IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Un éditeur de logiciels va priver ses 5000 employés d'augmentations pour consacrer ces fonds aux investissements en IA. Les PDG persistent dans l'IA en dépit des retours de productivité et financiers décevants

Le , par Patrick Ruiz

24PARTAGES

11  0 
Un éditeur de logiciels va priver ses 5000 employés d'augmentations pour consacrer ces fonds aux investissements en IA. Les PDG persistent dans l’IA en dépit des retours de productivité et financiers décevants

Selon divers rapports, plus de 5000 employés d'une entreprise mondiale de logiciels ne bénéficieront pas d'augmentation cette année, car les fonds seront plutôt consacrés aux investissements en intelligence artificielle. Cette dernière vient allonger la liste des entreprises plongées dans les investissements tous azimuts dans la filière. Les responsables d’entreprises persistent dans l’intelligence artificielle en dépit des retours de productivité et financiers décevants.

Des rapports font état de ce que le PDG de Teradata a annoncé cette décision dans une note de service expliquant qu'elle était motivée par la volonté de « s'imposer sur le marché grâce à l'IA. Nous financerons cet investissement dans l'IA en réaffectant le budget prévu pour les ajustements salariaux annuels de 2026. »


Teradata vient allonger la liste des entreprises qui persistent dans l'IA malgré des retours décevants

Selon une enquête annuelle menée par le cabinet de conseil Teneo auprès de plus de 350 dirigeants d’entreprises cotées, 68 % des PDG prévoient d’augmenter encore leurs dépenses en intelligence artificielle en 2026. Ce chiffre, en apparence spectaculaire, masque pourtant une réalité plus contrastée : moins de la moitié des projets d’IA actuellement déployés génèrent des retours financiers supérieurs à leur coût. Autrement dit, l’enthousiasme pour l’IA progresse plus vite que sa rentabilité démontrée.

Cette tension entre promesse technologique et performance économique réelle est devenue l’un des paradoxes centraux de la stratégie numérique des grandes entreprises.

Pour une majorité de PDG interrogés, l’intelligence artificielle n’est plus une option mais un passage obligé. Le discours dominant au sein des conseils d’administration repose sur une conviction forte : ne pas investir massivement aujourd’hui exposerait l’entreprise à un déclassement stratégique demain. L’IA est perçue comme une technologie de rupture comparable à l’électrification ou à l’informatisation, avec un potentiel de transformation globale des chaînes de valeur.

Cette vision explique pourquoi les arbitrages budgétaires continuent de pencher en faveur de l’IA, même lorsque les indicateurs de retour sur investissement restent mitigés. Dans de nombreux groupes, l’IA est désormais intégrée aux plans stratégiques pluriannuels, au même titre que la cybersécurité ou la transition cloud.


La ruée vers l’intelligence artificielle relève d’autant plus du paradoxe que cette technologie coûte plus cher que la main d’œuvre humaine

Pendant des années, l'IA a été présentée comme une révolution en matière de productivité, censée améliorer les performances des travailleurs humains tout en maîtrisant les coûts. Mais une nouvelle réalité se dessine. Pour certaines entreprises, le coût d'exploitation des systèmes d'IA commence à dépasser celui de leurs propres employés.

Bryan Catanzaro, vice-président chargé de l'apprentissage profond appliqué chez Nvidia, a récemment fait remarquer que les coûts informatiques de son équipe dépassaient désormais largement les dépenses de personnel. Il s'agit là d'un renversement frappant de l'idée reçue selon laquelle l'automatisation permettrait de réduire les coûts d'exploitation, rapporte Axios.

Le problème réside dans les mécanismes de l'IA moderne. L'entraînement et l'exécution de modèles avancés nécessitent une infrastructure informatique colossale, souvent alimentée par des puces et des services cloud coûteux. À cela s'ajoutent les coûts « par jeton », c'est-à-dire les frais liés au traitement des requêtes sur les grands modèles de langage, qui peuvent rapidement monter en flèche à mesure que l'utilisation s'intensifie. C’est ce qu’illustre la situation actuelle avec GitHub Copilot.

Le nouveau système de tarification de GitHub Copilot accorde aux utilisateurs un nombre défini de « crédits » d'IA chaque mois, chaque crédit équivalant à un centime de dollar d'utilisation. Les différents niveaux d'abonnement incluent également des crédits bonus : le forfait Pro à 10 dollars par mois offre 1 500 crédits, le forfait Pro+ à 39 dollars inclut 7000 crédits, et le forfait Copilot Max qui coûte 100 dollars par mois donne droit à 20 000 crédits.


Le coût exact d'un prompt dépend directement du nombre de tokens d'entrée et de sortie ainsi que du modèle sélectionné. Un million de tokens de sortie avec GPT-5.4 nano d'OpenAI coûte seulement 1,25 dollar, tandis que le même volume avec GPT-5.5 s'élève à 30 dollars. Les utilisateurs sont d'ailleurs mis en garde contre l'utilisation du mode automatique, qui peut parfois basculer sur des modèles très coûteux pour des requêtes pourtant simples.

Face à ce changement, plusieurs développeurs rapportent avoir consommé leur quota mensuel en moins d'une seule journée. Des tests montrent qu'un simple prompt pour créer un petit jeu avec Claude Haiku 4.5 consomme environ 94 crédits. Cependant, les coûts explosent pour des tâches complexes : certains utilisateurs signalent la perte de 5000 crédits pour seulement quelques soumissions de code dirigées par Copilot.

D'autres rapportent qu'une seule journée d'essai avec Claude Sonnet 4.6 leur a coûté 840 crédits. Les estimations fournies par les propres outils de GitHub révèlent que l'ancienne utilisation de certains développeurs très actifs aurait généré des factures s'élevant à plusieurs milliers de dollars sous ce nouveau plan, illustrant à quel point GitHub subventionnait leurs habitudes par le passé. Ce qui signifie que GitHub (Microsoft) vendait Copilot à perte.

Conclusion

L’intelligence artificielle est partout dans les discours stratégiques, dans les plans d’investissement et dans les présentations aux conseils d’administration. Pourtant, derrière l’emballement médiatique et les annonces spectaculaires, un constat s’impose progressivement : pour une majorité de dirigeants, l’IA n’a pas encore tenu ses promesses de création de valeur mesurable. Les données issues de la dernière grande enquête mondiale menée auprès des CEO dessinent un paysage bien plus nuancé, parfois même désenchanté, où l’expérimentation technologique avance plus vite que les résultats économiques.

Et vous ?

Comment voyez-vous l’IA aujourd’hui ? Comme un levier stratégique mûrement réfléchi ou un investissement défensif dicté par la peur d’être perçu comme « en retard » par les marchés et les conseils d’administration ?
Partagez-vous les avis selon lesquels la ruée vers l’intelligence artificielle relève d’autant plus du paradoxe que cette technologie coûte plus cher que la main d’œuvre humaine ?

Voir aussi :

Malgré de solides profits, le géant français des services informatiques Capgemini pourrait supprimer jusqu'à 2400 postes en France, l'IA figure parmi les explications fournies par la direction du groupe

Tout le monde se demande si, et quand, la bulle de l'IA va éclater. Voici ce qui s'est passé il y a 25 ans et qui a finalement conduit à l'éclatement de la bulle Internet
Vous avez lu gratuitement 44 897 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 09/06/2026 à 1:09
Ce que ne comprennent pas les travailleurs, et en particulier les salariés, c'est que l'IA va s'imposer non pas parce qu'elle est meilleure et moins chère, mais parce que les décideurs veulent de l'IA et ne veulent plus de salariés.

T'as beau être la plus belle femme du monde, t'as aucune chance si tu débarques dans une boîte gay où les gars ne rêvent que de bels Apollons. Les salariés sont là en mode "oui mais les PDG ne savent pas ce qu'ils ratent".
0  0