IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Linus Torvalds s'exprime sur la plus-value de l'IA dans le noyau Linux et dit « Oui à l'IA, mais l'expertise des développeurs humains est requise pour corriger les patchs et les rapports de bogue générés »

Le , par Patrick Ruiz

760PARTAGES

15  0 
C’est l’économie de sa récente sortie lors de l’Open Source Summit en Inde. Elle s’avère être une redite de prises de positions précédentes dans lesquelles il souligne qu’il voit l’intelligence artificielle comme un meilleur outil pour les revues que pour la génération de code et que, dans un cas comme dans l’autre, l’apport des développeurs humains est nécessaire pour corriger les productions de l’intelligence artificielle. Sa sortie intervient dans un contexte de divisions dans la filière autour de la mise à contribution de l’intelligence artificielle. En effet, certains projets optent pour l’interdiction des outils dits d’intelligence artificielle.

En droite ligne avec sa sortie lors du récent Open Source Summit en Inde, Linux autorise l'utilisation de l’intelligence artificielle pour générer le code du noyau. Précision à ce propos : la communauté ne le considère pas comme la propre contribution du mainteneur. En d’autres termes, ce dernier endosse les éventuelles erreurs de l’intelligence artificielle mise à contribution dans le cadre de la génération de code du noyau. En sus, les mainteneurs ont entre autres pour charge d’assurer la révision de l'intégralité du code. C’est un accord entre Linus Torvalds et les mainteneurs après des mois de débats acharnés. Linus Torvalds reste ainsi cohérent avec sa posture selon laquelle l’IA reste un outil à utiliser avec des pincettes.

Linus Torvalds a déjà formulé des plaintes pour ce qui est des rapports de bogues générés par l'IA qui perturbent le développement du noyau Linux avec la version 7.1 RC4, notamment un flot chaotique de rapports en double générés par l'IA. Lors du récent Open Source Summit, il ajoute que le contenu de ces rapports de bogue est tel qu’il nécessite une revue humaine dans bien des cas. En gros, l’apport des développeurs humains reste requis pour ce qui est de la génération et de la revue de code produit par l’intelligence artificielle.


A l’inverse du noyau Linux, plusieurs projets interdisent désormais les contributions de code ainsi que les rapports générés par l’intelligence artificielle

Après des mois de discussions, la Fondation Godot et ses responsables mettent un terme à cette situation. Dans un article de blog, la Fondation a annoncé que les directives de Godot destinées aux contributeurs seraient bientôt modifiées afin d’interdire le code rédigé par l’IA, les pull requests soumises par des agents IA et le texte généré par l’IA dans les communications entre humains.

« Il est temps pour nous de reconnaître que ces problèmes ne disparaîtront pas et que nous devons donc prendre des mesures pour alléger la charge qui pèse sur les responsables de maintenance, tout en veillant à conserver un parcours permettant d’accompagner les nouveaux contributeurs pour qu’ils deviennent les futurs responsables de maintenance », a déclaré la Fondation Godot.

La Fondation estime que l'accumulation de pull requests Godot en attente de révision n'est pas entièrement négative : c'est le signe que l'intérêt pour l'utilisation et la contribution à Godot est en hausse. Mais l'afflux de contributions rédigées ou soumises par l'IA sape la motivation des responsables du projet à se confronter au travail déjà fastidieux que représente la révision des pull requests.

« Si vos commentaires sur les pull requests sont simplement absorbés par une machine et ne servent pas à encadrer un futur responsable potentiel, il devient beaucoup plus difficile de justifier de consacrer son temps libre à l'examen de ces pull requests », a déclaré la Fondation.

Alors que le problème devient de plus en plus insoutenable, la Fondation Godot indique qu'elle est en train de mettre à jour ses politiques de contribution, en mettant l'accent sur « la mise en place de barrières contre les contributions bâclées et sans effort », l'encouragement des responsables de maintenance à réviser le code, la formation des nouveaux contributeurs pour qu'ils deviennent de futurs responsables de maintenance et, surtout, l'exigence que toutes les contributions proviennent d'êtres humains responsables de leur code — et capables de le corriger en cas d'échec.

L'adoption des outils d'IA par les plateformes telles que HackerOne pose un problème majeur à la communauté des logiciels libres : la multiplication de rapports de vulnérabilités générés par des outils d'IA, souvent erronés ou trompeurs, qui submergent les mainteneurs. Les fabricants de modèles d'IA s'attendent à ce que l'IA aide les développeurs à détecter les bogues beaucoup plus rapidement afin de jouir de plus de temps pour innover.

Mais il s'avère que ces rapports sont en majorité le résultat des hallucinations de l'IA, et donc inutiles. Seth Larson, développeur de sécurité en résidence à la Python Software Foundation, a soulevé la question dans un billet de blogue en décembre 2024. Il a exhorté les personnes qui signalent des bogues à ne pas utiliser de systèmes d'IA pour la chasse aux bogues. Selon lui, les systèmes d'IA actuels ne sont pas fiables dans ce contexte.

« J'ai remarqué une augmentation des rapports de sécurité de qualité extrêmement médiocre, spammés et hallucinés par les LLM dans les projets open source. À première vue, ces rapports de bogue semblent potentiellement légitimes et nécessitent donc du temps pour être réfutés », écrivait-il, rappelant les résultats similaires obtenus par le projet cURL en janvier 2024. Début 2025, c'est le créateur du projet cURL qui a exprimé son ras-le-bol.

Dans certains cas, les auteurs des signalements erronés sont des personnes novices qui testent des IA sur du code. Ou pire, elles utilisent les rapports générés par l'IA pour tenter d'obtenir des récompenses financières via des programmes de primes aux bogues sans fournir de véritables contributions.

Par exemple, quatre rapports de vulnérabilité malavisés ont été publiés par une personne apparemment à la recherche d'une réputation ou d'une prime de détection de bogues. « L'une des façons de s'en rendre compte, c'est que le rapport est toujours très agréable. Formulé de manière agréable, en anglais parfait, poli, avec de jolis points... un humain ordinaire ne le ferait jamais de cette manière dans son premier rapport », a déclaré Daniel Stenberg.

Source : Keynote : Linus Torvalds in conversation with Dirk Hohndel at Open Source Summit India 2026

Et vous ?

Peut-on réellement faire confiance au code généré par l'IA sans relecture humaine ?

Comment intégrer efficacement l’IA dans une chaîne DevOps sans compromettre la qualité ou la sécurité ?

L’IA est-elle capable de générer un code maintenable à long terme, ou produit-elle surtout du “jetable” ?

Faut-il former tous les développeurs à l’ingénierie de prompt et à la relecture de code IA ?

Va-t-on vers une disparition progressive des développeurs juniors au profit d’IA copilotes ? Comment adapter la formation des futurs ingénieurs à un monde où l’IA code une grande partie des projets ?

Les développeurs de demain seront-ils des "relecteurs de code IA" ou des "concepteurs augmentés" ?

Quelles compétences humaines deviendront les plus valorisées face à l’automatisation du codage ?

Voir aussi :

Linus Torvalds refuse de transformer la documentation du kernel en champ de bataille idéologique « anti-IA » : arrêtez de faire toute une histoire de « l'IA slop » dans la documentation du noyau

Un mainteneur propose d'ajouter un « kill switch » au noyau Linux après la divulgation récente de plusieurs vulnérabilités critiques, mais son impact sur la stabilité du système suscite un débat

Linux fixe les règles en matière de code généré par IA : Oui à Copilot, les humains endossent les erreurs. Après des mois de débats acharnés, Torvalds et les mainteneurs parviennent à un accord.
Vous avez lu gratuitement 111 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 13:20
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
je me base sur mon réseau, les conventions/conférences auxquelles j'assiste
Aaah! C'est la meilleure de l'année!

Le monsieur va dans des conventions et conférences dont le thème est "Développer avec l'IA" et il conclut "99% des développeurs utilisent l'IA"

Je vais aller participer à un conférence réunissant les végétariens et je me ferai bientôt prochainement le plaisir de vous donner une statistique du style "le 100% des gens sont végétariens"
5  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 9:53
Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler, Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l’IA dans Linux
Le sieur Torvalds a donc tout simplement décidé de pratiquer la politique de l'autruche!

C'est juste une démission et une perte de contrôle de Linux à court terme...

Il y a plus qu'une dernière action que l'on peut attendre de ce type: La vente de sa paternité de Linux à microsoft ou mieux à un OpenAI ou à un Anthropic!

Deux citations du philosophe latin Sénèque, mort à 65 ap J.C prennent ici toute leur valeur et démontrent que certaines pensées sans IA restent vraies près de 2 000 ans plus tard:

Certains sont jugés grands parce qu'on mesure aussi le piédestal. (De tranquillitate animi, X, 5)
Un nain est toujours petit, eût-il une montagne pour piédestal (Lettres à Lucilius, LXXVI)
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/10/2026 à 9:56
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
il n'a surtout pas le choix d'adopter cette position, il n'y aurais plus de contribution dans le kernel si l'ia était interdite.
en 2026 99% des devs codent avec l'ia.
Ouah! Et comment vous arrivez au chiffre de 99%?

Quelle est l'origine de ce chiffre? Votre marc de café? Votre boule de cristal achetée sur alibaba? Ou mieux, l'IA a qui vous avez posé la question?
4  1 
Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 17/07/2026 à 19:48
Vous n'êtes pas pro-IA mais vous l'utilisez au quotidien. Et vous concluez en parlant de gains de productivité grâce à elle. Donc vous êtes convaincu de ses bienfaits. Pourtant nombre d'articles de ce site rapporte que l'IA, au mieux ne fait pas gagner de temps, au pire en fait perdre car il faut la corriger en permanence.

Pour ma part j'utilise l'IA mais pas un LLM pur. C'est CortAIx de Thales. Une IA hybride fiable, explicable et sécurisée. Là oui cela vaut la peine d'utiliser l'IA. Je l'utilise pour la recherche scientifique et les calculs mathématiques. Elle est frugale tant en données qu'en matérielles (CPU, GPU, énergie, eau).

Entre votre point de vue biaisé par l'utilisation d'un seul type d'IA dégénérée et décadente, et mon point de vue de concepteur utilisant une IA réellement intelligente laissant l'être humain seul décisionnaire final, il y a un monde qu'Anselme45 comble allègrement. Laisser les agents prendre des décisions de manière autonome est certainement la pire erreur de l'humanité pour accélérer la course à sa perte. Cela va prendre des décennies pour rattraper cette erreur entre la dette technique, les hallucinations et les biais de conception.

Le fric a voté pour l'IA et des moutons comme calvaire et vous suivez aveuglément ce que dit le dieu pognon.
3  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/07/2026 à 17:26
Citation Envoyé par suricata Voir le message
Pourtant nombre d'articles de ce site rapporte que l'IA, au mieux ne fait pas gagner de temps, au pire en fait perdre car il faut la corriger en permanence.
Si ce n'était l'avis que des articles que certains "fans de l'IA" rejettent... Mais ce sont les études de Anthropic elle-même, société développant des modèles IA, qui sont arrivé à la conclusion que l'IA ne faisait pas gagner du temps aux développeurs!!!

Pourquoi une telle différence entre les "fans de l'IA" et les études de Anthropic? Tout simplement parce que les "fans de l'IA" voient pas plus loin que leur nez, ils se limitent à constater que l'IA pond rapidement du code, sans se préoccuper de savoir si le code est efficace et surtout sans prendre en compte la durée de vie d'un logiciel...

Un logiciel pro, ce n'est pas un bout de code pondu un jour sur un coin de table, c'est un logiciel qu'il faut maintenir dans le temps, debugger, tester, adapter, maintenir et là, l'IA est complètement dans les choux et les "pseudo-développeurs" qui ont laissé faire leur travail par l'IA prennent 10 fois plus de temps pour mener ces tâches quand ils en sont capables (ce qui n'est pas toujours le cas!!!)
3  2 
Avatar de jbaipro
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 25/07/2026 à 4:47
Les pontes de Linux s'engagent dans l ' IA. Le problème est que Linux, malgré les relecteurs et l open source, voit les ias de pointe découvrir des failles dans les sources. L'évolution rapide des capacités les obligent à affiner leur modèle initial.
3  2 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/10/2026 à 16:49
Citation Envoyé par phil995511
"Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler" > Par contre là je suis moins d'accord, le code doit être documenté et cette balise est utile de mon point de vue.
L'AI n'est pas contradictoire avec la documentation. Un code humain tout comme un code IA peut poser problème, les deux doivent être relus avec la même rigueur.
Et de toute façon comme on a pas moyen de forcer a utiliser le tag IA, ça pourrait être plus trompeur qu'autre chose.
2  1 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 19/10/2026 à 18:19
Citation Envoyé par Uther Voir le message
L'AI n'est pas contradictoire avec la documentation. Un code humain tout comme un code IA peut poser problème, les deux doivent être relus avec la même rigueur.
Et de toute façon comme on a pas moyen de forcer a utiliser le tag IA, ça pourrait être plus trompeur qu'autre chose.
Avec la documentation, non, mais avec l'utilisation de licences logicielles précises, si, vu que les modèles ont été allègrement entraîné sur tout et n'importe quoi, peu importe la licence.

Visiblement, Linus a décidé de laisser tomber la GPLv2 pour le kernel Linux.
2  1 
Avatar de jbaipro
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 25/07/2026 à 4:54
Sashiko (développé initialement par un ingénieur de Google, Roman Gushchin) est un système de relecture de code basé sur l'IA. Il a été conçu pour révolutionner la sécurité du noyau Linux.Son nom vient de la technique de broderie traditionnelle japonaise, le sashiko, qui consiste à réparer et renforcer des tissus avec des patchs.Comment fonctionne Sashiko ?Sashiko est écrit en Rust et fonctionne de manière autonome (agentique). Il surveille en temps réel les listes de diffusion publiques du noyau Linux (LKML) :Analyse des patchs : Dès qu'un développeur humain propose une modification de code, Sashiko l'intercepte.Utilisation des LLM : Il envoie le patch (et l'historique Git lié pour avoir du contexte) à un grand modèle de langage. Bien qu'il supporte Claude, il a été massivement optimisé et testé avec Gemini 3.1 Pro. Google finance entièrement les coûts de jetons (tokens) pour le projet.Rôle de critique : Sashiko agit comme une équipe de relecteurs virtuels spécialisés (sécurité, gestion de la mémoire, concurrence). Il commente directement le code pour pointer les erreurs avant qu'un mainteneur humain ne perde du temps à le faire.Pourquoi fait-il sensation ?Une efficacité redoutable : Lors de sa phase de test sur un échantillon de 1 000 bugs récents, Sashiko a réussi à identifier 53 % des failles. Le point crucial est que 100 % de ces failles avaient été manquées par les relecteurs humains lors de la soumission initiale.Moins de faux positifs : Son taux de fausses alertes reste sous la barre des 20 %, ce qui est exceptionnel pour un outil automatisé
3  3 
Avatar de phil995511
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/10/2026 à 16:22
"Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l'IA dans Linux" > Il a clairement raison sur ce point !!!

"Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler" > Par contre là je suis moins d'accord, le code doit être documenté et cette balise est utile de mon point de vue.
1  1