IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Au nom de la course IA contre la Chine, l'Utah approuve un data center colossal de 9 GW qui produira deux fois plus d'énergie que tout l'État, brûlant du gaz naturel à l'échelle d'un État

Le , par Stéphane le calme

47PARTAGES

5  0 
Au nom de la course IA contre la Chine, l'Utah approuve un data center colossal de 9 GW qui produira deux fois plus d'énergie que tout l'État
s'affranchissent du réseau public en brûlant du gaz naturel à l'échelle d'un État

Le projet Stratos de Kevin O'Leary, approuvé par l'Utah, résume à lui seul toutes les contradictions de la ruée vers l'IA : une puissance colossale de 9 gigawatts entièrement produite hors réseau, des avantages fiscaux massifs, des emplois promis et une dépendance accrue au gaz naturel. Bienvenue dans l'ère des data centers-États.

Le vendredi 25 avril 2026, la Military Installation Development Authority (MIDA) de l'Utah a approuvé un accord de développement pour un campus hyperscale dans le comté de Box Elder, susceptible d'atteindre une capacité de 9 gigawatts, soit plus du double de la consommation électrique moyenne actuelle de l'État, estimée à environ 4 GW.

Le projet, baptisé Stratos et commercialisé sous la marque « Wonder Valley », est porté par O'Leary Digital, le bras infrastructurel de Kevin O'Leary, l'investisseur canadien connu du grand public pour son rôle de juge dans l'émission Shark Tank. Le directeur exécutif de la MIDA, Paul Morris, a qualifié Stratos du projet le plus ambitieux de l'organisation. « Si vous preniez nos projets numéro 1 et numéro 2, que vous les additionnez et que vous les multipliiez par 10, cela n'approcherait toujours pas ce dont nous allons parler, en termes d'opportunités et de bénéfices pour l'Utah », a-t-il déclaré lors de la réunion du conseil.

L'échelle du projet est effectivement vertigineuse. La première phase seule prévoit environ 3 gigawatts de capacité de production. À terme, le campus s'étendra sur 40 000 acres de terrain privé, auxquels s'ajoutent 1 200 acres de propriétés militaires et étatiques. Pour fixer les idées : 40 000 acres représentent près de 162 kilomètres carrés, une superficie supérieure à celle de Paris intra-muros.


Kevin O'Leary, connu du grand public pour son rôle de juge dans l'émission Shark Tank

Le pari du hors-réseau : la Ruby Pipeline comme colonne vertébrale

La caractéristique la plus singulière de Stratos n'est pas sa taille, mais son mode d'alimentation. Selon la Salt Lake Tribune, le campus entend atteindre une autonomie totale en se raccordant à la Ruby Pipeline, un gazoduc interétatique de 1 100 kilomètres reliant le Wyoming à l'Oregon en traversant le nord de l'Utah, pour produire l'intégralité de son électricité sur site. Le directeur de MIDA a martelé devant les commissaires du comté que l'installation ne prélèverait « pas un seul électron » du réseau public, et pourrait même, à terme, réinjecter de l'électricité excédentaire sur le réseau.

Cette promesse de neutralité vis-à-vis du réseau existant est politiquement habile : elle coupe court à l'argument, régulièrement brandi par les opposants aux data centers, selon lequel ces méga-infrastructures ponctionnent une électricité que les ménages et entreprises locaux ne voient jamais. Mais elle déplace simplement le problème : après que la croissance rapide des data centers a provoqué de vives résistances de la part des élus locaux, des opérateurs de réseau et des riverains, les entreprises technologiques bâtissent désormais leur propre parc de centrales privées, alimentées majoritairement au gaz naturel.

Stratos s'inscrit dans ce mouvement que le Washington Post a baptisé le « shadow grid »; un réseau fantôme parallèle au réseau public. D'après le cabinet de recherche énergétique Cleanview, au moins 47 projets de data centers répartis sur l'ensemble du territoire américain prévoient de construire leur propre infrastructure de production d'électricité. Les entreprises impliquées vont de Meta à OpenAI en passant par Oracle et Chevron.

Une course aux gigawatts au nom de la sécurité nationale

Kevin O'Leary n'a pas caché la dimension géopolitique de son projet lors de son intervention par visioconférence devant le conseil de la MIDA. « La Chine a construit 400 gigawatts de nouvelle puissance au cours des 24 derniers mois, et une grande partie alimente des data centers d'IA », a-t-il déclaré. « Nous sommes dans une course avec eux. »

Morris a abondé dans ce sens, indiquant que le projet soutiendrait l'IA en général, mais également le Pentagone, le Département de la Défense, l'US Air Force et la Garde nationale de l'Utah, qualifiant Stratos « d'impératif de sécurité nationale ».

Cette rhétorique n'est pas propre au projet de l'Utah. Elle irrigue l'ensemble de la stratégie énergétique de l'administration Trump, qui a explicitement encouragé les entreprises technologiques à devenir leurs propres producteurs d'électricité. « La vision du président Trump depuis le début de son administration est : laissez les entreprises d'IA devenir des compagnies d'électricité, laissez-les déployer leur propre production d'énergie en parallèle de leurs data centers », rapportent des officiels de la Maison-Blanche.

Stratos se retrouve ainsi au carrefour de plusieurs tendances simultanées : la compétition sino-américaine sur l'IA, la saturation du réseau électrique américain et la pression des entreprises tech pour échapper aux délais de raccordement, qui s'étendent souvent sur plusieurs années.


Des incitations fiscales massives, une résistance locale qui s'organise

Pour attirer les hyperscalers sur ce site désertique du nord de l'Utah, la MIDA a consenti à des concessions fiscales substantielles. L'autorité a accepté de réduire la taxe sur l'usage énergétique de 6 % à 0,5 %, et de rétrocéder 80 % des recettes de la taxe foncière à O'Leary Digital. En échange, les estimations de MIDA anticipent 2 000 emplois permanents, 30 millions de dollars annuels pour le comté de Box Elder durant la phase initiale, et plus de 100 millions à pleine capacité, auxquels s'ajouteraient 250 millions de dollars de recettes de taxe de vente annuelles pour l'État.

Ces chiffres n'ont pas suffi à dissiper les inquiétudes locales. Des commissaires du comté ont retardé leur vote final en dénonçant le fait d'avoir été pris par surprise par l'ampleur du projet et le degré d'implication de l'État. Ils ont également exprimé des préoccupations concernant les allègements fiscaux consentis. Le vote du comté de Box Elder, initialement prévu le vendredi 25 avril, a donc été reporté, les commissaires souhaitant s'assurer de « prendre la bonne décision pour les citoyens du comté ».

Cette résistance locale n'est pas isolée. À travers les États-Unis, plusieurs villes et comtés ont récemment fait barrage à des projets similaires : en Missouri, des élus municipaux ont été renversés après avoir approuvé un data center à 6 milliards de dollars ; dans une petite ville de l'Ohio, six projets ont été simultanément soumis pour une communauté de 7 000 habitants seulement.


Le shadow grid grandeur nature : SoftBank, Meta, et maintenant O'Leary

Stratos n'est pas le seul projet de cette envergure en cours aux États-Unis, mais son positionnement off-grid le distingue de ses concurrents. SoftBank Group et SB Energy prévoient de construire 10 gigawatts de nouvelle production en Ohio, dont au moins 9,2 GW de centrales à gaz naturel, dans le cadre d'un partenariat public-privé avec l'opérateur AEP Ohio et le Département de l'Énergie, qui inclut 4,2 milliards de dollars d'investissement dans les lignes de transmission régionales. Contrairement à Stratos, ce modèle reste donc articulé au réseau public.

Meta, de son côté, a accepté de financer sept nouvelles centrales à gaz de l'opérateur Entergy, ainsi que 240 miles de nouvelles lignes de transmission, pour alimenter son complexe Hyperion de 27 milliards de dollars en Louisiane.

Selon le cabinet Cleanview, la demande de puissance des data centers devrait presque tripler d'ici 2030. Face à cette trajectoire, ce que certains analystes appellent désormais le « shadow grid » pourrait devenir le chantier d'infrastructure le plus capitalistique de l'économie américaine depuis la construction du réseau autoroutier fédéral américain dans les années 1950.

O'Leary Digital développe par ailleurs un campus jumeau « Wonder Valley » en Alberta, au Canada, évalué à 70 milliards de dollars, bien que ce projet n'ait pas encore entamé sa phase de construction.

L'épine dans le pied : le gaz naturel, entre pragmatisme et impasse climatique

L'argument du « zéro ponction sur le réseau » mérite d'être nuancé. Produire 9 GW hors réseau via des turbines à gaz, c'est également produire 9 GW d'émissions de CO₂ et de polluants atmosphériques, sans les mécanismes de régulation que les opérateurs de réseau doivent respecter. Un commentateur sur les forums de Tom's Hardware a modélisé ce que cela représente concrètement : pour alimenter 9 GW de data centers avec des turbines à gaz tournant à 40 % de rendement, il faut brûler l'équivalent de 22 500 MW de gaz naturel, dont 13 500 MW se dissipent sous forme de chaleur perdue.

La plupart des projets off-grid reposant sur le gaz naturel en raison de la difficulté à piloter la production renouvelable de façon flexible, les experts avertissent d'un possible pic des émissions carbone à court et moyen terme. Le secteur n'ignore pas le problème : Meta s'est également engagé à contracter 6 gigawatts de puissance nucléaire à long terme, et plusieurs hyperscalers scrutent de près les petits réacteurs modulaires (SMR) comme solution de remplacement, mais ces technologies ne seront pas opérationnelles avant la fin de la décennie au mieux.

Aucun locataire hyperscaler n'a encore été officiellement nommé pour Stratos. Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, les trois principaux opérateurs de cloud hyperscale aux États-Unis, restent des candidats naturels, mais leur silence public laisse ouverte la question centrale : ce colossal campus à 9 GW sera-t-il habité, ou rejoindra-t-il la liste des mégaprojets annoncés avec fracas et abandonnés discrètement ?

Sources : vidéo dans le texte, Salt Lake Tribune, Data Center Dynamics, Wonder Valley

Et vous ?

Le modèle « off-grid » est-il une solution ou une fuite en avant ? En se débranchant du réseau public, les data centers s'affranchissent de toute contrainte collective sur leur consommation et leurs émissions. Est-ce tenable à l'échelle de dizaines de projets simultanés ?

Les allègements fiscaux accordés à O'Leary Digital sont-ils justifiés ? 80 % de la taxe foncière rétrocédée au promoteur privé : est-ce le prix raisonnable d'une infrastructure stratégique ou une privatisation de la rente fiscale ?

La rhétorique « sécurité nationale vs. Chine » est-elle un argument légitime ou un passe-droit ? À quel point cette framing géopolitique court-circuite-t-elle le débat démocratique local sur l'implantation de ces infrastructures ?

Le gaz naturel peut-il vraiment être une solution transitoire ? Si les SMR et le renouvelable pilotable ne sont pas disponibles avant 2030-2035, combien de gigawatts de CO₂ auront été émis d'ici là pour alimenter la course à l'IA ?

Voir aussi :

L'IA pourrait engloutir un quart de l'électricité produite aux États-Unis d'ici 2030 si elle ne se défait pas de sa grande dépendance à l'égard de l'énergie, affirme un cadre d'Arm Holdings

Les centres de données IA sont tellement gourmands en énergie qu'ils utilisent désormais d'anciens moteurs à réaction d'avions pour profiter d'une source d'énergie « flexible » et immédiatement disponible
Vous avez lu gratuitement 86 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 10:19
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
on a surtout affaire à des extrémiste anti progrès, le train de l'ia et la et ceux qui veulent pas le prendre tant pis pour eux j'ai envie de dire. Le train internet a fait pas mal de ménage aussi en son temps.
Et que faire des cas bien réels des data center construits pour l'IA qui ont des impacts néfastes sur les riverains ? On a par exemple:
- pollution de l'air par xIA qui l'air rend moins respirable parce que le gaz est utilisé pour l'alimenter
- data center d'Amazon qui a rendu l'eau d'une nappe phréatique trouble (et donc non potable)
- des villes qui pourraient ne plus avoir de fournisseur d'électricité car ces-derniers se tournent vers les data center, plus gros client
- pollution sonore avec un bourdonnement h24 aux environs des data center
- augmentation du coût de l'électricité pour les particuliers

Ce ne sont pas des considérations morales, on parle d'une réduction de confort de vie.
Et si on va sur des aspects un peu moral:
- des terres agricoles sont rachetées pour construire de nouveau data center. Est-ce une bonne idée de réduire la production de nourriture pour plus d'IA ?
- l'eau est un ressource sous tension, de plus en plus avec le réchauffement climatique, et les data center en ont besoin en grande quantité pour leur refroidissement. Doit-on ignorer ce problème pour les développement technologique ?

De mon point de vue, je trouve très malhonnête de balayer ces problèmes d'un revers de la main au nom du progrès, il y a comme un air de "tant que ça ne m'affecte pas, c'est pas mon problème"
6  1 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 11/05/2026 à 18:33
Et pendant ce temps là, en Europe, grâce au lobbying des BigTech, on va masquer les méfaits de ces centres de données et ils viendront les installer chez nous au lieu de rester aux USA...
4  0 
Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 13/05/2026 à 8:35
Que sont devenus les débiles qu'on avaient en classe à l'école ? ce n'est pas une question d'avoir des bonnes notes, je parle surtout du comportement, c'est juste qu'ils sont stupides et méritent leurs sors d'ouvrier mcdo au smics.
Les gens brillants qui aiment pas l'école j'en connais, ils ont monté leurs boites en maçonnerie/mécanique/espace vert et gagne autant qu'un cadre à la défense.
Une seule réponse me vient à l'esprit.

Quand le corps humain fut créé, toutes les parties voulaient en être le
Chef.
Le cerveau : puisque je commande tout et que je pense pour tout
le monde, je devrais être le Chef !
Les pieds : puisque nous transportons le corps là où il le désire, nous
devrions être le Chef !
Les mains disaient : puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l'argent pour entretenir tout le corps, nous devrions être le Chef !
Et ainsi de suite pour le coeur, les yeux, les oreilles et les poumons.
Mais le trou du cul se fit aussi entendre et exigea d'être élu Chef. Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l'idée qu'un trou du cul
puisse être le chef!
Le trou du cul se mit en colère, et refusa de fonctionner. Bientôt le cerveau devint fiévreux, les yeux devinrent vitreux, les pieds trop faibles pour marcher, les mains pendaient sans force, le coeur et les poumons luttèrent pour survivre.
Finalement, le corps entier était d'accord pour que le trou du cul soit élu Chef
Toutes les autres parties du corps faisaient le travail, tandis que le trou du cul dirigeait tout le monde et s'occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce titre.
MORALITÉ

Il n'est nullement nécessaire d'être un cerveau pour devenir chef, un trou du cul fait parfaitement l'affaire !
4  0 
Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 12:02
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...

J’espère pour eux qu'ils n'iront pas se plaindre d’être pauvre quand ils seront au chômage... pas de centre de donnée/d'usine/de bureaux, pas d'emplois et pas d'emplois c'est la région entière qui va mourir.

ca me fait penser a ca ou ca

tant mieux j'ai envie de dire, patrons, venez ici en asie, on accepte vos entreprises et ca me fait plus d'emplois pour moi plus d'emplois c'est plus de tension sur le marché et plus de salaire pour moi.
j'aime bien aussi les européens qui font ouin ouin on a plus d'usines tous partie en chine ouins ouins on sait plus faire des semi conducteurs, et les seuls boites qui le font encore se font cracher aux visages.
Vous méritez votre appauvrissement et votre dépendance à la chine.

Il n'est pas question d'accepter les cas extrêmes comme les horaires 996 ou le déversement de mercure dans les rivieres, mais meme en chine c'est interdit ca
mais il serait bon aussi d’arrêter de vouloir empêcher tous les projets industriels.

Peu on d'ailleurs manifester quand de beaux arbres centenaires ont été abattues par centaine pour refaire la charpente d'une église très connu à paris
Il y en a marre des "moi je", des donneurs de leçon ou que l'Asie est le centre du monde, l'eldorado des "bobos"...

Il faut redescendre sur terre, avoir de l'humilité, et sauvegarder le peu de bien qu'il reste sur la terre.

Tu dois être trop jeune pour avoir connu le monde sans informatique : Que c'était bien... On avait des rêves que l'on pouvait réaliser, le travail était synonyme d'avenir, les interactions étaient 100% humaines et dans de bonne conditions, la nourriture avait du gout, le jardin donnait des fruits et légumes à profusion, la santé était bien meilleure pour tous, le coût de la vie était bien moins chère, on avait des saisons, les oiseaux chantaient et les abeilles, libellules, papillons étaient légion : oui la vie était vraiment belle...

Pour te donner un exemple, un ouvrier seul pouvait par son travail acheter à un coût raisonnable une maison et un terrain pour sa famille, et bien la nourrir. Aujourd'hui, il faut souvent être deux pour espérer pouvoir acheter une simple "bicoque" sur un terrain format "mouchoir de poche" et donner de la "malbouffe" à sa famille. Et encore pour cela, souvent les aides sociales sont nécessaires...

Pauvre monde.

Alors s'il te plait : HUMILITE...
4  1 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 16:31
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec. le monde de 2026 a des leviers énormes que les générations précédentes n’avaient pas. Et certains sont tellement puissants qu’un mec normal aujourd’hui peut faire des trucs impossibles en 1980. si tu voulais investir dans des centaines d’entreprises mondiales, il fallait quasiment être riche ou passer par des circuits bancaires compliqués. En 2026, un type normal peut acheter un ETF monde depuis son téléphone en quelques minutes avec 50 balles par mois. Moi avec 50€ je peux investir dans des milliers d’entreprises du monde entier depuis mon téléphone, un mec normal en 1980 pouvait pas faire ça, si je veux apprendre une compétence rentable, j’ai internet, YouTube et l’IA gratuitement, avant fallait souvent payer une école ou connaître les bonnes personnes. Je peux lancer un business en ligne depuis ma chambre avec presque zéro capital, dans les années 80 c’était beaucoup plus compliqué. Je peux bosser pour des clients à l’étranger sans quitter chez moi grâce au télétravail, avant c’était quasi impossible. J'ai une IA qui peut m’aider à coder, écrire, apprendre ou automatiser des tâches en quelques secondes, ça relevait de la science-fiction en 1980. J'ai revu les films Alien de 1979 et 2001 l'Odyssée de l'espace, j'ai d'installé sur mon pc perso GLM-5.1, l'ia imaginé à l'époque dans ces films est déjà largement dépassé par mon ia que j'ai sur mon pc. Il faut arrêter de fantasmer sur le monde d'avant, de toute façon même si c’était mieux avant, tu pourras pas y échapper alors autant vivre sans regret dans le monde moderne. Ton ouvrier il devrait plutôt s'acheter des ETF et investir son argent, monter des business online plutôt que de pleurer de pas pouvoir s'acheter un 20m2. Car de toute façon vu la tendance l'immobilier ne redescendra pas en france dans les bassins d'emplois. J'avais une maison en France acheter 500k, ça a été une erreur. Car entre les taux d’intérêts, la taxe foncière et l'entretiens, même quand je l'ai revendu avec une plus value je suis pas rentré à 100% dans mes frais dans cette opération. Je suis partis trop tot pour rentabiliser l'investissement. Ce cas n'est pas rare car entre les mobilité/ooportunités professionels comme ce fut mon cas ou les divorces/déces, ca arrive vite, la durée moyenne de détention d’une résidence principale est souvent estimée autour de 7 ans, il faut 5ans minimum dans de bonne condition
Tu n'as pas tord sur tout, mais tu fais de ton cas personnel une généralité. Certaines personnes ont des attaches, de la famille (tout le monde n'a pas forcément envie de mettre ses parents ou grand-parents dans un EPHAD), des amis ou sont en couple ou même sont tous simplement attaché à leur lieu de vie. Les mêmes opportunités ne se présentent pas non plus à tous, parfois pas au bon moment, parfois jamais.

Je pense que les enfants qui arrachent de leur main les terre rares dont TU as besoin pour vivre comme tu le fais seront d'accord avec moi.

Il y a aussi le facteur chance des rencontres (ce qui n'est pas ton cas, tu n'as pas besoin de ce facteur chance, tant tu es supérieur à tous). Et au passage, si tout le monde faisait comme toi, serais-tu aussi à l'aise ?, car tu aurais plus de concurrence. Il semblerai que pour réussir, il n'y ai qu'un seul chemin (le tiens bien évidemment), mais que signifie réussir ? Amasser du pognon pour partir à la retraite à 45 ans ? Tout le monde n'est pas matérialiste, et on peut être très heureux sans grand chose, mais cette simple réflexion doit être à 1000 lieu de ton omniscience.

En toute sincérité, tu devrais te poser la question de pourquoi tu irrite tant les gens sur ce forum, faire un peu d'introspection et avoir un rien d'empatie pour tes semblables, tu auras peut-être un jour besoin d'eux.

Mais je te souhaite le meilleur.
BàT et Peace & Love.
4  1 
Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 13/05/2026 à 4:11
ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...
Si tu t'étais renseigné un peu avant de l'ouvrir, tu aurais vu que les implantations récentes et massives de centres de données posent et vont poser ces problèmes.
Nappes phréatiques et cours d'eau asséchés, augmentation du coût de l’électricité pour les populations locales et pollution de l'air.
C'est pas parce que ça se passe pas sous tes yeux que ça n'existe pas !


Et même si c'est un data center "propre", l'emprise au sol est bien réelle et l'énergie est bien produite quelque part même si les populations locales n'en subissent pas les conséquences.

Mettre de l'eau en bouteille non plus c'est pas une activité hyper polluante.
Mais si l'usine se trouvait au bout de ton champ, tu serais content ?
https://www.nouvelobs.com/economie/2...de-vittel.html

Edit :
https://www.developpez.net/forums/d2.../#post12122313
3  0 
Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 12:06
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et que faire des cas bien réels des lignes TGV, des centrales nucléaires, des parcs éoliens ou des autoroutes qui ont des impacts néfastes sur les riverains ?
Toute infrastructure a des nuisances locales.
Et que je sache, ces installations donnent souvent lieu à des débats. Être dans le camps "contre" ne mène pas à être fiché S pour menace terroriste.
Pourquoi ici être dans le camps "contre data center IA" est assimilé à du terrorisme ?

On a besoin de ces débats pour avoir des solutions qui réduisent les effets négatifs (réduire la vitesse des trains aux abords des zones urbaine, mur pour réduire le bruit des voiture, pont "nature" pour donner une voie aux animaux de passer sans se faire écraser, etc...)
Fermer tout débat "parce que c'est pour le progrès" et taguer la contestation comme terroriste, c'est ce que j'appelle une dystopie
3  0 
Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 30/04/2026 à 21:17
Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
Il n'y a pas pire pour l'environnement sur la maison individuelle. Ce sont aux habitants des maisons individuelles de s'adapter aux réalités industrielles et agricoles, pas l'inverse.
Absolument, la la Cité radieuse heureuse de Marseille, les beaux hlm soviétique, Les "petits commerces" dans l'escalier, le rêve absolue ! Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en plus !
Je suis tellement philanthrope que je vous laisse cette vie radieuse .
1  0 
Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 11:47
Pauvre monde.
2  1 
Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 16:10
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec.
... et blablabla blablabla blablabla...
Tu as l'air contrarié : tu es souffrant ?

En attendant tu as un bon score pour l'utilisation de "je" dans un post.
3  2