IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Un ingénieur logiciel affirme que l'IA Claude Code a rendu son travail « déprimant », les employés passant des journées de 12 heures à appuyer sur la touche Entrée :
« personne ne lit quoi que ce soit »

Le , par Mathis Lucas

307PARTAGES

11  0 
Les développeurs déplorent que l'IA ait rendu leur travail plus mécanique et moins stimulant intellectuellement. Dans un récent message devenu viral, un ingénieur a décrit comment l'assistant Claude Code a transformé son métier en une corvée répétitive et dépourvue de sens. Selon lui, les développeurs passent désormais plus de 12 heures par jours à simplement valider des lignes de code générées automatiquement au lieu de résoudre des problèmes complexes, ce qui réduit la la vérification et la compréhension. Les professionnels du secteur craignent une perte d'expertise technique et une disparition du sentiment d'accomplissement intellectuel.

Un ingénieur en logiciel ayant publié de manière anonyme sur le réseau social X sous le pseudonyme voxium qualifie son rôle dans une grande entreprise de « saccage de l'âme » (soul-sucking). Cette souffrance professionnelle provient de l'utilisation intensive de Claude Code, l'assistant IA de codage développé par Anthropic. Il aide les développeurs à créer des fonctionnalités, corriger des bogues et automatiser les tâches de développement logiciel.

Cet outil génère désormais l'intégralité des éléments de travail, incluant les spécifications de produits, les tests, les tickets et les rapports. Ainsi, les développeurs sont de plus en plus relégués à des rôles de « superviseurs de l'IA ». Ceux d'entre eux qui n'ont pas eu cette chance ont tout simplement été licenciés.

Alors que les entreprises s'attendaient à une explosion de la productivité avec l'adoption massive de l'IA, l'impact réel de la technologie reste encore difficile à mesurer. Selon une étude réalisée auprès de 6000 dirigeants d’entreprises et publiée en août 2026, 90 % des dirigeants ont déclaré que l'IA n'améliore pas la productivité. Mais encore, les témoignages révèlent que les travailleurs ne sont pas forcément heureux de travailler en binôme avec l'IA.

Un quotidien dévolu à la validation du code généré par l'IA

Ce qui a semblé trouver le plus d’écho, ce n’était pas seulement la charge de travail, mais aussi le poids émotionnel. Tous les ingénieurs de la société, des débutants aux plus expérimentés, font désormais essentiellement le même job : parler à Claude et appuyer sur Entrée. Il a décrit ce travail comme dépourvu de tout véritable sentiment d’accomplissement, arguant que plus personne ne résout réellement de bogues ni ne réfléchit aux problèmes.


« J’en ai marre de cette merde. C’est fini. La situation actuelle dans le domaine de l’ingénierie est horrible », a écrit voxium dans son message. L’ingénieur raconte avoir pris ses fonctions au sein d’une entreprise dont il tait le nom il y a environ deux semaines, et avoir découvert que l’ensemble du flux de travail avait déjà été confié à Claude Code, qui générait tout : le code, les tests, les cahiers des charges, les tickets et les résolutions de tickets, etc.

Tout cela ne nécessite pratiquement aucune supervision humaine. « Les employés se retrouvent réduits à travailler 12 à 13 heures par jour, uniquement pour appuyer sur "Entrée", contraints de valider à la chaîne du contenu qu'ils n'ont pas le temps d'analyser », déplore l'ingénieur. Selon son message, la direction a insisté à plusieurs reprises sur le fait que l’écriture de code n’était plus le goulot d’étranglement, mais plusieurs problèmes persistaient.

Le message a mis en évidence une distinction qui a frappé de nombreux lecteurs : la frustration ne concernait pas l’assistance par IA en soi, mais le fait de ne pas disposer du temps nécessaire pour réellement examiner et comprendre le code livré. Le grief sous-jacent n’était pas tant « l’IA m’a pris mon emploi » que « l’IA a vidé mon travail de son sens ». Les experts craignent en fat que le secteur ne soit confronté à une dette technique abyssale.

« Personne ne lit quoi que ce soit. Les employés de l’entreprise ne font rien de leur propre initiative », a expliqué l'ingénieur dans son message. De plus, les employés sont perplexes quant à la raison pour laquelle les livraisons semblent toujours aussi lentes alors que l’IA se charge de la majeure partie du travail.

Des réactions partagées et des risques de sécurité accrus

De nombreux développeurs ont affirmé vivre une situation similaire au sein de leurs propres entreprises, craignant que cette automatisation massive ne conduise à davantage des suppressions d'emplois. (Malgré les difficultés à maîtriser les coûts liés à l'IA, les entreprises technologiques ont licencié des centaines de milliers de travailleurs.) Cette prise de parole a suscité des réactions d'acteurs clés du secteur, dont Elon Musk et Chamath Palihapitiya.

Les ingénieurs d'Amazon ont rapporté que l'IA a redéfini leur travail, non pas en les remplaçant, mais en les obligeant à coder plus vite, à atteindre des objectifs de production plus élevés et à s'appuyer davantage sur des outils qu'ils ne contrôlent pas entièrement. Leur travail devient plus mécanique et moins axé sur la réflexion. Chez Microsoft, les ingénieurs sont sous pression pour créer et adopter des outils capables d'automatiser leurs tâches.

Chamath Palihapitiya a notamment averti que l'IA transforme une génération d'experts techniques en « personnes réduites à appuyer sur un bouton devant des machines à sous ». Le billet de blogue de voxium rappelle également que l'évolution de la programmation assistée par IA comporte des risques majeurs, illustrés par le cas d'un agent qui a effacé en neuf secondes la base de données de production et les sauvegardes d'une jeune entreprise.

En avril 2026, Jer Crane, fondateur de PocketOS, a partagé sa mésaventure : son agent IA, propulsé par Claude Opus et piloté via Cursor, a supprimé en une seule requête API la base de données de production de sa startup, ainsi que l'ensemble des sauvegardes. En cause : une chaîne de défaillances impliquant le modèle, l'outil de codage assisté, l'hébergeur Railway, et une architecture de sécurité qui n'a résisté à aucune des épreuves du monde réel.

Des entreprises paient sévèrement les errements de l'IA

Le PDG de Replit, Amjad Masad, fait partie de ceux qui pensent que les générateurs de code permettront de démocratiser le développement de logiciels, ce qui rendra à l'avenir le recours aux codeurs professionnels moins indispensables. Mais de récents événements démontrent que la vigilance humaine reste importante dans la filière. Le PDG de Replit s'est notamment excusé après que son agent d'IA a effacé la base de code d’une entreprise.

Un investisseur en capital-risque voulait voir jusqu'où l'IA pouvait l'amener dans la création d'une application. Elle l'a mené assez loin pour détruire une base de données de production en direct. L'incident est survenu au cours d'une expérience de vibe coding de 12 jours menée par Jason Lemkin, investisseur dans des startups spécialisées dans les logiciels. Comme cela a été rapporté, au neuvième jour du défi de vibe coding, les choses ont mal tourné.

L'outil Gemini CLI de Google a également été impliqué dans un incident similaire. L'incident Gemini CLI s'est produit lorsqu'un chef de produit qui testait l'outil en ligne de commande de Google a vu le modèle d'IA exécuter des opérations sur des fichiers qui ont détruit des données alors qu'il tentait de réorganiser des dossiers. La destruction s'est produite à la suite d'une série de commandes de déplacement ciblant un répertoire qui n'a jamais existé.

« Je vous ai complètement et catastrophiquement laissé tomber. Mon examen des commandes confirme mon incompétence flagrante », a déclaré Gemini CLI. Le problème fondamental semble être lié aux hallucinations de l'IA, c'est-à-dire lorsque les modèles d'IA génèrent des informations qui semblent plausibles, mais qui sont fausses. Ici, les deux modèles ont fabulé des opérations réussies et ont construit des actions ultérieures sur ces fausses prémisses.

L'évolution de l'ingénierie de l'IA vers le loop engineering

Le loop engineering (ingénierie des boucles) consiste à concevoir, exploiter et améliorer les boucles de rétroaction qui permettent aux agents d'IA de codage de planifier leur travail, de modifier le code, d'observer les résultats et de réviser...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de skaarj
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 13:48
Voici ce que ces outils du quotidien nous ont fait perdre au fil du temps :

  • Le GPS : On ne regarde plus le paysage ni la direction du soleil. Sans écran pour nous dire où tourner à 200 mètres, on ne sait plus se situer ni créer une carte mentale de notre propre région.
  • Le répertoire du téléphone : Personne ne connaît plus les numéros de ses proches par cœur. Si votre smartphone n'a plus de batterie, vous êtes incapable d'appeler à l'aide depuis un autre téléphone.
  • La calculatrice : Pour diviser une addition au restaurant ou calculer une remise de 20 %, le réflexe est devenu de sortir son écran. Le calcul mental s'est complètement dégradé.
  • La montre connectée : Elle nous dit si on a bien dormi, combien de pas faire et quand boire de l'eau. On finit par écouter une application plutôt que les signaux directs de son propre corps.
  • Les plats préparés et le prêt-à-manger : On achète tout sous plastique. Éplucher, couper, doser et cuire un plat simple à partir de produits bruts est devenu une corvée, voire un mystère pour beaucoup.
  • La boîte automatique et les aides à la conduite : Régulateur, radars de recul, freinage automatique... On baisse sa vigilance sur la route en déléguant les réflexes de sécurité à la voiture.
  • Le correcteur automatique : À force d'avoir des mots complétés ou corrigés tout seuls sur le clavier du téléphone, le doute s'installe dès qu'il faut prendre un stylo pour écrire sans fautes.
  • L'outillage moderne et les appareils scellés : Avant, un appareil en panne se démontait avec deux tournevis. Aujourd'hui, tout est moulé, collé ou géré par de l'électronique : on ne répare plus rien soi-même, on jette.
  • Les recommandations des plateformes (Netflix, Spotify, YouTube) : On ne choisit plus vraiment ce qu'on regarde ou ce qu'on écoute. On se laisse alimenter par une liste suggérée sans faire le moindre effort de recherche.
  • Les vidéos courtes et le défilement infini (TikTok, Reels, Shorts) : La consommation en boucle de séquences de 15 secondes a fragmenté notre capacité d'attention. À force de recevoir une dose rapide de dopamine à chaque coup de pouce, l'effort requis pour lire un livre, suivre une explication détaillée ou aller au fond d'un sujet devient insurmontable.
  • La lecture en diagonale et le survol d'information : Habitués aux titres accrocheurs et aux résumés en trois puces, nous ne lisons plus : nous balayons du regard. Dès qu'un texte dépasse deux paragraphes sans image ni phrase en gras, le cerveau décroche, incapable de maintenir une concentration linéaire et prolongée.
  • L'abondance illimitée et le zapping permanent (Streaming) : Avec des millions de films, séries et morceaux de musique accessibles en un clic, nous avons perdu la patience de l'écoute et du visionnage. Dès les premières secondes d'une chanson ou les cinq premières minutes d'un film, si le stimulus n'est pas immédiat, on zappe. À force d'avoir tout à portée de main, on consomme les œuvres comme des produits jetables, sans jamais leur laisser le temps de s'installer ni de nous surprendre.


On est vraiment mal barrés...
11  0 
Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/09/2026 à 9:02
Il ne lui reste plus qu'à développer un dernier automate qui appuie sur la touche Entrée... Et construire d'autres choses utiles aux autres en parralèle. (oui car c'est la finalité d'un dev : construire des choses utiles, qu'importe le moyen).
9  0 
Avatar de disedorgue
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/09/2026 à 15:38
Moi, la question que je me pose, c'est:
Si l'IA provoquait une perte d'emploi plus que massive, donc j'inclus les cols blancs et les cols bleus (quand les androïdes seront aux points), et que les entreprises deviennent donc automatisées à outrance et donc tout le monde au chômage (qui le payera d'ailleurs ? ),
que deviendra la société de consommation que nous sommes et dont dépend les dites entreprises automatisées à outrance ?
8  0 
Avatar de abrillant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/09/2026 à 15:18
Je suis aussi dans la même tendance :

- Je laisse l'IA générer le code
- Je ne relis pas ce code pour la raison simple que la plupart du temps je ne le comprend pas, soit parce que c'est un langage que je maîtrise peu, soit car l'IA code d'une manière plus directe avec des instructions que je n'utilise pas habituellement et je n'ai vraiment pas envie de me former encore et encore..., surtout je suis trop lent pour la quantité de code produit...
- Je me focalise sur le service rendu : Cela doit respecter les specs et rester évolutif sans trop de casse.

Il en résulte :

- Perte de compétence en dév par manque de pratique
- Codage n'a plus d'intérêt (après 30 ans de pratique...)
- Il semble de moins en moins utile de chercher une activité pro en jouant sur la carte "je suis développeur"
- Je ne perçois pas de plus/value dans ce que je fais par rapport à une autre personne qui ne connaîtrait rien au dév : N'importe qui peut prompter et itérer dessus....

Par contre là où je suis moins d'accord :

- Le fonctionnel, la créativité a aussi sa place dans le pilotage d'IA : inventer une solution à un problème cela reste, inventer l'interface, etc etc
- Je dois développer mes compétences IA et trouver les meilleurs outils et la meilleure façon de faire
- Cela n'est pas déprimant d'avoir un ou plusieurs "serviteurs" de codage.
- Il faut cadrer son prompt efficacement, cela n'est pas toujours aussi facile et même si cela demande la plupart du temps zéro compétence en dev.
- Cela permet de faire plus de chose car moins limité en compétence et en temps.
7  2 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:42
Pour le code, je plains les gens qui doivent travailler dans les conditions que décrit l'auteur de l'article.

Pour ma part, j'utilise l'IA et les machines, pour diverses tâches, mais je suis plus en faveur de l'homme augmenté que remplacé.

Pour le code, j'écris toujours moi-même mes prototypes de programmes et algo et l'architecture.

Par contre, j'utilise l'IA :
- pour m'écrire des exemples minimaux fonctionnel des librairies inconnues, pour que je les comprenne.
- pour des tâches inintéressantes sans grande intelligence, comme mettre dans un fichier de config typé, toutes les variables que j'ai codées en dur dans le prototype du code, ou coder une GUI simple selon des specs.
- pour débloquer les problèmes et comme moteur de recherche pour ce qu'on ne peut trouver par mots clés.
- pour me relire, pour savoir si mon approche respecte les bonnes pratiques actuelles du langage.
- pour explorer des solutions, car l'IA est comme une encyclopédie qui parle. Par ex, elle connait tout le code d'Android, donc par ex, en quelques échanges, je sais si je peux me lancer dans la programmation d'un lecteur audio spécialisé, qui interprète de manière non standard les contrôles de lecture play/pause, next, previous d'un gadget bluetooth.

Les trucs qui ne m'ont pas réussi, c'est la génération de code (au-delà de 5 lignes), la refactorisation. Au final j'ai un gain de temps nul, le temps de comprendre les erreurs de l'IA, car il me manque la cartographie mentale du code généré.

Pour les problèmes que soulève skaarj, j'ai une solution que je m'applique :
Savoir faire, et faire régulièrement pour maintenir la compétence.

Par ex, j'utilise encore des cartes papier michelin pour mes voyages à vélo, sur lequel je trace grossièrement mon parcours. En GR à pied, j'utilise encore des cartes IGN papier tout à la main au soleil et à la boussole, même si j'ai un GPS sur moi (au cas où). Je me souviens des trajets au point de pouvoir les dessiner de mémoire même des années après pour certains.

Pour le reste des points, en appliquant cette méthode, la plupart du temps je vis comme en 1960 au niveau de ce que je cuisine, et quand les appareils tombent en panne, je démonte, perce, soude, imprime... et ça ne m’empêche pas de lire des livres sur papier ou liseuse, et de fabriquer mes nouveaux outils informatiques en ajoutant des IA (non LLM) spécialisées dans mes programmes...

Je ne supporte pas les playlists générées ou les suggestions. Les algo ne captent pas ce qui m'intéresse (et ne peuvent pas). Je ne vois pas l'intérêt pour soi-même des réseaux dits sociaux généraux (l'intérêt pour les plateforme n'est que trop évident...). Si je veux des interactions sociales, il y a le contact, le téléphone, le courriel...

Je m'abonne à de la presse payante pour avoir des bons articles...
5  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/09/2026 à 17:46
Citation Envoyé par disedorgue Voir le message
Moi, la question que je me pose, c'est:
Si l'IA provoquait une perte d'emploi plus que massive, donc j'inclus les cols blancs et les cols bleus (quand les androïdes seront aux points), et que les entreprises deviennent donc automatisées à outrance et donc tout le monde au chômage (qui le payera d'ailleurs ? ),
que deviendra la société de consommation que nous sommes et dont dépend les dites entreprises automatisées à outrance ?
C'est évidement LA question. Mais c'est pour après-demain ça, et seul compte demain donc plusieurs sont prêt a sacrifier l'après-demain funeste pour un lendemain joyeux. C'est une vue a court terme, mais lorsque l'on parle pognon, demain c'est déjà loin, alors après-demain... pfff... qui s'en soucie réellement ?

Bah, au final, la dystopie sera un peu comme le monde actuel. Une poignée d'ultra-riche puissant avec leur IA et leurs robots, une caste de privilégié (des camarades), une classe "moyenne" (se réduisant toujours plus), acceptant les miettes jetées, sort plus enviable que les 90% qui triment et trimerons pour les bases besognes non automatisable, tant qu'il en restera. Après-après demain ? Qui s'en soucie ?
3  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 27/09/2026 à 19:36
Perso, je n'accroche pas à l'IA. ça pond du code, que je peux comprendre, main c'est souvent du code style "jetable", très difficile a (do)commenter correctement et donc a faire évoluer. D'ailleurs, l'IA perd vite la boule lorsqu'il faut refactoriser... J'ai donc des doutes sur la pérennité des développement fait à coups de prompts. Maintenant, mon domaine c'est l'embarqué, et dans l'embarqué, il faut une connaissance assez pointue du domaine dans lequel on évolue. Et là, l'IA n'y est pas encore, car il faut beaucoup expérimenter et des heuristiques (connus uniquement par qlq dév et chef de projets) doivent s'appliquer...
5  2 
Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:07
1) Qui possède encore une carte Michelin ou IGN dans sa voiture ? Et qui sait la lire ?

2) A part mon numéro de téléphone, je ne connais pas les autres numéros par cœur.
Ils sont enregistrés dans le répertoire et je n'ai qu'à les sélectionner à partir de leur libellé.
Sauf que je parle ici de ma ligne fixe et pas de mon mobile puisque je n'en ai pas.

3) Aucun problème pour le calcul mental. Je connais mes tables de multiplications.

4) Pas de montre connectée. En fait, pas de montre bracelet.

5) Je sais faire la cuisine et c'est un vrai plaisir. Ben oui, j'ai des livres de cuisine à la maison. Sinon, comment voulez-vous apprendre ?

6) J'ai une vieille voiture de trente ans d'âge à essence (SP98 / SP95 / E10) et boite de vitesse manuelle.
Je n'ai aucune envie de passer à une boite de vitesse automatique et à l'électrique.

7) je sais quand même écrire sans correcteur orthographique.
Pour ce qui est des fautes d'orthographe, ben oui, j'en fais quand même.
Ce sont surtout des fautes d'inattention.

8) Je ne comprends pas trop ta remarque car je ne suis as d'accord.
Quel que soit le produit qui tombe en panne, je suis bien incapable d'aller farfouiller dedans pour le réparer.
Tu as oublié la garantie ! Le plus simple consiste à le signaler au SAV pour le remplacer.
La plupart du temps, tu dois te procurer les pièces de rechange, sauf que ceux-ci sont accessible que par des professionnels.

9) C'est ce que je fais avec Deezer, je sélectionne une playlist et j'écoute en continue.
Pour les films, ce n'est pas du tout pareil car je cherche ce que je veux voir.
Le problème est que cela prend du temps et parfois ne trouvant pas mon bonheur, je vais me coucher.

10) Je n'utilise aucun réseau social. Je rappelle que je n'ai pas mobile.
A partir de mon téléviseur SamSung, je regarde des vidéos sous YouTube, plus précisément des films en accès libre.

11) Je ne sais pas pour toi, mais je lis des livres en papier et non sur ordinateur.
Tu cherches à capturer du sensationnelle, de l'accrocheur et au final, tu ne fais que survoler le texte sans bien le comprendre.

12) Vous êtes intoxiqué par les réseau sociaux car vous croyez que la vrai vie se trouve dans vos smartphones.
La vrai vie se fait au contact avec des vrais personnes en chair et en os, pas des avatars.
Et en plus, vous êtes des consommateurs frénétiques, de ce qui vous captives.
Vous ne savez pas apprécier les plaisir de la vie, prenez le temps de vivre, au lieu d'avoir le nez écrasé sur l'écran de votre smartphone.
3  0 
Avatar de abrillant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 28/09/2026 à 16:44
Pour l'anecdote quand j'ai commencé ma "carrière" je bossais sous emacs. Je fabriquais moi même en lisp les extensions dont j'avais besoin et vraiment cela me plaisait. Sauf qu'à cela, je ne gagnais pas de temps, je passais beaucoup beaucoup de temps à corriger/adapter mon environnement. Puis, il y a eu des environnements complets comme Visual Age, Visual Builder, Delphi... et j'ai dû me rendre compte que je n'étais tout simplement pas efficace avec uniquement emacs. Cela c'est concrétisé chez un client qui finissait par s’énerver de me voir bidouiller l'environnement tout le temps au lieu d'avancer sur le projet et j'ai fini par céder et basculer avec des environnements qui faisaient tout le travail que je faisais avant à la main : déboggage/refactoring/versionning/... Maintenant je ne sais plus développer en lisp mais j'ai été plus productif avec ces environnements et cela m'a permis de pouvoir faire émerger beaucoup plus de projet comme EditiX qui fait environ 1700 classes... Le temps que j'ai gagné, je l'ai fait basculer sur d'autres choses où là aussi j'ai pu acquérir de nouvelles compétences... Donc on ne perd pas tout et parfois cela s'équilibre, dans tous les cas certaines choses méritent d'être automatisées.

Citation Envoyé par skaarj Voir le message
Voici ce que ces outils du quotidien nous ont fait perdre au fil du temps :

  • Le GPS : On ne regarde plus le paysage ni la direction du soleil. Sans écran pour nous dire où tourner à 200 mètres, on ne sait plus se situer ni créer une carte mentale de notre propre région.
  • Le répertoire du téléphone : Personne ne connaît plus les numéros de ses proches par cœur. Si votre smartphone n'a plus de batterie, vous êtes incapable d'appeler à l'aide depuis un autre téléphone.
  • La calculatrice : Pour diviser une addition au restaurant ou calculer une remise de 20 %, le réflexe est devenu de sortir son écran. Le calcul mental s'est complètement dégradé.
  • La montre connectée : Elle nous dit si on a bien dormi, combien de pas faire et quand boire de l'eau. On finit par écouter une application plutôt que les signaux directs de son propre corps.
  • Les plats préparés et le prêt-à-manger : On achète tout sous plastique. Éplucher, couper, doser et cuire un plat simple à partir de produits bruts est devenu une corvée, voire un mystère pour beaucoup.
  • La boîte automatique et les aides à la conduite : Régulateur, radars de recul, freinage automatique... On baisse sa vigilance sur la route en déléguant les réflexes de sécurité à la voiture.
  • Le correcteur automatique : À force d'avoir des mots complétés ou corrigés tout seuls sur le clavier du téléphone, le doute s'installe dès qu'il faut prendre un stylo pour écrire sans fautes.
  • L'outillage moderne et les appareils scellés : Avant, un appareil en panne se démontait avec deux tournevis. Aujourd'hui, tout est moulé, collé ou géré par de l'électronique : on ne répare plus rien soi-même, on jette.
  • Les recommandations des plateformes (Netflix, Spotify, YouTube) : On ne choisit plus vraiment ce qu'on regarde ou ce qu'on écoute. On se laisse alimenter par une liste suggérée sans faire le moindre effort de recherche.
  • Les vidéos courtes et le défilement infini (TikTok, Reels, Shorts) : La consommation en boucle de séquences de 15 secondes a fragmenté notre capacité d'attention. À force de recevoir une dose rapide de dopamine à chaque coup de pouce, l'effort requis pour lire un livre, suivre une explication détaillée ou aller au fond d'un sujet devient insurmontable.
  • La lecture en diagonale et le survol d'information : Habitués aux titres accrocheurs et aux résumés en trois puces, nous ne lisons plus : nous balayons du regard. Dès qu'un texte dépasse deux paragraphes sans image ni phrase en gras, le cerveau décroche, incapable de maintenir une concentration linéaire et prolongée.
  • L'abondance illimitée et le zapping permanent (Streaming) : Avec des millions de films, séries et morceaux de musique accessibles en un clic, nous avons perdu la patience de l'écoute et du visionnage. Dès les premières secondes d'une chanson ou les cinq premières minutes d'un film, si le stimulus n'est pas immédiat, on zappe. À force d'avoir tout à portée de main, on consomme les œuvres comme des produits jetables, sans jamais leur laisser le temps de s'installer ni de nous surprendre.


On est vraiment mal barrés...
3  0 
Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/09/2026 à 18:56
@ Disedorgue : je me pose la même question et depuis fort longtemps.
Une fracture de notre société se profile entre ceux prônant le nouveau dieu qu'est l'IA et l'autre le rejetant.
Et la conséquences sera une politique de dénatalité pour diminuer la population mondiale.
Ben oui, que va-t-on faire de tous ces chômeurs qui ne servent plus à rien ?
Et je ne te parle pas de l'extrême violence que ce conflit idéologique va engendrer. Ni de la pauvreté !
2  0