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Les gestionnaires de fonds considèrent la bulle de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés et estiment que les entreprises investissent trop d'argent dans l'IA alors que les rendements sont incertains

Le , par Anthony

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Les gestionnaires de fonds considèrent la bulle de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés et estiment que les entreprises investissent trop d'argent dans l'IA alors que les rendements sont incertains

Selon une récente enquête de Bank of America, une proportion record de gestionnaires de fonds estime que les entreprises américaines investissent trop d'argent dans les dépenses d'investissement liées à l'intelligence artificielle (IA), malgré des rendements incertains. Un répondant sur quatre considère d'ailleurs la bulle spéculative de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés. L'enquête, menée auprès de 162 gestionnaires de fonds, révèle toutefois un optimisme persistant, avec des prévisions d'absence de « ralentissement » pour l'économie mondiale et une reprise à deux chiffres des perspectives de croissance économique. Cependant, le rapport indique également que, même si le moral des investisseurs est à son plus haut niveau depuis cinq ans, l'augmentation des niveaux de liquidités suggère une prudence persistante derrière les projections optimistes.

Ces inquiétudes s'inscrivent dans un contexte où les mises en garde contre une surchauffe du secteur de l'IA se multiplient depuis plusieurs mois. Des centaines de milliards de dollars ont été investis dans l'IA, accompagnés du lancement de dizaines de produits présentés comme des catalyseurs de la productivité et de la transformation organisationnelle. Pourtant, les gains attendus tardent à se matérialiser et de nombreux dirigeants reconnaissent que les bénéfices opérationnels ne sont pas à la hauteur des budgets engagés.

Certaines critiques vont même plus loin. L’auteur et analyste britannique Edward Zitron estime que la situation actuelle dans le secteur de l'IA est pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet. Selon lui, l'attention médiatique et financière se concentre davantage sur la valorisation potentielle des entreprises et sur les montants levés que sur les fondamentaux économiques. Cette dynamique encouragerait le financement de « projets bidons », fondés davantage sur des anticipations que sur des modèles économiques éprouvés.

Dans ce contexte, un pourcentage record de gestionnaires de fonds estime que les entreprises américaines investissent trop dans les dépenses en capital, alors que les rendements sont incertains. Un quart d'entre eux considère même la bulle spéculative dans le domaine de l'IA comme le risque extrême le plus important pour les marchés.

C'est la conclusion qui ressort clairement de l'enquête mensuelle menée par Bank of America auprès des gestionnaires de fonds et publiée le mardi 17 février dernier. Alors que les 162 participants interrogés au cours de la semaine précédant le 12 février restaient « extrêmement optimistes », Michael Hartnett, Chief Investment Strategist, souligne que « la hausse des prix des actifs est plus difficile lorsque tout le monde se positionne dans ce sens ».


Les directeurs informatiques demandent à leurs PDG de ralentir les dépenses d'investissement. (Enquête mondiale de BofA auprès des gestionnaires de fonds)

Les motivations qui poussent les gestionnaires de portefeuille à faire preuve de confiance sont les suivantes : la conviction qu'il n'y aura pas de « ralentissement » de l'économie mondiale (52 % des personnes interrogées), une reprise des prévisions de croissance économique supérieure à la tendance et des prévisions de croissance des bénéfices mondiaux qui devraient atteindre un pourcentage à deux chiffres, voire plus, l'année prochaine. Cet optimisme parmi les personnes interrogées est le plus élevé depuis juin 2021.

Cette mentalité explique pourquoi l'allocation combinée vers les actions et les matières premières s'élève à 76 %, tandis qu'une attitude baissière à l'égard des obligations devient de plus en plus courante. Selon l'enquête, 40 % des personnes interrogées sous-pondèrent les obligations, et il existe un consensus sur le fait que les rendements à long terme des bons du Trésor américain vont augmenter. Dans le même temps, les gestionnaires de fonds perçoivent de plus en plus le risque d'un événement de crédit préjudiciable dans le domaine du capital-investissement/des titres à revenu fixe ou d'un hyperscaler IA ayant des problèmes avec ses engagements en matière de dépenses d'investissement.

Cette confiance semble toutefois en partie contredire l'engouement actuel pour l'or, qui est la position la plus prisée avec 50 % des gestionnaires de fonds qui ont une position longue. L'or a remplacé les « Magnificent Seven » dans cette catégorie au cours des deux derniers mois, et le prix moyen pondéré attendu pour ce cycle est d'environ 6 200 dollars l'once, soit environ 23 % au-dessus des niveaux actuels.

Même si le moral des investisseurs est à son plus haut niveau depuis cinq ans, les niveaux de liquidités ont légèrement augmenté, passant de 3,2 % en janvier à 3,4 %. Il s'agit de la première hausse en sept mois, ce qui indique que derrière les perspectives optimistes, des doutes persistent.

Alors que les gestionnaires de fonds interrogés dans le cadre de l'enquête sous-pondèrent les obligations, le dollar et les actions américaines, Michael Hartnett et son équipe soulignent qu'ils surpondèrent les actions mondiales, en particulier celles des marchés émergents et européens.

La transition entre janvier et février vers les secteurs de l'énergie et des matériaux, au détriment des technologies américaines, était très marquée dans l'enquête.

Dans ce contexte d'optimisme prudent, les signes de tension sur les marchés alimentent la crainte d'un retournement brutal. Depuis plusieurs mois, le terme « bulle » est sur toutes les lèvres dans les milieux financiers et technologiques. La forte volatilité observée sur certaines valeurs majeures, dont la capitalisation de Microsoft qui a chuté de 400 milliards de dollars, est perçue par certains analystes comme un avant-goût du krach à venir.

Peu d'entreprises sont aujourd'hui en mesure de démontrer un retour sur investissement proportionnel aux dépenses massives engagées. Cette asymétrie entre les coûts engagés et les revenus générés alimente le débat sur la soutenabilité du cycle actuel. Entre signaux boursiers inquiétants, doutes croissants sur la rentabilité réelle des projets et comparaisons de plus en plus assumées avec l’explosion de la bulle Internet, les experts estiment que le secteur de l’IA entre dans une phase critique où l’euphorie laisse place à l’examen.

Source : Enquête mondiale de Bank of America auprès des gestionnaires de fonds

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Trouvez-vous les conclusions de cette enquête de Bank of America crédibles ou pertinentes ?

Voir aussi :

Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

La bulle de l'IA 17 fois plus importante que celle de la bulle Internet et quatre fois plus que celle des subprimes, selon un analyste. Pour des sceptiques, il s'agit d'une transformation et non d'une bulle

« Il n'existe pas une bulle unique de l'IA, mais trois dynamiques distinctes qui coexistent : la bulle spéculative, la bulle d'infrastructure et les promesses irréalistes », selon une analyse
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 17:55
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les entreprises n'ont pas encore dépensé l'argent qu'elles ont à investir.

Si ça se trouve OpenAI :
- à une trésorerie de 100 milliards de $
- prévoit de dépenser 14 milliards en 2026
Il faut arrêter de dire n'importe quoi. OpenAI crame du pognon à longueur de journées! Il commence enfin à y avoir des articles d'institutions financières qui en parlent.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ils espèrent sacrement fort : SoftBank, Amazon, Nvidia, Microsoft ont tous investi des dizaines de milliards dans OpenAI.
Meta a espéré très fort dans le Metaverse. C'était un grand succès, hein?
Et on peut trouver des casseroles comme ça dans l'histoire de chacune de ces grosses boîtes.
Leurs directions ne sont pas infaillibles!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si t'investis c'est que tu te dis que ça peut marcher.
Ah bah oui, j'espère bien. Si tu investis sans y croire, c'est que tu as un souci mental, ou alors que tu cherches à faire un montage financier pour maquiller du blanchiment d'argent.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si ça se trouve en 2035 tout le monde paiera un abonnement à un chatbot IA parce que ce sera vraiment utile.
Allez hop, moi aussi je peux y aller avec des si! Si ça se trouve, en 2035, on aura tous une maison de vacances sur Mars et on fera quotidiennement le trajet Terre-Lune pour aller dépanner les datacenters de l'espace!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Pour l'énergie il y a les centrales nucléaires.
Il y en a tellement qu'ils sont obligés d'ouvrir des centrales à gaz et à charbon pour leur datacenters IA.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Pour l'eau il existe des systèmes de refroidissement alternatifs.
Ben pourquoi ils ne les utilisent pas?

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
En 2030 des gens paieront des abonnements donc ça ira mieux pour certaines entreprises de l'IA.
Il y a déjà des gens qui payent (cher) leur abonnement. Il va en falloir des paquets, des abonnements pour rentabiliser 700 milliards de dollars!!! Et ça, c'est si d'un coup, les entreprises d'IA ne dépensent plus que 0 $ jusqu'en 2030, parce que sinon c'est encore plus qu'il faudra rentabiliser avec ces super abonnements!

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Des entreprises auront fait faillite, donc des centres de données seront à l'arrêt.
Amen.
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 18:10
Félicitation aux américains, il faut lutter contre la surveillance.

Mais il y a trop de "partisanisme" et personne ne voit les autres lois qui se font en face, comme :
- La vérification d'âge niveau OS du Colorado : SB26-051 "Age Attestation on Computing Devices"

Pendant ce temps, absolument rien en Europe ...
Les européens sont devenus trop docile et naïfs devant la surveillance de masse et la censure.
Ce qui se produit avec l'ICE se produira ici maintenant qu'on donne toutes nos données ...
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 16:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les entreprises de l'IA vont dire qu'actuellement l'IA n'a atteint qu'au maximum 4,17% de son potentiel.
Okay, donc 700 milliards de dollars dépensés pour 4.17 % d'efficacité? Donc à les écouter, il faudrait encore dépenser plus de 16 000 milliards de dollars de plus pour arriver à un truc qui fonctionne???

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Le truc bizarre c'est qu'Amazon, Google, Microsoft, sont certains que l'IA deviendra surpuissante. Alors que rien ne le garanti.
Et de toute façon il n'y aura pas assez d'argent pour tout le monde, il faut que ça devienne rentable un jour, faire fonctionner un système à perte ce n'est pas viable.
Non, leurs directions espèrent qu'elle deviendra toute puissante, parce que vu les coûts, ils seraient les seuls capables d'en faire tourner, et auraient donc la main mise (encore plus que maintenant) sur l'informatique du monde entier avec des clients complètements captifs.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Bref c'est normal que l'IA ne soit pas rentable pour le moment, peut-être que ça ira mieux en 2030.
Ah bah oui, tien. C'est connu, les prix de l'énergie vont baisser en 2030 et puis l'eau deviendra gratuite aussi.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 12:19
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
[...]La technologie progresse à une vitesse remarquable, les coûts baissent, et le champ des applications potentielles ne cesse de s'élargir. Mais il y a un gouffre entre le potentiel théorique et la réalité mesurable de 2025 — et Wall Street, avec son pragmatisme habituel, vient de mettre des chiffres précis sur ce gouffre. Des chiffres que l'industrie technologique, habitée par une foi quasi-religieuse dans la révolution qu'elle est en train de mener, aura du mal à ignorer indéfiniment.

[...]

Trouvez-vous l'analyse de ces cabinets crédible ou pertinente ?
Les coûts baissent? Dans quel monde est-ce que ça se passe? Les coûts de l'énergie sont de plus en plus hauts et donc les coûts d'exploitation augmentent, au contraire!

Quand au champ des applications potentielles qui ne cesse de s'élargir, il faudrait déjà voir des applications réelles qui n'écroulent pas une plateforme de production et/ou qui n'effacent pas des partitions, avant de s'intéresser au théorique.

Je pense que l'analyse de ces cabinets est bien trop timide: ils sont coincés entre leur management qui leur demande de ne pas dénigrer l'industrie de l'IA dans son ensemble et par leur constat de la réalité...
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Avatar de Artaeus
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 19/02/2026 à 18:45
Les premiers clients seront les État et les gouvernements qui surveille leur population ...
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Avatar de tatayo
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 20/02/2026 à 10:59
Bonjour,
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ce serait marrant que ça finisse en "on a dépensé des milliers de milliards de $ sur 10 ans et nous en sommes arrivé à la conclusion que nous sommes incapable de livrer ce qu'on avait promis, donc on arrête tout".
Comme Elon Musk avec son FSD, son Autopilot, l'hyperloop...

Tatayo.
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Avatar de jbaipro
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 1:33
Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
à tous,

Malheureusement, cela arrivera un jour, ou ce genre de contrôle sera généralisé. Tout change, tout se transforme, rien ne se perd. On est passé de la vidéo-protection à la vidéo-surveillance et cela finira en vidéo-contrôle.
Oui, d'ailleurs, il vient d'y avoir une extension de la vidéosurveillance qui avait été initiée pendant les jeux olympiques (et qui devait rester uniquement dans ce cadre, bien sûr), à la surveillance dans les magasins pour détecter le vol. J'imagine déjà les faux positifs, les humiliations de personnes qui seront détectées par une IA foireuse, et bien sûr les biais.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 11:12
Un PDG sur quatre admet que l'IA est une bulle spéculative, mais continuera d'investir massivement dans la technologie
A première vue, cela peut paraître suicidaire, mais pas du tout...

Pour la simple et bonne raison que les PDG en question ne risquent pas leur propre argent, ils jouent au casino avec l'argent des actionnaires, si ils gagnent, ils recevront un très gros bonus... Si ils perdent... Pas grave, ils auront déjà quitté l'entreprise pour une autre!

C'est le parfait exemple des dérives du capitalisme poussé à l'extrême, les PDG d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que des mercenaires, des chasseurs de prime qui réfléchissent le développement de l'entreprise de 3 mois en 3 mois... Il faut présenter des résultats mirifiques sur le court terme même si cela tue l'entreprise après leur départ...

Si on veut illustrer la pratique, il nous suffit de regarder le jeu des chaises musicales au poste de directeur général d'une entreprise française emblématique comme Renault:

François Provost (Juillet 2025 - Présent)
Duncan Minto (Intérim, Juillet 2025)
Luca de Meo (2020 - Juillet 2025)
Clotilde Delbos (Intérim, 2019-2020)
Thierry Bolloré (2018-2019)

Comment est-ce qu'un directeur général d'une entreprise de la grosseur et de la complexité de Renault pourrait en moins de 1 année connaître l'entreprise qu'il doit gérer et y apporter quoique ce soit de positif par ses décisions???
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 13:30
Citation Envoyé par azias Voir le message
En fait tu es en train de nous expliquer que certains PDG de grandes entreprises sont finalement devenus de simples salariés...
Un simple salarié ne décide pas du devenir de l'entreprise qui l'emploie... un PDG de grandes entreprises oui...

Un PDG de grandes entreprises n'est que partiellement un "salarié" (puisqu'il touche une partie de sa rémunération sous forme de salaire) et même si il est rarement le propriétaire de l'entreprise qu'il gère (à l'inverse d'une PME qui est la plupart du temps dirigée par son fondateur et propriétaire ou par ses héritiers), son salaire fixe ne pèse rien par rapport aux bonus qu'il reçoit sur la base des résultats à courts termes qu'il présente.

Exemple: Vasant Narasimhan, le boss de la multinationale Novartis, géant du médicament, avait en 2024 un salaire annuel fixe de 1,86 millions... Mais sa rémunération totale s'est élevé à... 19,2 millions... La différence entre 19,2 et 1,86 millions correspond aux bonus et actions qu'ils a reçu en plus de son salaire

Inutile de préciser que lorsque tu peux multiplier par 10 ta rémunération (de 2 à 20 millions) sur la seule base des résultats obtenus sur 12 mois, tu vas pas te dire "Houlala, pour le bien de l'entreprise sur les 10 prochaines années, je vais prendre une décision qui est bonne à long terme mais qui ne va pas fournir immédiatement un résultat à court terme"
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 25/02/2026 à 12:43
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Il y a des histoires de mini-réacteur nucléaire et toutes les grosses entreprises de l'IA sont sur le coup.
C'est beau l'optimisme.

Bien que je sois éminemment convaincu de l'intérêt du nucléaire (qui est le dernier atout de la France, quoique la PP3 mette le système énergétique en péril mais c'est un autre sujet), il faut expliquer que les SMR ne seront pas la solution miracle bon marché pour l'énergie abondante.

Un simple coup d'oeil à l'histoire de la filière EDF éclaire : le nucléaire français a commencé par des petites centrales, dont la taille a augmenté à chaque génération. Pourquoi ? parce que petit = cher. Gros = plus de production et d'économies d'échelles.
Nuscale le SMR US le plus avancé s'est planté à cause de ça. Quand ils ont finalisé le design tout le monde s'est rendu compte qu'un SMR ça produit peu, mais ça coûte quand même cher à cause de toutes les sécurités...

En France, EDF a planté son projet Nuward pour des raisons de coût et design.

En France , Macron qui croit avoir le verbe créateur n'a pas la suite dans les idées , et les startup de SMR sont en difficulté par absence de financement public. Si le privé le paie pas les levées de fonds suivantes, c'est cuit.

Alors, c'est nul les SMR ? Non, je pense que ça peut servir pour remplacer des centrales à charbon ou gaz (mais il n'y a pas de commandes...), ou dans l'industrie sous forme de cogénérateurs (mais il faudrait un état pour soutenir la filière, or ils utilisent leur temps de cerveau sur des trucs prioritaires comme les élections ou l'euthanasie active pour tous)
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