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La police passe au crible les réseaux sociaux pour identifier les publications hostiles aux centres de données dédiés à l'IA et surveiller les opposants,
Violant ainsi les libertés civiles

Le , par Mathis Lucas

58PARTAGES

9  0 
La police de Philadelphie surveille activement les réseaux sociaux pour identifier les critiques des centres de données. Les autorités considèrent les discours d'opposition et le militantisme citoyen comme des signes précurseurs potentiels d'extrémisme violent et de terrorisme domestique. En d'autres termes, les autorités assimilent « des activités protégées » par la Constitution américaine à des risques sécuritaires. Ce qui souligne les défis croissants liés aux centres de données. Des groupes de défense des libertés civiles dénoncent ce flicage, craignant qu'il ne serve à criminaliser la dissidence politique légitime sous couvert de lutte antiterroriste.

De nombreux hyperscaleurs spécialisés dans l'IA aux États-Unis se précipitent pour construire des centres de données à travers le pays, dans leur course pour devenir la force dominante dans le domaine de l'IA. Mais cet investissement effréné dans les centres de données entraîne des pénuries de diverses ressources. Le débat autour des infrastructures d’IA s’intensifie, car les habitants s’inquiètent de leur impact sur l’environnement et leur portefeuille.

Une rébellion grandissante s'organise à travers les États-Unis contre la construction de centres de données destinés à l'IA. Cette opposition, qui transcende les clivages politiques, s'intensifie de manière spectaculaire, menant à l'annulation de grands projets de plusieurs milliards de dollars. Selon de récents rapports, jusqu'à 69 collectivités locales bloquent les nouvelles constructions de centre de données, dont quatre ont adopté des mesures définitives.

Cependant, un rapport confidentiel obtenu par The Intercept révèle que la police de Philadelphie surveille activement les citoyens qui expriment leur opposition aux centres de données d'IA sur les réseaux sociaux. Le document a suscité un tollé, les critiques s'interrogeant sur la légitimité d'une telle surveillance.

Des autorités déploient la surveillance policière des critiques de l'IA

Le rapport en question révèle que la police considère « les activités perturbatrices » relevant du Premier Amendement de la Constitution américaine (qui garantit la liberté d'expression) comme des indicateurs de risques associés à des « extrémistes violents nationaux ». Ce qui justifierait la surveillance de masse. Cette surveillance s'inscrit dans une tendance plus large où les centres de fusion du renseignement ciblent des mouvements sociaux pacifiques.


Le Delaware Valley Intelligence Center (DVIC), un centre de fusion des renseignements situé à Philadelphie, a diffusé un bulletin alertant sur une menace grandissante contre les infrastructures de la région. Ce centre de fusion estime que des extrémistes, qui vont des suprémacistes blancs aux anarchistes, pourraient cibler physiquement et cybernétiquement trois nouveaux projets de centres de données prévus dans les environs de Philadelphie.

« Les extrémistes violents nationaux (DVEs) sont susceptibles de s’intéresser aux centres de données d’IA, ce qui représente une menace physique et cybernétique pour les infrastructures de la région de Philadelphie », indique l'alerte publiée en décembre. Elle porte la mention « à usage officiel uniquement » et a été diffusée via le réseau national des centres de fusion regroupant les services de police au niveau des États, au niveau local et au niveau fédéral.

Mais les preuves avancées par le DVIC dans son rapport s'appuient principalement sur des commentaires hyperboliques sur Internet, des mèmes partagés sur Facebook, et même des références humoristiques à des œuvres de science-fiction, comme l'évocation d'un soulèvement anti-ordinateurs tiré du roman Dune.

Quelques préoccupations soulevées par cette surveillance de masse

Ces rapports s'inscrivent dans le contexte d'une véritable montée en puissance de la contestation populaire contre les centres de données. Cette opposition dépasse largement le simple mélange de groupes d'extrême droite et d'extrême gauche identifiés dans le rapport du centre de fusion de Philadelphie. Selon un sondage publié récemment par Gallup, 7 Américains sur 10 s'opposent à l'implantation de centres de données à proximité de leurs domiciles.

Le rapport du centre de fusion présente cette vague d'indignation comme un premier pas potentiel vers la violence, et recommande aux services de police locaux compétents pour les quelque 16 centres de données situés près de Philadelphie de rester vigilants face aux messages de colère publiés en ligne.

Cette surveillance a suscité l'inquiétude des défenseurs des libertés fondamentales. Paul Hetznecker, un avocat spécialisé dans les droits civiques, s'est alarmé de voir les sceptiques de l'IA être assimilés à des terroristes. Il dénonce une tentative dangereuse des forces de l'ordre d'exagérer des menaces infondées afin de criminaliser des revendications politiques légitimes et des actions protégées par le Premier Amendement de la Constitution américaine.

Cette pratique n'est pas nouvelle pour les centres de fusion, qui ont un long historique de surveillance injustifiée visant des mouvements sociaux légaux, comme les militants écologistes ou les manifestants de Black Lives Matter. Par ailleurs, notons que cette opposition locale n'est pas l'apanage de groupes marginaux, comme le prouvent le récent sondage de Gallup et la multiplication rapide des mouvements de contestation de centres de données.

Réaction des autorités au tollé suscité par la publication du rapport

Malgré la nature souvent parodique de ces publications, les analystes semblent prendre très au sérieux des discussions en ligne évoquant des actes de vandalisme, de piratage, voire l'utilisation d'explosifs et de matières nucléaires ou chimiques. « Waouh, une véritable contradiction constitutionnelle… Quelle surprise pour les États-Unis ! », a écrit un critique. « Pendant un instant, j’ai vraiment cru que les flics parlaient d’eux-mêmes », a écrit un autre.

« Ce sont là des préoccupations politiques légitimes et largement partagées, soulevées par les communautés locales. Ce rapport particulier reflète une tentative très dangereuse de présenter cette activité protégée par le Premier amendement, une activité fondamentale pour notre démocratie, comme autre chose, comme quelque chose de plus dangereux, comme un terreau fertile pour quelque chose de plus sinistre », a déclaré Paul Hetznecker.

En réponse aux questions envoyées par e-mail au département de police de Philadelphie et au Delaware Valley Intelligence Center, un porte-parole a répondu par un communiqué affirmant que « le centre reconnaît et respecte les droits des individus à exprimer légalement leurs opinions, à mener des actions de plaidoyer pacifiques et à participer à des activités protégées par le Premier amendement ». Cependant, le centre est accusé de violer cette loi.

« Ces bulletins couvrent un large éventail de sujets et sont conçus pour fournir une connaissance de la situation, et non pour qualifier une activité légale ou un discours protégé par la Constitution de comportement criminel », a déclaré le sergent Eric Gripp, porte-parole du département de police de Philadelphie.

Impact économique de ces projets et menace pour l'emploi local

La colère des citoyens s'enracine principalement dans les répercussions financières de ces installations massives. Les populations locales refusent de subir des hausses de tarifs d'électricité et de financer des allègements fiscaux pour des géants technologiques sans en tirer de bénéfices directs. Dans le Michigan, par exemple, le fournisseur d'énergie DTE a tenté de conditionner le gel de ses futures hausses de tarifs à l'ouverture d'un centre de données.

Cette méthode a été assimilée à une « demande de rançon » par les autorités locales. Goldman Sachs avertit que la demande liée aux infrastructures d'IA fait augmenter les coûts de l'électricité, des composants électroniques et des logiciels, ce qui va stimuler l'inflation au cours des prochaines années.

À cette pression économique s'ajoute une menace existentielle pour les travailleurs. Les centres de données servent à entraîner des modèles d'IA avancés conçus pour remplacer à terme les employés de bureau. Des entreprises de la tech suppriment déjà des milliers de postes pour investir dans l'IA, à l'image d'Oracle ou encore de Meta, qui surveille informatiquement ses employés pour entraîner des agents d'IA capables de reproduire leur travail.

Les citoyens se retrouvent ainsi dans la position paradoxale de devoir subventionner, via leurs impôts et leurs factures énergétiques, les outils qui élimineront leurs propres emplois. Face à cette hostilité, l'industrie technologique pourrait bientôt se tourner vers l'espace pour accueillir ses centres de données. Selon la théorie de « l'IA orbitale », le placement de fermes de serveurs en orbite terrestre basse devient une option de plus en plus pertinente.

L'essor des centres de données crée des pénuries de composants

Le monde est actuellement confronté à une pénurie massive de puces de mémoire et de stockage. Les centres de données consomment des quantités colossales de composants électroniques, au point de provoquer des tensions sévères sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Une crise similaire menace désormais les CPU, dont le besoin s'intensifie à mesure que les charges de travail d'inférence des grands modèles de langage se multiplient.


Par ailleurs, les prix de gros de l'électricité ont grimpé en flèche jusqu'à 267 % en cinq ans sous l'effet de la demande des centres de données. Cette pression généralisée sur les ressources matérielles et énergétiques complique d'autant plus les projets d'expansion des hyperscaleurs, qui se retrouvent coincés entre des communautés locales hostiles, des infrastructures électriques saturées et des composants de plus en plus difficiles à obtenir.

Selon certains observateurs, cette dynamique de rejet rappelle fortement l'expansion des chemins de fer à la fin du dix-neuvième siècle. À l'époque, cette technologie transformatrice, dominée par de grandes entreprises et largement subventionnée,...
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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 12:19
Le plus grand centre de données IA prévu en Californie, qui s'était engagé à ne pas utiliser l'eau du fleuve Colorado, a intenté une action en justice pour obtenir l'accès à 984 000 mètres cubes d'eau par an
Avec le réchauffement climatique, l'agriculture a besoin de plus d'eau des nappes phréatiques. Entre se nourrir et refroidir des centres de calcul, le choix devrait être simple, non ?

L'Europe de l'ouest et centrale vivent une sécheresse inédite et particulièrement la France. Les agriculteurs ont besoin de milliards d'aide, alertent les syndicats agricoles. Et on est sur le plug, baby plug au niveau politique européenne et française.

Je n'utilise que peu d'eau par effort pour préserver le bien commun. Mais si c'est pour faire pousser des datacenters, alors je vais arrêter de faire des économies.

Je tiens à préciser que je n'utilise pas d'IA du tout. Luxe dont tout le monde se passait très bien avant 2023. Cette hérésie doit s'arrêter car, au delà des effets néfastes sur notre monde interconnecté, elle accélère de manière incontrôlée l'incendie de notre maison.

edit : je tiens à préciser que le jour du dépassement en France est au mois d'Avril. C'est à dire que la France a consommé en moins de 4 mois ce que la Terre était capable de lui accorder en ressources naturelles en 1 an.
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Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 10:19
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
on a surtout affaire à des extrémiste anti progrès, le train de l'ia et la et ceux qui veulent pas le prendre tant pis pour eux j'ai envie de dire. Le train internet a fait pas mal de ménage aussi en son temps.
Et que faire des cas bien réels des data center construits pour l'IA qui ont des impacts néfastes sur les riverains ? On a par exemple:
- pollution de l'air par xIA qui l'air rend moins respirable parce que le gaz est utilisé pour l'alimenter
- data center d'Amazon qui a rendu l'eau d'une nappe phréatique trouble (et donc non potable)
- des villes qui pourraient ne plus avoir de fournisseur d'électricité car ces-derniers se tournent vers les data center, plus gros client
- pollution sonore avec un bourdonnement h24 aux environs des data center
- augmentation du coût de l'électricité pour les particuliers

Ce ne sont pas des considérations morales, on parle d'une réduction de confort de vie.
Et si on va sur des aspects un peu moral:
- des terres agricoles sont rachetées pour construire de nouveau data center. Est-ce une bonne idée de réduire la production de nourriture pour plus d'IA ?
- l'eau est un ressource sous tension, de plus en plus avec le réchauffement climatique, et les data center en ont besoin en grande quantité pour leur refroidissement. Doit-on ignorer ce problème pour les développement technologique ?

De mon point de vue, je trouve très malhonnête de balayer ces problèmes d'un revers de la main au nom du progrès, il y a comme un air de "tant que ça ne m'affecte pas, c'est pas mon problème"
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/07/2026 à 23:36
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
[...]Selon le cabinet d’études Windfall Trust, ils peuvent diriger le développement de l’IA sur le plan national en finançant des infrastructures d’IA à forte intensité capitalistique, prendre des participations dans des entreprises spécialisées dans l’IA et capter une part des gains économiques générés par l’IA au profit du Trésor public.[...]
Quels gains économiques? C'est plutôt une tentative même pas cachée de rejouer ce qui marche: nationaliser les pertes des entreprises privées. En gros, des charlots comme Altman, Satya, etc font n'importe quoi, et ce serait au peuple d'éponger les pertes avec les impôts???

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel regard portez-vous sur les menaces croissantes visant les dirigeants du secteur de l'IA ?
Est-ce vraiment étonnant?

Je veux dire, on a d'un côté une dizaine d'ultra-ultra riches, aux tendances sociopathes, complètement déconnectés de la réalité, qui appuient de toutes leurs forces financières sur les médias et certaines boîtes depuis trois ans, tous les jours, pour essayer de refourguer de force au reste du monde, un futur dystopique.

Ils dilapident des sommes absolument folles dans une technologie qui au mieux relève du gadget/prototype, quand elle n'est pas complètement à côté de la plaque.

Ils détruisent l'environnement de millions de personnes pour ces produits pourris, diminuent le niveau de vie des masses, font monter les prix de l'énergie.

Avec tout ça, la grande majorité de la classe dominante dans les états et les entreprises, déconnectée également, est incapable de réfléchir rationnellement, et se dit que si ces types ultra-riches dépensent autant d'argent, c'est forcément que c'est utile et les suivent comme des moutons, même si personne n'a encore pu démontrer le moindre bénéfice généré grâce à ça.

Tout ce beau monde, procède à des licenciements régulièrement, pour éponger l'argent perdu dans l'IA, parce que maintenant, il n'y a plus de honte à se débarrasser de la masse salariale pour ce genre de choses: les actionnaires sont contents, tant qu'ils ne perdent pas d'argent sur le court terme.

Tout ça, ça représente quoi? 1000 personnes? 10 000? 1 000 000? En comparaison des milliards d'habitants sur cette planète, est-ce que ça étonne encore que certains commencent à grincer des dents?
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Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 12:06
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et que faire des cas bien réels des lignes TGV, des centrales nucléaires, des parcs éoliens ou des autoroutes qui ont des impacts néfastes sur les riverains ?
Toute infrastructure a des nuisances locales.
Et que je sache, ces installations donnent souvent lieu à des débats. Être dans le camps "contre" ne mène pas à être fiché S pour menace terroriste.
Pourquoi ici être dans le camps "contre data center IA" est assimilé à du terrorisme ?

On a besoin de ces débats pour avoir des solutions qui réduisent les effets négatifs (réduire la vitesse des trains aux abords des zones urbaine, mur pour réduire le bruit des voiture, pont "nature" pour donner une voie aux animaux de passer sans se faire écraser, etc...)
Fermer tout débat "parce que c'est pour le progrès" et taguer la contestation comme terroriste, c'est ce que j'appelle une dystopie
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Avatar de shenron666
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 24/08/2026 à 23:29
Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Euh, n'est-ce une partie des soucis des fuites que connait la France actuellement ? Il ne peut pas y avoir de "souveraineté numérique", cela n'existe pas. C'est une phrase vide de sens, du blabla novlang pour bobo déconnecté... mais connecté en fait
le problème n'est pas le cloud mais l'IA qui est extrêment gourmande en énergie
l'IA nous pompe la ram, les puces mémoires en général mais aussi elle nous pompe l'air
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/07/2026 à 12:24
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Si les usa sont pas capable de construire des datacenters, le mexique, canada ou d'autres voisins se feront une foies de les construire....
Il va falloir aller dire ça aux habitants de Quilicura au Chili...


Chili : asséché par les data centers | ARTE Reportage (2025)

Durée: 25'
[1]

29 déc. 2025 #reportage #arte #sécheresse
Reportage disponible jusqu'au 02/11/2028

Au Chili, l’eau disparaît. Pas seulement à cause de la sécheresse, mais aussi du cloud. Ce nuage qui n’amène jamais de pluie. Dans la banlieue nord de Santiago, les marais s’assèchent, les nappes phréatiques se vident et les paysans se retrouvent contraints de migrer.

En cause : les data centers, ces usines du numérique qui font tourner l’intelligence artificielle mondiale. Pour refroidir leurs serveurs, les géants de la tech pompent des millions de litres chaque jour – dans un pays frappé par une sécheresse endémique depuis plus d’une décennie. Et ce n’est qu’un début : le gouvernement chilien vient d’approuver l'an passé, le plan national des data centers qui envisage de multiplier par trois le nombre de centre de données sur l'ensemble du territoire. De trente-trois aujourd'hui, le Chili comptera dans quelques années une centaine de data centers, faisant du pays le hub numérique le plus dense d’Amérique latine.
À travers le combat d'artisans vivant des ressources du marais de Quilicura près de la capitale Santiago, mais aussi celui d’activistes du climat, de familles d’agriculteurs et de réfugiés climatiques contraints de s’exiler, une bataille bien plus vaste se joue. Celle d’une transition numérique mondialisée qui s’implante dans les territoires fragiles, souvent au détriment des populations locales et des équilibres écologiques.

#sécheresse #reportage #arte

Reportage, 2025

https://www.arte.tv/fr/videos/128630...-data-centers/
Chili : asséché par les data centers - Regarder le documentaire complet | ARTE

  • Réalisation: Pierre Morel
  • Auteur.e: Pierre Morel
  • Image: Pierre Morel, Ariel Marinkovic
  • Montage: Thibault Leclerc
  • Production: Hikari Films
  • Producteur/-trice: Frédéric Lafont
  • Fixeur: Mauricio Rabuffetti
  • Pays: France
  • Année: 2025

& un article trouvé sur la toile:

https://jiec.fr/zone-humide-de-quili...-de-lhumanite/
Zone humide de Quilicura*: un espace vital pour la survie des communautés et de l'humanité

Par Julie, 9 janvier 2025

Lorsqu'Elisa Muñoz Méndez se souvient de l'endroit où elle est née et a grandi, dans la commune de Quilicura, elle est émue en parlant des paysages qui entouraient sa maison. « Pour moi, les zones humides étaient comme le prolongement de ma terrasse. Je parle d'un Chili qui n'existe plus et d'une commune entièrement agricole », explique cet artisan textile et vannier qui vit dans le nord de la capitale chilienne, Santiago.

Aujourd'hui, cette partie de la ville est une plaque tournante où convergent le développement industriel, immobilier et agricole et coexiste avec plusieurs décharges informelles qui entourent la zone humide de Quilicura, la plus grande de la région et la deuxième au niveau national. Les experts disent qu'il s'agissait d'une zone humide préhistorique, faisant partie d'une lagune asséchée et aujourd'hui réduite à ces vestiges...
https://jiec.fr
Jiec : Sauvons la planète !

[1]
Merci à _toma_ ici
3  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 15:20
Citation Envoyé par suricata Voir le message
Avec le réchauffement climatique, l'agriculture a besoin de plus d'eau des nappes phréatiques. Entre se nourrir et refroidir des centres de calcul, le choix devrait être simple, non ?
Non, ça n'est pas si simple, car il ne s'agit pas vraiment des "écologistes contre les partisans de la souveraineté numériques", comme on essaye souvent de nous le faire croire, mais des habitants contre les spéculateurs de la bulle IA. Ces gens sont très riches, et savent que si l'eau, l'électricité et la nourriture deviennent hors de prix pour la plèbe, eux pourront continuer de se les payer...

Et puis la souveraineté numérique a bon dos: ce datacenter à Beringen, contre lequel les locaux protestent, c'est une société américaine, par exemple!

Et la France n'est pas épargnée: Américains, Canadiens, Émiratis, rien n'est souverain dans ces projets de datacenters!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 18:07
Priorité à l'environnement ou focus sur l'innovation et la souveraineté numérique ? Les datacenters créent un dilemme
Le plus gros projet de datacenter qui va consommer des quantités d'électricité et d'eau stratosphériques en Suisse alors que le pays subit une sécheresse historique est construit par... Une société américaine!

Les datacenters qui ont été bombardés par l'Iran dans les différents pays arabes étaient des datacenters appartenant à... des sociétés américaines comme Amazon!

C'est cela la "souveraineté numérique" ???

Construire un datacenter dans un pays n'est pas synonyme de "sauveraineté numérique" du pays mais assurément de "destruction de l'environnement" du pays en question!!!
3  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/06/2026 à 9:51
Citation Envoyé par Jsaintyv Voir le message
1) Ce sujet suscite tellement de discussions en ligne qu’il est difficile de croire qu’il ne soit pas influencé.
Il est évident que des entreprises ou des États soutiennent cette thématique, dans un sens ou dans l’autre, pour servir leurs propres intérêts.
Je reconnais que les data centers ne sont pas la solution écologique idéale, mais ce ne sont pas non plus des raffineries ou des aéroports.

2) À mon avis, investir dans un méga data center est actuellement un pari risqué, voire irréfléchi.
a) Trump et les États-Unis fournissent toutes les raisons de remettre en question l’hypercentralisation.
b) Les performances des modèles d’IA embarqués open source progressent de manière exponentielle. Surtout, des entreprises ont tout intérêt à ce que ces modèles deviennent plus performants.
D’ailleurs, les besoins en mémoire et en puissance de calcul ne font que diminuer.
Il est probable que Nvidia, Intel, AMD et ARM gagnent davantage d’argent en équipant des micro-ordinateurs avec des solutions d’IA embarquée, plutôt qu’en vendant des systèmes à des entreprises qui, actuellement, vendent leurs tokens à perte.
Selon moi, cela explique pourquoi Nvidia et ARM ont annoncé produire leurs propres processeurs : ils ont compris qu’ils devaient construire un écosystème favorable pour capter le futur marché de l’IA embarquée dans les PC.
Pour ma part, je pense que la France a un tel déficit en matière de datacenters qu'il n'y a aucun risque à investir dedans.

Même si la bulle IA s'effondre, on pourra toujours offrir du cloud, et rapatrier nos données de ce côté de l'Atlantique. Parce que la menace est réele : si l'administration américaine décide du jour au lendemain d'interdire aux entreprises françaises d'utiliser AWS et autres, cela va provoquer une crise majeure.
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Avatar de tepaze
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 23:58
De mon point de vue c'est surtout une question de modèle de société.
Soit on est dans un monde capitaliste, et on doit rester (entrer ?) dans la course de l'IA, au risque d'être disqualifié - économiquement parlant - si celle-ci représente réellement une révolution économique - et c'est une éventualité qu'il ne faut pas écarter.
Soit on est dans un autre monde, qui reste a construire, dans lesquel les ressources vitales doivent être protégées (pour faire bref).
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