiques américaines, il n'existe aucun signe d'impact de l'IA sur les marges bénéficiaires ni sur les prévisions de résultats.

La Réserve fédérale de Saint-Louis a certes observé une hausse cumulative de la productivité de 1,9 % depuis l'introduction de ChatGPT fin 2022. Mais une étude du MIT publiée en 2024 par le prix Nobel Daron Acemoglu aboutit à une estimation bien plus modeste : une augmentation de la productivité de 0,5 % sur la prochaine décennie. Acemoglu lui-même tempérait l'interprétation pessimiste de ce chiffre : « Je ne pense pas qu'il faille minimiser 0,5 % sur dix ans. C'est mieux que zéro. Mais c'est simplement décevant au regard des promesses formulées par l'industrie et le journalisme tech. »

Le paradoxe de Solow n'était d'ailleurs pas définitif. Le boom informatique des années 1970 et 1980 a fini par déboucher sur une poussée de productivité dans les années 1990 et au début des années 2000, avec une hausse de 1,5 % de la croissance de la productivité entre 1995 et 2005, après des décennies de stagnation. La question est donc moins de savoir si l'IA produira ses effets, que de savoir combien de temps il faudra attendre et à quel prix.

Entre méfiance des salariés et surcharge cognitive

Si les PDG ne voient pas encore l'IA dans leurs indicateurs, les salariés, eux, ont leur propre explication. Le baromètre mondial des talents 2026 de ManpowerGroup, conduit...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 17:21
à toutes et tous,

Etant de la génération qui a connu les débuts de la révolution informatique, je vois également un // avec la révolution IA.

Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".

Et comme il est "facile" de "générer" du papier ou des "documents" via l'informatique, on se retrouve avec 24 pages A4 pour expliquer ci "une facturation", ci "une inscription", etc alors qu'une fiche en carton et et un crayon est juste ce dont on aurait besoin si la "procédure" avait été analysée et "modifiée". Avant d'informatiser, il aurait fallu mieux définir et simplifier nombre de ces "procédures" AVANT d'éventuellement les "informatiser". L'informatique a été mal utilisée bien souvent pour ne rien remettre en cause dans tout un fatras de domaines.

Un exemple. Pourquoi "informatiser" une petite bibliothèque d'un "petit village" ? Au lieu d'un bon bibliothécaire, on se retrouve face à une "personne" qui est "derrière" son écran, et la fiche "papier" de mon "enfance" est maintenant un réseaux d'ordinateurs qu'il faut acheter, installer, maintenir, etc... Il n'y a là aucune simplification, mais bien une complexification inutile.

Alors, entre ce qui a été complexifié et ce qui n'a pas été simplifié, il n'est pas étonnant que le ressenti d'une "amélioration" quelconque, à quel niveau que ce soit.

Et il me semble que c'est un peu pareil avec l'IA. On l'utilise pour faire ce qu'on faisant avant "autrement", mais sans remettre en cause le "pourquoi" ces choses étaient faites ainsi. On a jamais utilisé autant de "papier" que depuis les débuts de l'informatiques, ni autant d'électricité que depuis les débuts de l'IA...

BàV et Peace & Love.
9  1 
Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 11:12
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi.
Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin.
Il y a 15 ans, on faisait pareil avec des Indiens. On écrivait les tests d'acceptance, on envoyait tout ça en Inde et ils nous renvoyait le code avec tous les tests vert. Ceux qui ont connu cette époque savent très bien comment ça s'est fini...
9  1 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 18:56
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Donc 30-40% de salariés qui ne servaient à rien bien avant que l'IA fasse son apparition!!!

Donc votre argument, "avec l'introduction de l'IA, des sociétés ont licencié 30-40% des salariés sans que l'on constate une différence" ne tient tout simplement pas la route: Ce n'est pas l'IA qui fait le job de ces 30-40% de salariés, c'est tout simplement que ces 30-40% ne produisaient rien... pas plus avant l'IA que après l'IA

Et donc, dans vos exemples et comme l'indique la plupart des études, l'IA n'améliore pas la productivité de l'entreprise
Je plussoie Calvaire, il y a des boîtes où c'est hallucinant le nombre de personnes qui ne contribuent pas au résultats (baronnies internes avec leurs querelles de pouvoir, tâches mal définies, équipes sans mission pendant 1 an qui doivent s'inventer pour servir à quelque chose , couches délirantes de management) Pavel Durov dans son entrevue explique qu'avec un noyau d'ingénierie central de 40 personnes ils arrivent à faire mieux sur Telegram que Facebook avec ses dizaines de milliers d'employés, justement en simplifiant toutes les couches, en ne gardant que les gens sur-productifs et en automatisant tout.

Je connais quelqu'un dans une boîte où ils font leurs tests à la main avec des outils maison, parce qu'ils n'ont pas automatisé tout leur système de test. Ils embauchent du monde après bootcamp pour ça (des gens qui au final ne programment rien et dépriment au bout de quelques années).

Alors, ce n'est pas la faute à l'IA, mais quand l'IA arrive, il peut y avoir une restructuration en même temps et en fait ça passe en améliorant les tâches robotisables.

Ensuite, ça me semble malhonnête de dire qu'on ne peut pas gagner en productivité avec l'IA.
Par ex, comme dit calvaire, pour utiliser une lib mal ou pas documentée, l'IA peut lire tout le code et générer des exemples minimaux fonctionnels pour une tâche donnée à titre pédagogique et c'est bien pratique.

Pour générer du code pas original, avec un bon cadrage, ça passe. Tout le code n'est pas original.

Ensuite, je suis curieux de savoir ce que calvaire donne à ses agents : une spécification riche de ce qu'il veut ? (avec l'architecture du projet et du code, voire les prototypes des fonctions..., )? C'est la seule chose qui m'a donné un résultat correct (je n'ai pas accès aux offres commerciales d'IA haut de gamme).
(par correct, je veux dire un code à l'architecture compréhensible par moi puisque c'est encore moi qui l'ai faite ; versus le vibe coding qui me semble à proscrire autant pour la santé mentale que pour la qualité du code).
5  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 17:25
calvaire,

Ton expérience dans ces domaines semble excellente, à n'en point douter. J'ai cependant quelques questions. Je suis un Développeur, et la gestion d'une infrastructure n'est pas ma tasse de thé. Mais j'aime aussi comprendre...ce que je ne comprend pas

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Les déploiements sur les env y compris en prod sont aussi automatique. on avait 3 environnement avant (integration, preprod et prod) mais on a réduit à 2: intégration et prod.
Pourquoi, si l'IA et la manière dont tu l'utilise permet d'automatiser assez loin votre processus de mise en production, se passer d'une étape pré-production qui pourrait détecter des soucis avant la mise en production effective ? Quelle est le gain par rapport à ce risque assumé ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi. Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin. Si c'est bon je valide, et ce sera déployé dans la prochaine release (toute les 2 semaines)
Tu arrives en une matinée a vérifier ce qu'une IA a produit durant la nuit ? Chapeau, vraiment. Je suppose que d'autres menbres de ton équipe sont eux-aussi capable de cela, sinon c'est tout de même un grand risque pour une entreprise qu'une partie de son activité repose sur les épaules d'un seul cador, non ?

J'ai vu souvent du code qui passait les tests, mais qui posaient quand même problème. Il faut aussi être certains que les tests couvrent bien l'ensemble des possibilités. Si je comprend bien, c'est toi qui crée ces tests. Comment t'assure-tu qu'ils sont complets et suffisants ? Comme l'a dit pyros, donner des tests à des indiens, ou un sous-traitant quelconque même, ne donne aucune assurance sur la qualité ni sur la conformité totale du code reçu en retour. Leurs buts je parle des sous-traitants (pas tous, mais nombre d'entre-eux), étant de fournir quelque chose qui sera accepté par leur client, et cela à moindre frais. Au détriment de la futur maintenance (ils ont même un intérêt pour cela, cela leur promet un futur travail de maintenance), de la sécurité (en terme de failles), ou de la performance du code. Un test peux par exemple vérifier si le résultat d'un tri est correct, mais peut-il assurer que ce tri ne soit pas un tri à bulle peu performant et non scalable ? C'est juste un exemple.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
On a comme ambition dans les prochains mois de monter un serveur interne et d'utiliser Qwen en self hosting pour réduire la facture, car pour l'heure on utilise des modeles payant qui coute cher (claude opus et codex).
Concernant la facture, quel est le modèle ? Faut-il repayer le fournisseur de l'IA lors de chaque utilisation de l'automatisation faite, ou bien seulement une fois pour faire l'automatisation ? Comment cela se passe-t-il lorsqu'il faut revenir sur une automatisation qui doit changer (même d'un rien) pour une raison quelconque ? L'IA peut-elle effectuer ces changements ? Quelqu'un de l'équipe peut-il faire une petite retouche dans le processus d'automatisation, que l'IA gardera et/ou reprendra (ou pas) lors d'un prochain cycle, et cette reprise sera-t-elle payante ? Parce que payer pour quelque chose que tu as fait toi-même, c'est rarement vu... Comment tout cela est-il gérer ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Moins de management, moins de dev qui glande rien, on garde que ceux qui font avancer le projet.
Des couches de management qui ne servent à rien, qui sont au-dessus de toi (niveau hiérarchique), il doit y en avoir (il y'en a toujours eus), tu as le pouvoir de les virer ? Peux-tu dire à ton PDG que lui-même ne sert à rien, ne produit rien et l'éjecter, prendre son poste, et donc être aussi éjecter par la suite ? Les mêmes causes produisant les mêmes effets ?

Bon, il y'a un rien de provocation dans cette dernière question (et peut-être dans d'autres), mais je sais que tu aimes ça

Sinon toutes ces questions me semble pertinentes, du moins pour moi.

BàT et Peace & Love.
4  0 
Avatar de SurferIX
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 26/04/2026 à 17:36
En tous les cas, au vu de tous les commentaires de gens qui prônent l'IA, la seule chose qu'ils ne savent pas du tout faire, c'est juste copier-coller leur texte pour demander à l'IA de corriger leur faute d'orthographe...

A chaque fois que je vois les commentaires des gars qui disent que c'est super, c'est génial, "ça me permet d'être 10 milliards de fois plus productif". En tous les cas, en termes d'orthographe, ça n'a pas du tout augmenté la qualité de leurs écrits. ...
4  2 
Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 19:21
Nul besoin de souris pour ajouter de la productivité.

Le tableur évite de nombreuses manipulations de calculatrice, le traitement de texte évite de demander à la dactylo de retaper la page pour ajouter un paragraphe (c’est d’ailleurs tellement efficace que l’on a supprimé pas mal de poste de dactylo).
1  0 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 14:34
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
L'ia fait tous dans le projet, elle code, elle gère le projet niveau fonctionnelle comme un scrum master, et elle à le role de devops, elle fait les déploiements.

la 1ere étape, elle transforme les réunions teams et mails interne à l'équipe/avec les clients en tache jira, le po les valident/les reformulent quand ça va pas.
Ah oui, c'est impressionnant. Mais l'architecture globale du code, le choix des techno c'est décidé aux réunions ou par les humaines quand même ?

N'hésitez pas à faire un retour sur vos résultats avec qwen3. Il paraît que leurs modèles sont sobres. Il y a même des gens qui ont fait tourner un modèle qwen3 30B sur un raspberry 5 8Go... (c'est quantitized dit avec 98-99% d'accuracy...)
1  0 
Avatar de thal1
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 01/05/2026 à 13:15
Création des grandes surfaces => Pas d'impact sur le petit commerce , vente en ligne => Pas d'impact sur les commerces réels , robotique => Pas d'impact sur le travail ouvriers , Délocalisations => Pas d'impact sur le chômage , IA pas d'impact sur les licenciement , Consumérisme => Pas d'impact sur la planète , Importation => Pas d'impact sur le marché intérieur , Culture intensive => Pas d'impact sur les sols etc,,etc ... .et bientôt le robot avec iA intégrée => Pas d'impact sur l'humanité . Toujours le même discours de ceux qui tirent profit de leur implication et qui après diront on ne savait pas ... en jouant les humanistes . Dans le commerce il n'y a pas de morale
3  2 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 19:36
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Dan Adika, PDG et cofondateur de WalkMe, résume le problème avec clarté : le défi n'est pas technologique. « Le problème n'est pas la capacité de l'IA. La technologie continuera de s'améliorer. Ce qui ne s'améliorera pas seul, c'est le côté humain : le fossé de confiance, le fossé de gouvernance, la question de qui agit, quand, et avec quelles balises. »
Et plus généralement comment les humains adaptent leurs process, car comme le dit OuftiBoy :
Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".
J'ai la chance au sein de mon ESN de participer à un projet en mode vibe coding pour produire une vrai plateforme de formation (qu'on souhaite mettre en prod). On est toute une équipe dessus, avec un formateur vibe coding. Et personnellement je profite de l'expérience pour essayer de pousser la pratique aussi loin que possible, en visant la dark software factory. Pas convaincu qu'on y arrive, mais c'est l'occasion de pratiquer et voir jusqu'où on peut aller et les frictions sur le chemin. Mais clairement sans formation c'est difficile de se rendre compte des possibilités tellement on peut vite partir dans tous les sens et tirer des conclusions hâtives. Il est impératif de s'appuyer sur ce que d'autres ont appris de leurs erreurs pour éviter de se reprendre les même murs, et d'être prêt à revoir en profondeur les process traditionnels. C'est beaucoup plus facile à faire sur des projets nouveaux (pas de friction amené par l'existant) et vu le gros travail à faire sur le testing et la validation en général, c'est très difficile à concevoir sur du legacy si on ne s'y prend pas tôt et par petits pas.

Donc je peux comprendre l'apparent contradiction entre les discours. Car sans même parler de gens qui ont des choses à vendre et donc du lobbying à faire, la pratique du truc nécessite assez de recul pour arriver à l'exploiter pleinement, de la discipline pour ne pas se tirer une balle dans le pied pour plus tard, et un focus pour ne pas se perdre dans la masse des discours tous azimuts.

Citation Envoyé par Fagus Voir le message
pour utiliser une lib mal ou pas documentée, l'IA peut lire tout le code et générer des exemples minimaux fonctionnels pour une tâche donnée à titre pédagogique et c'est bien pratique.
Ça c'est un usage productif : en produisant du code basée sur la doc, on peut le tester directement pour voir si ça fait ce qu'il annonce, sinon on sait tout de suite qu'il a halluciné le truc. Alors qu'en ne lui demandant que d'expliquer pour le faire soi-même, ça prend plus de temps et on ne sait pas s'il a halluciné ou si on a mal compris. Faut faire des demandes qui permettent un feedback rapide pour être plus productif. Mais ça n'empêche pas de lire soi-même la doc plus tard pour acquérir les détails.
1  1 
Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 8:30
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Si neuf entreprises sur dix n'observent aucun gain de productivité après trois ans d'adoption de l'IA, à quel moment les conseils d'administration devraient-ils revoir leur stratégie d'investissement et sur la base de quels indicateurs concrets ?
Il y a des entreprises qui vont persévérer, les outils IA deviendront peut-être réellement performant à partir des années 2030.
Dans le doute, il vaut mieux être le plus prêt possible

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
L'écart de prévisions entre dirigeants (qui anticipent des suppressions d'emplois) et salariés (qui anticipent des créations) révèle-t-il un déficit de communication interne, ou traduit-il des intérêts structurellement opposés dans le déploiement de l'IA ?
Les salariés n'anticipent absolument pas des créations d'emplois...
Quels emplois pourraient être créés ?

Les entreprises veulent virer des travailleurs car ce sont des lignes de dépenses.
Les entreprises devraient systématiquement dire : "Nous allons optimisé notre organisation afin d'être plus efficace et employer moins de monde" (restructuration, optimisation des coûts et recherche de rentabilité).

En 2022, 2023 le motif numéro 1 pour justifier les licenciements massif était "nous avons embauché trop de gens en 2020, 2021".
Après il y a la raison du ralentissement économique, avec l'inflation, tout ça. Et enfin l'IA.
1  2