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Apocalypse des bogues : l'IA détecte les failles logicielles plus rapidement que les équipes de sécurité de Microsoft ne parviennent à les corriger,
La dette technique du code hérité suscite des inquiétudes

Le , par Mathis Lucas

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Microsoft serait en proie à une crise informatique provoquée par la puissance inédite du modèle d'IA Claude Mythos d'Anthropic. Cet outil parvient à identifier des failles de sécurité à une cadence telle que les ingénieurs de Microsoft sont incapables de les corriger assez rapidement. Microsoft mène une course contre la montre pour sécuriser des logiciels mondiaux comme SharePoint avant que des attaquants n'exploitent ces mêmes failles. La stratégie habituelle de triage des bogues est remise en question, car l'IA permet désormais de combiner plusieurs failles mineures pour lancer des attaques dévastatrices. Les dirigeants craignent une apocalypse de bogues.

Claude Mythos est un nouveau modèle d'IA développé par Anthropic et doté de capacités avancées en matière de cybersécurité. Le géant de la technologie Microsoft a obtenu un accès privilégié à Mythos dans le cadre d'un programme baptisé Project Glasswing, une initiative de cybersécurité défensive lancée par Anthropic le 7 avril 2026. Mythos a été utilisé en interne pour analyser et détecter les failles de sécurité au sein des logiciels de Microsoft.

L'objectif était de détecter et de corriger ces vulnérabilités avant que des pirates informatiques et des gouvernements hostiles, comme celui de la Chine ou de la Russie, ne e les exploitent à leur tour à des fins d'espionnage et de sabotage. La version utilisée par Microsoft est baptisée « Claude Mythos Preview ».

D'autres entreprises telles que Mozilla, Amazon, et Apple participent également au programme Project Glasswing d'Anthropic. En avril, Mozilla a rapporté que Mythos avait détecté 271 failles de sécurité dans Firefox 150. Mozilla a expliqué que ce nouveau modèle d'IA est « tout aussi performant » que les meilleurs chercheurs en sécurité au monde. Selon l'entreprise, Mythos analyse le code source et identifie les bogues avec une « expertise pointue ».

Une course contre la montre face aux menaces cybernétiques

Selon un nouveau rapport publié de ProPublica, Mythos révélait des bogues plus rapidement que le géant technologique ne parvenait à les corriger. Un responsable a déclaré que les ingénieurs sont engagés dans une « course effrénée » pour combler ce retard. Lors d'une réunion interne à la mi-mai, une diapositive de la présentation montrait que rien qu’en avril, Mythos avait découvert 90 bogues « critiques » et 141 « importants » dans SharePoint.


Au cours de la première quinzaine de mai, il en a détecté encore davantage. Pour rappel, SharePoint est une plateforme collaborative conçue pour les organisations. Elle sert d'espace centralisé pour stocker, partager et gérer des documents. Elle permet également de créer des sites Web internes (intranet) pour communiquer et travailler en équipes sur différents projets. SharePoint est très répandu dans les grandes entreprises et administrations.

La pression était immense, car les dirigeants avaient identifié la date du 31 mai comme le moment où le reste du monde aurait potentiellement accès à des technologies équivalentes à Mythos. « S’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît, si votre organisation présente des bogues datant d’avril, corrigez-les », a imploré Hans Andersen, responsable de l’ingénierie, lors de la réunion. Ils disposaient de deux semaines pour tirer le meilleur parti de l'outil.

Les ingénieurs présents à la réunion ont remis en question cette affirmation, l’un d’entre eux résumant ainsi la situation : « en gros, vous estimez donc que si le logiciel est publié le 1er juin, les adversaires disposeront de nos failles dès le 2 juin ? » « Oui », a répondu une personne. « Oui », a renchéri une autre.

Une avalanche de vulnérabilités révélées en très peu de temps

Les chiffres publiés par Microsoft en juillet 2026 ne sont pas une erreur de frappe. Le Patch Tuesday de juillet chiffre le problème : 622 vulnérabilités en un mois. Microsoft a corrigé 622 bogues lors de sa mise à jour du Patch Tuesday du 14 juillet dernier, soit plus du triple du précédent record de juin, qui était de 206. C'est une forme étrange de progrès. Les bogues sont détectés plus rapidement. La liste des correctifs à appliquer s'allonge également.

La liste publiée en juillet comprend 416 failles Windows, 82 failles Office, 46 failles Microsoft Edge et 63 vulnérabilités classées comme critiques. Deux failles étaient déjà exploitées : CVE-2026-56155 dans Active Directory Federation Services et CVE-2026-56164 dans SharePoint Server. Il ne s’agit pas de systèmes obscurs situés à la périphérie de l’entreprise. L’un gère les identifiants de connexion. L’autre logiciel héberge les documents d’entreprise.

Outre le système d'IA Claude Mythos d'Anthropic, Microsoft utilise également son outil d’analyse multimodèle MDASH pour accélérer la détection de bogues. C’est là le véritable enjeu. L’IA ne se contente pas de produire davantage de logiciels. Elle modifie la cadence à laquelle les anciens logiciels sont inspectés.

La preuve la plus flagrante nous vient de Pékin. Bloomberg a rapporté en avril que le groupe « 360 Digital Security », également connu sous le nom de Qihoo 360, avait développé un agent de détection des vulnérabilités) basé sur l’IA qui a permis de découvrir près de 1 000 failles jusque-là inconnues, notamment dans Microsoft Office et OpenClaw, un framework open source destiné à la création et au déploiement rapide de workflows d’agents IA.

La stratégie de triage et le danger des vulnérabilités mineures

Confronté à ce déluge de bogues, la firme de Redmond doit trouver le moyen de les corriger rapidement afin d'éviter une exploitation massive aux conséquences désastreuses. Microsoft a dû prioriser ses efforts de correction. L'entreprise a choisi de traiter en urgence les failles critiques et importantes, qui sont les plus susceptibles de causer des dommages notables, tout en laissant temporairement de côté les bogues de gravité faible ou modérée.

Toutefois, cette stratégie de triage traditionnelle comporte des risques majeurs face aux capacités de l'IA. Vinh Nguyen, ancien spécialiste de l'IA pour l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), a averti que Mythos a la capacité de lier plusieurs petites failles entre elles pour orchestrer des attaques dévastatrices.

Pour souligner cette nouvelle menace, il a expliqué : « le problème maintenant, c'est que vous pouvez enchaîner quatre failles de bas niveau, et cela peut équivaloir à une gravité élevée ». De son côté, Microsoft défend sa méthode en affirmant que cette technique d'enchaînement de failles fait depuis longtemps partie de son évaluation des risques. Selon les experts, les entreprises devront reconsidérer leur approche en matière de triage.

Mythos, par exemple, est capable d’enchaîner une série de failles qui se renforcent mutuellement, ce qui signifie que les failles de gravité faible ou modérée qui ne sont pas corrigées pourraient ouvrir la voie à des attaques dévastatrices. « Si vous êtes Microsoft, la stratégie de triage actuelle risque de sous-estimer les risques », estime Vinh Nguyen. Microsoft a déclaré que « le volume global de bogues ne se stabilisera pas avant un certain temps ».

OpenAI suit les traces d'Anthropic dans la détection de bogues

OpenAI aborde ce même problème sous l’angle défensif. Le 6 mars, OpenAI a présenté « Codex Security sous forme d’aperçu de recherche destiné aux utilisateurs de ChatGPT Pro, Enterprise, Business et Edu. L'entreprise dirigée par Sam Altman a indiqué que le logiciel avait analysé plus de 1,2 million de commits dans des dépôts externes au cours de sa phase bêta et identifié 792 failles critiques et 10 561 vulnérabilités à haut niveau de gravité.

Le principe est simple : Codex Security établit le contexte d’une base de code, détecte les vulnérabilités potentielles, les valide dans un bac à sable et propose des correctifs. La différence n’est pas négligeable. Les scanners traditionnels génèrent déjà beaucoup de « bruit ». Or, les équipes de sécurité sont déjà submergées par ce bruit. Ce dont elles ont besoin, ce sont des résultats accompagnés de preuves et d’une feuille de route pour la correction.

OpenAI a ensuite déclaré en juin que Codex Security avait analysé plus de 30 millions de commits sur plus de 30 000 bases de code depuis la présentation préliminaire de la recherche en mars, et que les réviseurs avaient manuellement marqué plus de 70 000 résultats comme corrigés. Telle est désormais l’ampleur du travail. Il est impossible de tout examiner à la main. Il faut que des machines avancées aident les humains à déterminer ce qui est réel.

« Plutôt que de mettre de côté ce qui est aujourd’hui considéré comme des failles à faible risque, les entreprises devraient affecter du personnel au développement et au test de correctifs pour l’ensemble des vulnérabilités », a déclaré Vinh Nguyen. Les urgences informatiques ont besoin de davantage d'experts pour traiter aussi bien les failles mettant les systèmes en danger que les brèches mineures susceptibles de devenir « fatales » par la suite.

La dette technique insondable et « l'apocalypse des bogues »

Cette crise de sécurité met en lumière des problèmes systémiques plus profonds au sein de Microsoft et de l'industrie logicielle en général. Le code de nombreux produits Microsoft est ancien et accumule ce que l'on appelle une dette technique, rendant les logiciels particulièrement vulnérables aux nouvelles méthodes d'analyse de l'IA. Les experts en cybersécurité s'attendent à ce que l'IA accélère davantage la découverte de nouvelles vulnérabilités.

Historiquement, les équipes de sécurité de Microsoft ont souvent souffert d'un manque d'effectifs. D'après certains témoignages, la sécurité serait perçue en interne comme un centre de coûts, par opposition au développement de nouveaux produits, que les dirigeants de Microsoft considèrent comme un centre de profits.

Les utilisateurs de Microsoft pourraient être particulièrement vulnérables. La popularité de ses applications, utilisées dans le monde entier, en fait une cible fréquente et lucrative pour les pirates informatiques. Ben Edwards, un scientifique des données spécialisé dans la gestion des vulnérabilités logicielles, rappelle que le secteur des logiciels devait déjà faire face à un « volume intense avant même l’essor de l’IA ». L'IA accélère encore plus la cadence.

« Avant, c’était comme boire à un tuyau d’arrosage réglé sur jet puissant ; aujourd’hui, c’est comme boire à une lance à incendie. Ils disposaient peut-être d’équipes capables de gérer ce tuyau d’arrosage. Quant à savoir s’ils peuvent gérer la lance à incendie, c’est une autre histoire », a expliqué Ben Edwards.

Le « vibe coding » pose également un problème de sécurité

Le « vibe coding » désigne une façon de programmer où on laisse l'IA générative écrire le code à partir...
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 30/07/2026 à 20:53
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Apocalypse des bogues : l'IA détecte les failles logicielles plus rapidement que les équipes de sécurité de Microsoft ne parviennent à les corriger
Remplacez "l'IA" par "les utilisateurs", ça marche aussi... Et ça fait des décennies que c'est vrai. Rien de nouveau sous le soleil (si ce n'est ses fortes températures).
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/07/2026 à 8:57
Apocalypse des bogues : l'IA détecte les failles logicielles plus rapidement que les équipes de sécurité de Microsoft ne parviennent à les corriger
la dette technique du code hérité suscite des inquiétudes
Mais comment? microsoft ne fait pas corriger ses bugs par des agents IA bien plus efficaces et plus productifs que ces "équipes de sécurité" d'un autre temps composés d'humains poussifs incapables de suivre la cadence??????????????????????
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/07/2026 à 8:48
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Remplacez "l'IA" par "les utilisateurs", ça marche aussi... Et ça fait des décennies que c'est vrai. Rien de nouveau sous le soleil (si ce n'est ses fortes températures).
Oh... Il y a bien longtemps que microsoft ne sait plus ce que c'est un "utilisateur"!!!

S'il arrivait aux "génies" de microsoft de croiser de temps à autre un "utilisateur", il n'aurait pas mis en oeuvre ne serait-ce que 10% des fonctionnalités inutiles qu'ils ne cessent d'ajouter à win11
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 18:36
Citation Envoyé par Fagus Voir le message
Il dit qu'il faut utiliser son agent contre une suite de tests, et ensuite lancer son agent avec --self-review, "and tasks will be reviewed by the same instance and same model in a dedicated context."
De manière générale, on met en place les même garde fous qu'on connaît déjà avec les humains : tests automatisés, revues de code, métriques de performance, etc. L'erreur est humaine, et les LLM les reproduisent, aussi bons soient ils. Les pratiques sont en train de se mettre en place pour arriver à mettre à l'échelle la production de garde fous.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 18:46
Citation Envoyé par Fagus Voir le message
Je vais me mettre à l'IA agentique pour savoir, mais je crains que ça m'ôte le plaisir de coder...
Tu peux te rassurer : ça ne fait pas un job complexe tout seul. Si tu as des exigences qui vont au delà du "ça devrait ressembler à ça", il va falloir garder un oeil dans la boucle. Par contre, à voir si du coup tu te limites à l'utiliser en mode pair programming, ou si tu investis du temps (avec l'IA) pour mettre en place des garde fous automatisés qui te permettent de fiabiliser ton cycle de développement via l'IA. Que ce soit les skills pour focaliser l'agent, des hooks pour garantir des actions à des moments clés, des tests pour bloquer l'agent jusqu'à ce qu'il produise ce qu'il faut, des métriques pour prioriser les aspects à optimiser, etc.

Ce n'est jamais dans le modèle qu'il faut avoir confiance. C'est dans le process qui le dirige sur la bonne voie. Comme avec une entreprise qui gère plein de dévs : il y'en a des mauvais dans le tas, c'est au process d'être résilient.
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 31/07/2026 à 14:04
On rigole parce que c'est Microsoft et vendredi, mais la situation est probablement similaire ailleurs.
On parle beaucoup de mythos, mais GLM aurait des capacités en cybersécurité voisines. Et encore, c'est juste un modèle ouvert que les Chinois veulent bien donner (ils ont arrêté de publier certaines avancées).
Quid des autres OS et logiciels ? N'importe quel groupe de hackers avec un peu d'argent peut faire tourner GLM.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 01/08/2026 à 15:16


Bonjour à toutes et tous.

Ce que je trouve assez "troublant", c'est que si une IA peut détecter des bugs "complexes" (via plusieurs failles de base), comment cette même IA (où une autre), n'est pas capable de corriger ces bugs (où du moins expliquer comment les corriger ou les reproduire). Il doit bien y avoir au minimum des traces de la suite d'opérations effectuée par l'IA pour détecter ces bugs, non ?

De même, comment accepter qu'une IA puisse détecter des bugs (de nature déterministe) et en même temps avoir des hallucinations ? (non déterminisme). L'IA, c'est plus de la force brute (nécessitant énormément de ressources, et qui donc coûte très cher) et il va bien falloir à un moment ou à un autre, qu'un gain réel et chiffrable soit disponible.

Enfin, ce n'est qu'une toute petite part des questions que je me pose concernant l'IA...

BàV et Peace & Love.
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/08/2026 à 19:57
Fagus,

Citation Envoyé par Fagus Voir le message
--> Outiboy
Je pense que l'IA peut corriger le bug, mais comme une IA. Peut être que le bug était halluciné , peut être que la correction qu'elle va proposer va induire une régression, un autre bug. Comme c'est du code hérité , il n'y a peut être pas tout un framework de test automatisé pour la cadrer.
Ça fait beaucoup de travail spécialisé de revue.
à ma modeste échelle, j'utilise l'IA , mais il faut vraiment lui tenir la main. parfois elle veut corriger un warning bidon du linter en introduisant un code qui génère peut être un comportement imprévu ...
Parfois elle peut choisir une solution technique qui va aboutir à une usine à gaz alors qu'il y en a une simple.
Et puis, il faut comprendre chaque ligne qui sort, sinon qui va mener la barque ?
C'est exactement ce que tu dis, tout ce "bruit" autours de l'IA devrait alerter, faire réfléchir à tout le moins. Sur le point "économique", il est extrêmement difficile de se faire une idée si, au niveau d'un "problème" ou d'une "situation", l'IA est "viable". On a l'impression que ça part dans tous les sens, sans trop savoir où l'on va. Mais plus fondamentalement, je ne vois pas d'issue "gagnante" pour l'utilisation de l'IA. Car si l'IA finit par être "utilisable" avec des réponses à 99,99% correctes, c'est toute l'économie qui va s'écrouler, et il va falloir revoir in-fine la notion de "travail", et cela va faire des dégâts monstrueux un peu à tous les niveaux. Et si on se rend contre que non, l'IA c'est pas encore ça, et que la "bulle" explose, ça va aussi faire des dégâts monstrueux. Et une issue où "ça" marche souvent, un peu, ou pas, ou plus, ou devient trop chère... Ben, c'est pas une bonne issue non plus, car l'IA posera plus de problème qu'elle n'en résout... Perso, je pense qu'il va encore falloir un "saut technologique" avant d'avoir une IA "utilisable", mais s'il faut pour cela que le prix de l'énergie explose encore plus, que ça utilise trop d'eau pour "refroidir" des méga datacenter. L'eau qui, même sans l'IA, sera dans peu de temps l'or blue...

On arrête pas le "progrès" me dira-t-on, mais pas toujours. L'arme atomique existe depuis 80 ans, et n'a été utilisée que 2 fois (et espérons que ça reste ainsi), au "début" de sa "maîtrise", et plus après, car on sait où cela peut mener... Pour l'instant, en l'état, je trouve presque "criminelle" de lancer dans la nature des outils potentiellement non fiables voir dangereux... Tout le monde n'a pas une bombe atomique dans son smartphone.

C'est juste mon avis, avec les informations que je peut trouver, je n'ai pas forcément raison...

BàV et Peace & Love.
0  0 
Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 10:28
--> Fagus
Parfois elle peut choisir une solution technique qui va aboutir à une usine à gaz alors qu'il y en a une simple.<--

Et parfois vous soumettez le code source généré par l'IA à la même IA (et dans une autre discussion) et résultat : l'IA vous trouve des bugs, vous indique que le code peut être optimisé, trouve une autre façon de résoudre le problème initial, etc.

Et aussi suite à une question, l'IA trouve une solution du type "usine à gaz" ou pleins de classes doivent être modifiées. Et dans une autre discussion la solution réside en quelques lignes de code simples.

Alors pour détecter des bugs : peut être OUI (et encore...). Pour les corriger : peut être NON.
0  0 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 03/08/2026 à 18:18
Citation Envoyé par MisterMoa Voir le message
Et parfois vous soumettez le code source généré par l'IA à la même IA (et dans une autre discussion) [...]
Il y a Frank Denis (libsodium...) qui a crée swival un agent capable de gérer les petits modèles locaux et les grands modèles
https://00f.net/2026/04/13/swival-ai-agent/

Il dit exactement ça dans sa publication

Citation Envoyé par Frank Denis
You may be very happy with the code generated by Claude Code with Opus 4.6 max pro high thinking max, and maybe even want to deploy it to production, merge it into open source projects, or write triumphant blog posts about it.
But there’s a good chance that the code is inefficient, buggy, hard to maintain, and going to cost you later.
...
Then, in a separate environment, ask another AI agent, even one running the same model, to review that code or plan.
It’s very likely to find issues immediately. Sometimes critical ones.
Il dit qu'il faut utiliser son agent contre une suite de tests, et ensuite lancer son agent avec --self-review, "and tasks will be reviewed by the same instance and same model in a dedicated context."
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