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Si l'IA rédige les devoirs et les corrige, avons-nous encore besoin d'être là ? Des enseignants révèlent une crise grandissante
Tandis que des universités signent des contrats à 17 millions $ avec OpenAI

Le , par Annonces

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L'intelligence artificielle générative a traversé les portes des salles de classe comme aucune technologie avant elle : silencieusement, massivement, et sans que personne n'ait eu le temps de décider si c'était une bonne idée. Trois ans après le déferlement de ChatGPT dans les amphithéâtres et les lycées, des enseignants, bibliothécaires, tuteurs, correcteurs et professionnels de l'informatique scolaire dressent un bilan accablant. Ce n'est plus la question de la triche qui est au cœur du débat, c'est celle de la raison d'être de l'éducation elle-même.

La fraude scolaire assistée par IA n'est pas un phénomène marginal. Une enquête menée dès janvier 2023 révélait que près de 90 % des étudiants universitaires avaient déjà utilisé ChatGPT pour leurs devoirs et depuis, les outils n'ont fait que gagner en sophistication. Si les premières versions de ChatGPT laissaient des traces identifiables (syntaxe trop fluide, vocabulaire inhabituellement soutenu, construction impersonnelle), les nouvelles moutures, intégrées dans des assistants d'écriture discrets, brouillent désormais les pistes au point que les directeurs d'établissements eux-mêmes sonnent l'alarme sur l'indétectabilité du phénomène.

Les témoignages recueillis par la newsletter Blood in the Machine dans le cadre de son enquête « AI Killed My Job : Education workers » éclairent la réalité quotidienne de cette crise, vue depuis l'intérieur. Lauren Krouse, tutrice dans un community college américain, décrit la trajectoire type d'une étudiante ayant recours à l'IA : d'abord une anecdote inventée par ChatGPT dans un essai personnel, puis un plan incompréhensible que l'étudiante était incapable d'expliquer et que son professeur avait tout de même noté A. Quelques semaines plus tard, une rédaction entière générée automatiquement, avec des citations de sources non vérifiables et des références à des citations inexistantes. « Mon nouveau travail, c'est d'apprendre aux étudiants à mieux tricher », résume-t-elle avec amertume, avant d'annoncer sa démission.

Un professeur de l'université Cal State, dont le système a officiellement annoncé vouloir devenir « la plus grande université pilotée par l'IA au monde », décrit une situation kafkaïenne : lorsqu'un étudiant rend un examen qu'il est manifestement incapable d'expliquer, le professeur sait qu'il y a eu fraude, mais sans aveu, les sanctions sont quasi impossibles à obtenir. « On nous demande d'accepter un travail qui n'est clairement pas celui de l'étudiant, comme s'il l'était. »

Une déqualification silencieuse des métiers de l'éducation

Au-delà de la fraude, c'est toute une chaîne de métiers qui se retrouve fragilisée. Les bibliothécaires et tuteurs regardent les administrations et les entreprises de l'edtech adopter des outils d'IA pour réduire leurs heures de travail, tandis que les professionnels de l'informatique et des ressources humaines dans le secteur éducatif se trouvent en concurrence directe avec des produits IA sur le marché.

Le cas de Jason Thornberry est emblématique. Employé aux ressources humaines dans une université, chargé de gérer les formalités administratives des professeurs contractuels, il s'est fait licencier avec une explication laconique de son responsable : « Oh, WorkDay s'occupera de ça ! » (WorkDay étant une plateforme d'automatisation RH). Ironie de la situation : Thornberry était lui-même professeur contractuel, pour un cours d'écriture rémunéré 700 dollars avant impôts par trimestre.

L'histoire de Caleb Polansky, technicien informatique à l'université Texas A&M AgriLife, illustre une autre forme de pression : son nouveau responsable, arrivé en novembre 2024, s'est mis à exiger l'adoption de Copilot, ChatGPT et Grok dans le travail quotidien. Après avoir refusé poliment mais fermement, Polansky a reçu un ultimatum : se former à Copilot ou être licencié. Il a choisi de démissionner. Le même responsable, notons-le, avait réagi avec indulgence lorsqu'un collègue avait utilisé l'IA générative pour produire des textes à caractère sexuel explicite pendant les heures de bureau.

À l'université d'Auckland, un candidat à un poste de coordinateur éthique et réglementaire, Benjamin Richardson, s'est vu refuser le poste au motif qu'il n'était « pas suffisamment à l'aise avec l'intégration de Copilot dans le processus d'éthique ». Autrement dit, l'aptitude à déléguer des décisions éthiques à un modèle de langage est désormais un critère d'embauche.


Le paradoxe des institutions qui déploient ce qu'elles condamnent

Les statistiques dressent un tableau paradoxal : selon le Global AI Faculty Survey 2025 du Digital Education Council, 61 % des enseignants ont eu recours à l'IA dans leur pratique pédagogique, et 86 % anticipent de le faire à l'avenir. Dans le même temps, une enquête publiée en janvier 2026 par l'American Association of Colleges and Universities indique que 90 % des enseignants estiment que l'IA générative va diminuer les capacités de pensée critique des étudiants, et 95 % qu'elle va conduire à une dépendance croissante. Les professeurs sont donc, dans leur grande majorité, convaincus que l'IA est nuisible à l'apprentissage... tout en l'adoptant massivement pour préparer leurs cours et noter les travaux.

Cette contradiction se joue aussi au niveau institutionnel. Des universités signent des contrats à plusieurs millions de dollars avec des entreprises d'IA tout en laissant leurs enseignants se débrouiller seuls face aux conséquences pédagogiques. La California State University a conclu un partenariat de 17 millions de dollars avec OpenAI ; l'université d'Ohio State a rendu obligatoire la formation à l'IA pour tous ses étudiants. Ces décisions, prises au sommet, laissent les enseignants de terrain dans une position inconfortable : appliquer des politiques auxquelles ils n'ont pas été associés, dans un contexte où les outils qu'ils sont censés promouvoir détruisent précisément ce qu'ils cherchent à enseigner.

Une enseignante en psychologie à Dublin pose la question avec une franchise déstabilisante : lors d'une réunion, le responsable des données analytiques de son établissement a proposé de faire corriger les travaux longs par une IA. Quand elle a demandé si cela se traduirait par une réduction de salaire, puisque la correction fait partie de sa charge de travail, la réponse a été : « Nous n'allons pas parler de ça. » Et d'ajouter : « Si l'IA écrit le devoir et si l'IA corrige le devoir, pourquoi sommes-nous encore là ? »

Quand l'edtech vend du rêve et facture la désillusion

Le secteur de l'edtech lui-même n'est pas épargné. Michelle, sous-traitante en conception de formations pour un organisme éducatif, a perdu son contrat après que son client a été approché par deux grandes plateformes d'IA générative. « Ils ont été littéralement éblouis par les promesses de productivité et de facilité de création de contenu. » Elle calcule que les influenceurs recrutés pour vanter ces outils ont été payés deux fois son salaire mensuel pour un seul mois de travail. Quant aux formations produites par l'IA, elles seront truffées d'erreurs, dépourvues de toute considération d'accessibilité, et personne ne les retirera.

Un manager d'une startup edtech décrit comment son équipe, après avoir vu ses revenus chuter face à la concurrence des LLM, a été reconvertie dans la production de « données d'entraînement » vendues aux grandes entreprises d'IA. Un travail qualifié de « abrutissant et démoralisant » pour des développeurs créatifs réduits à produire des jeux de données répétitifs. Son équipe a depuis été réduite de moitié. Un développeur a été licencié par e-mail le jour même où son ordinateur tombait en panne, l'entreprise ayant choisi de mettre fin à son contrat plutôt que de l'aider à résoudre le problème technique.


La destruction silencieuse du lien pédagogique

Ce qui ressort de l'ensemble de ces témoignages n'est pas seulement une question d'emplois perdus ou de tâches automatisées. C'est la destruction d'un tissu relationnel que les professionnels de l'éducation considèrent comme le cœur de leur métier. Un bibliothécaire anonyme dans une université de recherche américaine observe que l'IA ne remet pas en cause la valeur de l'information, mais celle de la friction productive : « Un LLM ne vous dit jamais non, ne vous remet pas en question, ne crée pas de désaccord. Or l'enseignement, c'est précisément ce processus de friction relationnelle entre l'étudiant et l'enseignant. »

En France, l'Inserm rappelle que l'IA générative bouleverse les processus éducatifs et neurobiologiques liés à l'apprentissage, et que 85 % des 18-24 ans déclarent utiliser régulièrement ces outils. Ce chiffre, appliqué à une génération entière en cours de formation, donne la mesure du phénomène.

Un coach sportif universitaire en division 3 aux États-Unis documente, quant à lui, les effets concrets de programmes d'entraînement générés par IA sur la performance athlétique : changements d'exercices la semaine d'un championnat régional, phases de musculation intensive programmées pendant les finales de saison, protocoles inadaptés aux calendriers de double saison. Des conséquences directes, mesurables, sur des corps, pas seulement sur des copies.

Une résistance qui s'organise, en ordre dispersé

Face à cette pression généralisée, des résistances émergent. L'American Association of University Professors a appelé à un contrôle total des enseignants sur toutes les décisions relatives à l'IA, et cette question est devenue un enjeu de négociation dans les contrats collectifs. Des syndicats d'étudiants de troisième cycle, des bibliothécaires et des militants s'organisent contre des administrations qui ont déployé l'IA en urgence. En Australie, un syndicaliste des bibliothèques publiques de Melbourne documente la stratégie des directions : introduire d'abord les « heures d'ouverture sans personnel » comme expérimentation, puis les normaliser au gré des coupes budgétaires.

En France, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé pour 2026 un cadre réglementaire encadrant l'usage de l'IA dans les établissements, assorti d'un budget de 20 millions d'euros.

Ce cadre reste encore largement à définir, et son ambition se heurte à une réalité que les enseignants connaissent mieux que quiconque : les étudiants ne cesseront pas d'utiliser des outils qui fonctionnent, sont gratuits, et réduisent leur charge de travail immédiate, qu'on le leur interdise ou non.

La vraie question que posent ces témoignages n'est pas technique. Ce n'est pas « comment détecter la fraude à l'IA ? » ni même « comment former les enseignants à utiliser Copilot ? ». C'est une question politique, au sens noble du terme : quelle est la finalité de l'éducation dans une société où les tâches cognitives les plus courantes peuvent être automatisées à coût marginal ? Si l'objectif est de produire des copies conformes à un barème, l'IA gagne. Si l'objectif est de former des esprits capables de douter, de résister, et de penser contre le courant, alors le problème n'est pas l'IA ; c'est que personne, parmi ceux qui signent des contrats à 17 millions de dollars avec OpenAI, ne semble avoir posé la question.

Sources : Bloomberg, Inserm

Et vous ?

Si les outils de détection de fraude IA sont inefficaces et que les sanctions sont quasi impossibles à appliquer sans aveu, faut-il repenser radicalement le format des évaluations — ou accepter que le devoir à la maison est une pratique révolue ?

Les institutions qui déploient massivement l'IA tout en sachant (à 90 %) qu'elle nuit à la pensée critique de leurs étudiants engagent-elles leur responsabilité morale et juridique ?

La résistance individuelle des enseignants à l'IA est-elle une posture éthique légitime, ou une impasse professionnelle dans un secteur où les directions ont déjà tranché ?

L'IA générative va-t-elle creuser définitivement le fossé entre les établissements qui ont les moyens de maintenir des enseignants humains en nombre suffisant et ceux qui les remplacent par des chatbots ?

Voir aussi :

« Je voudrais pousser ChatGPT du haut d'une falaise » : dans les amphis, des professeurs se battent pour sauver la pensée humaine tandis que d'autres trichent autant que les étudiants

L'agent IA Einstein, basé sur OpenClaw, inaugure l'ère des étudiants remplacés par des IA qui font tout à leur place : son créateur dit vouloir « libérer » les étudiants de la « corvée académique »

Combattre le feu par le feu : un professeur lutte contre la tricherie alimentée par l'IA grâce à des examens oraux automatisés par Claude, Gemini et ChatGPT qui coûtent 42 centimes par étudiant
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Avatar de imperio
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 15:34
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
IA = UC!!!!!!!!!

L'Intelligence Artificielle (IA) = Usine à Crétins (UC)!

Il serait temps que les Hautes Ecoles (Universités, Ecoles d'ingénieurs, etc.) prennent une mesure drastique: Suppression des examens écrits et uniquement des examens à l'oral...

Pas besoin de prendre des mesures pour le BAC, il est déjà donné à tous le monde en France et est reconnu comme n'ayant plus la moindre valeur!!!!
Ça fait discours de boomer, marrant.

Des exams sur papier ça marche bien. Ou sur ordinateur sans connexion internet. Parce que les examens à l'oral, c'est au mieux problématique pour beaucoup de gens, et au pire une source de discrimination assez forte (ça dépend de la personne qui note, et à part si c'est filmer, comment vérifier que ce n'est pas faussé ?).
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Avatar de nazoreen
Membre averti https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 16:09
Avant, j'étais pour le contrôle continu et l'utilisation des outils au fur et à mesure des avancées technologiques.

Je précise que je suis formateur pour les titres professionnels informatique et enseignant en BTS SIO, Licence et Master en cybersécurité.

Le contrôle continu favorise ceux qui trichent puisque les profs ne s'en soucient pas, je l'ai vu en lycée notamment, et quand un prof devient un peu trop zélé, de toute façon il n'y a pas sanction, donc on laisse couler.

Les examens oraux favorisent ceux qui n'ont pas le trac, ceux qui savent se vendre et ceux qui sont adeptes de blablater des heures sur les réseaux sociaux.

Le smartphone, il y a longtemps que certains élèves en ont 2 au cas où ils devraient en lâcher un.

Quand je vois que je dois expliquer à nouveau Thalès et Pythagore, parfois même la simple règle de 3, pour des gens qui sortent d'un BAC scientifique ou technique avec mention, il y a de quoi se poser des questions...

Il est nécessaire de revenir aux fondamentaux. Suppression du contrôle continu au lycée, examens finaux écrits et oraux pour le BAC, vous le ratez, vous redoublez ! Concours d'entrée écrits +/- oraux pour le supérieur à la discrétion des établissements, l'ensemble en présentiel uniquement et ParcoursSup pour ceux qui choisissent les filières publiques. Brouilleurs dans les salles d'examen, et si on prend à tricher, il y a une loi pour ça, elle doit être appliquée.

C'est le seul moyen pour à nouveau avoir de l'excellence en France et valoriser à nouveau les diplômes.
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre expert https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 17:06
Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
Dois je comprendre que les trois qui ne sont pas tombés dans ce piège ont utilisé un autre IA ?
Vu les instructions "piégées" je suppose que cela marchait pour tout les LLMs.
Il est plus probable que les trois étudiants aient utilisés l'IA, puis se soient relus après.
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Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 23:21
« Pour info: Le taux de réussite ou d'admission à l'École polytechnique (l'X) en France oscille globalement entre 7 % et 10 % pour les candidats issus des classes préparatoires (CPGE) »

Dit comme cela on peut avoir l’impression que 10% des taupins peuvent être pris à l’Ecole Polytechnique.

La réalité est que beaucoup de taupins n’essayent pas le concours de cette école car ils savent qu’il n’y ont pas leur chance.

La proportion des taupins qui entrent à l’X est donc très inférieure à 10%

En MP ou MP*, il y a cette année 6114 élèves de deuxième année pour 163 places. (Mais certains des 163 premiers laissent la place à d’autres et préfère ENS Ulm, mais ENS Ulm ne prend que 38 places… on ne va pas doubler le rang du dernier admis)

De mémoire (1990), les quelques de ma classe qui ont été pris à l’X se démarquaient nettement.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 14:47
32 étudiants sur 35 pris en flagrant délit de tricherie avec l'IA grâce à un prompt caché qui force l'outil à insérer des absurdités dans les devoirs
la majorité des étudiants ne s'est même pas relue
IA = UC!!!!!!!!!

L'Intelligence Artificielle (IA) = Usine à Crétins (UC)!

Il serait temps que les Hautes Ecoles (Universités, Ecoles d'ingénieurs, etc.) prennent une mesure drastique: Suppression des examens écrits et uniquement des examens à l'oral...

Pas besoin de prendre des mesures pour le BAC, il est déjà donné à tous le monde en France et est reconnu comme n'ayant plus la moindre valeur!!!!
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 14:52
Dois je comprendre que les trois autres qui ne sont pas tombés dans ce piège ont utilisé un autre IA ?
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre expert https://www.developpez.com
Le 28/07/2026 à 17:04
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
IA = UC!!!!!!!!!

L'Intelligence Artificielle (IA) = Usine à Crétins (UC)!

Il serait temps que les Hautes Ecoles (Universités, Ecoles d'ingénieurs, etc.) prennent une mesure drastique: Suppression des examens écrits et uniquement des examens à l'oral...

Pas besoin de prendre des mesures pour le BAC, il est déjà donné à tous le monde en France et est reconnu comme n'ayant plus la moindre valeur!!!!
Dans la plupart de l'enseignement supérieur en France, il n'y a pas besoin de telles mesures, car les examens écrits se déroulent dans un cadre surveillé, sans connexion internet.
L'article parle du contexte américain, où ce type d'organisation ne semble pas systématique.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 10:40
Si je comprends bien, avec l'IA, nous n'avons plus besoin de réfléchir par nous même.
Bravo le progrès. Et après on s'étonne que le QI diminue dans le monde. Je me marre.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 20/03/2026 à 0:03
Citation Envoyé par Matthieu Vergne
Un amalgame trop souvent fait : utiliser l'IA ne veut pas dire déléguer.
Tu as tout à fait raison, mais il ne s'agit pas de cela. Il suffit de prendre l'exemple des calculatrices. Avant, pour faire des calculs, on apprenait par cœur les tables de multiplications. Maintenant, il suffit de tapoter sur sa calculatrice pour avoir le résultat attendu. Il n'est plus nécessaire d'apprendre quoi que ce soit et c'est ça le problème. On aura le même comportement avec l'IA, à savoir ne plus faire l'effort de quoi que ce soit car il suffit de demander à l'IA pour avoir la réponse. Et pourquoi remettre en cause la réponse puisqu'elle devrait, en principe, être fiable ? C'est inhérent au comportement humain d'agir ainsi. On ne demande pas d'analyser ou de comprendre, ce qui normalement est la bonne démarche. On peut même douter si l'on n'a pas compris, mais a-t-on encore le temps, aujourd'hui, de se poser ce genre de questions ? La réponse est NON !

Il ne faut pas chercher une excuse que ce soit aux professeurs ou aux élèves de chercher la solution de facilité. Pour un enseignement fiable, il faut tout bonnement interdire l'IA à l'école. Ne le fait-on pas déjà avec les calculatrices ?

Citation Envoyé par Ryu2000
Y en a qui se disent "pourquoi faire l'effort alors qu'un chatbot pourrait réaliser mon travail instantanément ?"
Solution de facilité, rien de plus à dire. Cela n'a pas que des conséquences à l'école, mais aussi dans la société. A quoi bon leur inculquer de bons comportements, plus personne ne voudra faire des efforts. Pourquoi ? L'IA est là pour subvenir à tous leurs besoins.

Ce n'est même plus une question de riche et de pauvre, mais bien une dégradation de la société toute entière.
Je reprends une maxime de Montesquieu qui illustre ma pensée : "Le mieux est le mortel ennemi du bien".

Citation Envoyé par Ryu2000
Tu peux creuser le sujet toi même, faire des recherches, acquérir des compétences et des connaissances, etc.
Il ne s'agit ni de toi ni de moi car nous sommes d'une autre génération. Le problème est pour ceux qui auront toujours connu l'IA.

Citation Envoyé par Ryu2000
Le QI n'est pas forcément lié à ça.
Ben si, car si tu ne fais pas travailler ton cerveau, tu ne peux pas avoir un bon QI.

Citation Envoyé par Gluups
Ne serait-ce que pour approfondir la réflexion avant d'investir 17 millions.
Qu'est-ce que tu veux approfondir ? Ta démarche est dans le rationnel alors que je te parle ici d'une solution de facilité. Qui va se dire que pour son bien, je vais réfléchir par moi-même, quitte à se tromper, plutôt que d'utiliser l'IA qui a réponse à tout ?

Es tu du genre à marcher pour le bien être de ton coeur, plutôt que de prendre les transports en commun ? C'est pareil, la solution de facilité, rien de plus.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/07/2026 à 9:34
Citation Envoyé par totozor Voir le message
Il y a des décennies j'ai passé un examen à la place d'un pote pour deux raisons : 500€ et la personne méritait largement son diplôme et il n'y avait aucune raison de le refuser pour son faible niveau d'anglais.
Cela vous décrédibilise totalement à mes yeux!

Un mec qui pour de l'argent a fraudé le système éducatif a un comportement abjecte... D'autant plus qu'au final, vous n'aurez rendu service qu'à votre porte-monnaie et pas à votre pote: Un mec qui n'a pas le niveau se fait de toute manière rattraper par le système à un moment ou à un autre!

Votre pote n'avait qu'a prendre une année pour augmenter son faible niveau d'anglais!
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