Un homme de Caroline du Nord, James Gates, a déclaré que son épouse avait utilisé ChatGPT pour mettre en œuvre un complot visant à l'assassiner, selon une plainte déposée contre OpenAI et son PDG Sam Altman. Gates a survécu à la tentative de meurtre présumée de son épouse « après que ChatGPT eut alimenté ses délires à son sujet et élaboré un plan sur mesure pour l'aider à l'empoisonner », ont écrit les avocats. Selon la plainte, le bot est devenu « un complice » dans le complot meurtrier de l'épouse, et les conversations portaient également sur la manière d'échapper à la justice en dissimulant des preuves. « Elle n'agissait pas seule », a déclaré Gates. La plainte accuse OpenAI et Altman de négligence dans la conception du produit, de défaut d'avertissement et d'avoir intentionnellement causé une détresse émotionnelle. Elle demande un procès devant jury.OpenAI est une société d'intérêt public (PBC) américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA), dont le siège social est situé à San Francisco, en Californie. Elle développe des modèles d'IA générative « de pointe », notamment sa série de grands modèles de langage « Generative Pre-trained Transformer » (GPT). Le lancement de ChatGPT en novembre 2022 a accéléré l’essor de l’IA, conduisant à une utilisation généralisée de l’IA générative ; en septembre 2026, ChatGPT est le cinquième site web le plus visité au monde. OpenAI commercialise également les modèles GPT Image et Codex, un agent de codage basé sur l’IA.
Récemment, un homme de Caroline du Nord a déclaré que son épouse avait utilisé ChatGPT pour mettre en œuvre un complot visant à l’assassiner, selon une plainte déposée en milieu de semaine contre la société OpenAI, basée à San Francisco. James Gates a survécu à la tentative de meurtre présumée de son épouse l’année dernière « après que ChatGPT eut alimenté ses délires à son sujet et élaboré un plan sur mesure pour l’aider à l’empoisonner », ont écrit les avocats représentant Gates.
Les cabinets Tech Justice Law et Normand, Judkins & Couch ont déposé la plainte devant la Cour supérieure du comté de San Francisco, citant OpenAI et son PDG, Sam Altman, comme défendeurs. Cheryl, l’épouse de Gates dont il est désormais séparé, considérait ChatGPT comme un confident de confiance et un ami proche ; elle a eu des centaines de conversations avec le chatbot, et sa dépendance à son égard a progressivement dominé et influencé sa vie, selon la plainte.
La plainte précise : « Au lieu de mettre fin aux conversations et de les signaler – conversations qui étaient passées de simples griefs conjugaux à la planification concrète et à la dissimulation d’un homicide –, le produit a validé Cheryl, l’a soutenue, a encouragé ses projets en confirmant ses pires craintes infondées, a inventé de nouvelles raisons pour qu’elle craigne son mari et lui a fourni une caisse de résonance sans fin. »
Le bot IA est devenu, en substance, un « complice » dans le complot meurtrier de l’épouse, affirment les avocats. Les conversations de Cheryl avec le bot portaient également sur la manière d’échapper à la justice en dissimulant des preuves, précise la plainte. À l’époque, Cheryl éprouvait de la méfiance envers son mari, qui travaillait comme professionnel de la cybersécurité. Elle le soupçonnait de prévoir de la quitter, elle et leurs enfants, selon la plainte.
Gates a écrit dans un communiqué publié par le cabinet d’avocats : « Elle a confié ses griefs concernant notre mariage à ChatGPT, et ces mois d’échanges l’ont éloignée de plus en plus d’elle-même — et de la réalité. Elle est devenue quelqu’un que je ne reconnaissais plus. Et je suis devenu quelqu’un dont elle souhaitait la mort. Pendant près d’un an, je n’arrivais pas à comprendre ses agissements. Puis j’ai lu ses historiques de discussion. Elle n’agissait pas seule. » ChatGPT aurait donné des conseils sur la manière de combiner des substances pour accélérer la mort et rendre celle-ci plus difficile à détecter lors d’une autopsie. « Il ne s’agissait pas simplement de quelques échanges. La préparation a duré des mois », indique la plainte.
Selon la plainte, au début de l’été 2025, Gates a commencé à remarquer que plusieurs boissons présentes chez lui, notamment des sodas et des boissons énergisantes Celsius, avaient un goût inhabituellement amer, puis, le 10 juillet 2025, il a été pris d’un malaise soudain et violent qui a duré 72 heures, avant de commencer à soupçonner, le 1er septembre 2025, qu’il avait peut-être été empoisonné après avoir découvert des notes manuscrites de sa femme, ce qui l'a poussé à contacter la police et a amené les enquêteurs à ouvrir une enquête.
Les avocats ont déclaré que cette action visait à tenir OpenAI, la société qui a conçu, commercialisé et distribué ChatGPT, pour responsable des préjudices subis par l’utilisateur et son entourage. « Ces produits sont programmés pour exploiter nos émotions et nos impulsions afin de maintenir notre engagement. Le pire risque possible – encourager et faciliter une tentative de meurtre – est clairement mis en évidence dans cette affaire », a écrit Meetali Jain, de Tech Justice Law, dans un communiqué. La plainte déposée par Gates accuse OpenAI et Altman de négligence dans la conception du produit, de défaut d’avertissement et d’avoir intentionnellement causé une détresse émotionnelle. La plainte demande un procès devant jury.
En janvier 2026, OpenAI était accusé de rétention d'informations dans le cas d'un incident impliquant son chatbot ChatGPT. Selon la plainte, OpenAI partageait les données de manière sélective dans le cadre d'une affaire de meurtre-suicide liée à ChatGPT. OpenAI avait refusé de préciser ce qu’il advenait exactement des journaux de conversation lorsque les utilisateurs mouraient. Cela a déclenché un débat sur la manière dont OpenAI traitait les données ChatGPT après le décès d'un utilisateur. L'analyse récente de nombreuses conversations avec l'IA a révélé que les chatbots pouvaient être liés à la psychose. Les gens et leurs compagnons IA entraient dans un délire partagé.
Quelques mois plus tard, en juillet 2026, Sam Altman, considéré par certains comme la plus grande star de l’IA, est le cofondateur et PDG d’OpenAI, entreprise à l’origine de ChatGPT. C’était l’une des personnalités majeures de la montée en puissance de l’IA observée ces dernières années. Dans un entretien, il revenait sur la question en lien avec les avancées en matière d’IA et affirmait que l’IA était entrée dans la « singularité », c’est-à-dire qu’elle avait franchi le point de non-retour à partir duquel elle dépassait l’intelligence humaine et devenait difficile à contrôler.
Source : Cour supérieure de Californie
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