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Si l'IA rédige les devoirs et les corrige, avons-nous encore besoin d'être là ? Des enseignants révèlent une crise grandissante
Tandis que des universités signent des contrats à 17 millions $ avec OpenAI

Le , par Stéphane le calme

34PARTAGES

18  0 
L'intelligence artificielle générative a traversé les portes des salles de classe comme aucune technologie avant elle : silencieusement, massivement, et sans que personne n'ait eu le temps de décider si c'était une bonne idée. Trois ans après le déferlement de ChatGPT dans les amphithéâtres et les lycées, des enseignants, bibliothécaires, tuteurs, correcteurs et professionnels de l'informatique scolaire dressent un bilan accablant. Ce n'est plus la question de la triche qui est au cœur du débat, c'est celle de la raison d'être de l'éducation elle-même.

La fraude scolaire assistée par IA n'est pas un phénomène marginal. Une enquête menée dès janvier 2023 révélait que près de 90 % des étudiants universitaires avaient déjà utilisé ChatGPT pour leurs devoirs et depuis, les outils n'ont fait que gagner en sophistication. Si les premières versions de ChatGPT laissaient des traces identifiables (syntaxe trop fluide, vocabulaire inhabituellement soutenu, construction impersonnelle), les nouvelles moutures, intégrées dans des assistants d'écriture discrets, brouillent désormais les pistes au point que les directeurs d'établissements eux-mêmes sonnent l'alarme sur l'indétectabilité du phénomène.

Les témoignages recueillis par la newsletter Blood in the Machine dans le cadre de son enquête « AI Killed My Job : Education workers » éclairent la réalité quotidienne de cette crise, vue depuis l'intérieur. Lauren Krouse, tutrice dans un community college américain, décrit la trajectoire type d'une étudiante ayant recours à l'IA : d'abord une anecdote inventée par ChatGPT dans un essai personnel, puis un plan incompréhensible que l'étudiante était incapable d'expliquer et que son professeur avait tout de même noté A. Quelques semaines plus tard, une rédaction entière générée automatiquement, avec des citations de sources non vérifiables et des références à des citations inexistantes. « Mon nouveau travail, c'est d'apprendre aux étudiants à mieux tricher », résume-t-elle avec amertume, avant d'annoncer sa démission.

Un professeur de l'université Cal State, dont le système a officiellement annoncé vouloir devenir « la plus grande université pilotée par l'IA au monde », décrit une situation kafkaïenne : lorsqu'un étudiant rend un examen qu'il est manifestement incapable d'expliquer, le professeur sait qu'il y a eu fraude, mais sans aveu, les sanctions sont quasi impossibles à obtenir. « On nous demande d'accepter un travail qui n'est clairement pas celui de l'étudiant, comme s'il l'était. »

Une déqualification silencieuse des métiers de l'éducation

Au-delà de la fraude, c'est toute une chaîne de métiers qui se retrouve fragilisée. Les bibliothécaires et tuteurs regardent les administrations et les entreprises de l'edtech adopter des outils d'IA pour réduire leurs heures de travail, tandis que les professionnels de l'informatique et des ressources humaines dans le secteur éducatif se trouvent en concurrence directe avec des produits IA sur le marché.

Le cas de Jason Thornberry est emblématique. Employé aux ressources humaines dans une université, chargé de gérer les formalités administratives des professeurs contractuels, il s'est fait licencier avec une explication laconique de son responsable : « Oh, WorkDay s'occupera de ça ! » (WorkDay étant une plateforme d'automatisation RH). Ironie de la situation : Thornberry était lui-même professeur contractuel, pour un cours d'écriture rémunéré 700 dollars avant impôts par trimestre.

L'histoire de Caleb Polansky, technicien informatique à l'université Texas A&M AgriLife, illustre une autre forme de pression : son nouveau responsable, arrivé en novembre 2024, s'est mis à exiger l'adoption de Copilot, ChatGPT et Grok dans le travail quotidien. Après avoir refusé poliment mais fermement, Polansky a reçu un ultimatum : se former à Copilot ou être licencié. Il a choisi de démissionner. Le même responsable, notons-le, avait réagi avec indulgence lorsqu'un collègue avait utilisé l'IA générative pour produire des textes à caractère sexuel explicite pendant les heures de bureau.

À l'université d'Auckland, un candidat à un poste de coordinateur éthique et réglementaire, Benjamin Richardson, s'est vu refuser le poste au motif qu'il n'était « pas suffisamment à l'aise avec l'intégration de Copilot dans le processus d'éthique ». Autrement dit, l'aptitude à déléguer des décisions éthiques à un modèle de langage est désormais un critère d'embauche.


Le paradoxe des institutions qui déploient ce qu'elles condamnent

Les statistiques dressent un tableau paradoxal : selon le Global AI Faculty Survey 2025 du Digital Education Council, 61 % des enseignants ont eu recours à l'IA dans leur pratique pédagogique, et 86 % anticipent de le faire à l'avenir. Dans le même temps, une enquête publiée en janvier 2026 par l'American Association of Colleges and Universities indique que 90 % des enseignants estiment que l'IA générative va diminuer les capacités de pensée critique des étudiants, et 95 % qu'elle va conduire à une dépendance croissante. Les professeurs sont donc, dans leur grande majorité, convaincus que l'IA est nuisible à l'apprentissage... tout en l'adoptant massivement pour préparer leurs cours et noter les travaux.

Cette contradiction se joue aussi au niveau institutionnel. Des universités signent des...
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 10:40
Si je comprends bien, avec l'IA, nous n'avons plus besoin de réfléchir par nous même.
Bravo le progrès. Et après on s'étonne que le QI diminue dans le monde. Je me marre.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 20/03/2026 à 0:03
Citation Envoyé par Matthieu Vergne
Un amalgame trop souvent fait : utiliser l'IA ne veut pas dire déléguer.
Tu as tout à fait raison, mais il ne s'agit pas de cela. Il suffit de prendre l'exemple des calculatrices. Avant, pour faire des calculs, on apprenait par cœur les tables de multiplications. Maintenant, il suffit de tapoter sur sa calculatrice pour avoir le résultat attendu. Il n'est plus nécessaire d'apprendre quoi que ce soit et c'est ça le problème. On aura le même comportement avec l'IA, à savoir ne plus faire l'effort de quoi que ce soit car il suffit de demander à l'IA pour avoir la réponse. Et pourquoi remettre en cause la réponse puisqu'elle devrait, en principe, être fiable ? C'est inhérent au comportement humain d'agir ainsi. On ne demande pas d'analyser ou de comprendre, ce qui normalement est la bonne démarche. On peut même douter si l'on n'a pas compris, mais a-t-on encore le temps, aujourd'hui, de se poser ce genre de questions ? La réponse est NON !

Il ne faut pas chercher une excuse que ce soit aux professeurs ou aux élèves de chercher la solution de facilité. Pour un enseignement fiable, il faut tout bonnement interdire l'IA à l'école. Ne le fait-on pas déjà avec les calculatrices ?

Citation Envoyé par Ryu2000
Y en a qui se disent "pourquoi faire l'effort alors qu'un chatbot pourrait réaliser mon travail instantanément ?"
Solution de facilité, rien de plus à dire. Cela n'a pas que des conséquences à l'école, mais aussi dans la société. A quoi bon leur inculquer de bons comportements, plus personne ne voudra faire des efforts. Pourquoi ? L'IA est là pour subvenir à tous leurs besoins.

Ce n'est même plus une question de riche et de pauvre, mais bien une dégradation de la société toute entière.
Je reprends une maxime de Montesquieu qui illustre ma pensée : "Le mieux est le mortel ennemi du bien".

Citation Envoyé par Ryu2000
Tu peux creuser le sujet toi même, faire des recherches, acquérir des compétences et des connaissances, etc.
Il ne s'agit ni de toi ni de moi car nous sommes d'une autre génération. Le problème est pour ceux qui auront toujours connu l'IA.

Citation Envoyé par Ryu2000
Le QI n'est pas forcément lié à ça.
Ben si, car si tu ne fais pas travailler ton cerveau, tu ne peux pas avoir un bon QI.

Citation Envoyé par Gluups
Ne serait-ce que pour approfondir la réflexion avant d'investir 17 millions.
Qu'est-ce que tu veux approfondir ? Ta démarche est dans le rationnel alors que je te parle ici d'une solution de facilité. Qui va se dire que pour son bien, je vais réfléchir par moi-même, quitte à se tromper, plutôt que d'utiliser l'IA qui a réponse à tout ?

Es tu du genre à marcher pour le bien être de ton coeur, plutôt que de prendre les transports en commun ? C'est pareil, la solution de facilité, rien de plus.
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 18/03/2026 à 22:14
Question suivante : lorsque l'IA va être capable du crime parfait, jusqu'à quel point allons-nous la féliciter (et lui verser 17 millions de dollars sans demander l'avis des gens qui ont versé ces 17 millions), comme ça a été fait pour l'IA qui détruit l'enseignement ?

Autre question : quand est-ce qu'on parle du salaire de l'enseignante qui s'inquiète à juste titre ?
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 3:37
Opinion hautement impopulaire : même avant l'avènement de l'IA, la qualité de certains diplômes du supérieur, délivrés par des institutions réputées de surcroît, était plus que questionable.

En France, il n'est pas rare que le programme du BUT soit plus approfondi qu'en école d'ingénieurs qui délivre pourtant un diplôme de second cycle et qui est supposé être une filière d'excellence alors que la première absolument pas.
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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 18:19
Sur le site neoprofs.org, ils en parlaient déjà des exams rédigés par une IA, répondus par une IA et corrigés par une IA dès l'apparition de chatGPT. Mais ce n'était pas encore au point. Avec les progrès, peut-être s'en rapproche-t-on. En tout cas, les profs ont peur pour leur job et la réflexion critique.
1  0 
Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 19:07
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Si la personne accepte de l'utiliser et le fait avec parcimonie, ça suffit.
Ça, ça arrive, mais peut-être avec la même fréquence que les gens qui font leurs courses achètent des légumes et de la viande en proportions correctes.

Et si l'Amérique met autant la pression pour qu'on utilise l'IA, il est peu probable que ce soit avec l'espoir que ce soit utilisé de façon intelligente.

Ça peut certes mériter une approche plus rigoureuse pour valider ça, avec plus de moyens du coup, mais l'intérêt de l'approche intuitive est d'être mise en œuvre rapidement.

Ne serait-ce que pour approfondir la réflexion avant d'investir 17 millions.
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/03/2026 à 2:28
Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
Tu as tout à fait raison, mais il ne s'agit pas de cela. Il suffit de prendre l'exemple des calculatrices. Avant, pour faire des calculs, on apprenait par cœur les tables de multiplications. Maintenant, il suffit de tapoter sur sa calculatrice pour avoir le résultat attendu.
En cours de maths au collège (ce qui ne nous rajeunit pas), j'avais une calculatrice avec quand même pas mal de fonctions, mais de temps en temps, en entrant dans la salle le prof lançait "séparez les tables, prenez une demi-feuille jaune !"

Ça voulait dire qu'on était partis pour un contrôle de calcul mental, et gare à celui qui n'avait pas préparé la demi-feuille jaune à la maison.

Aujourd'hui il ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser une calculatrice pour savoir combien font 8*125.

Il n'est plus nécessaire d'apprendre quoi que ce soit et c'est ça le problème. On aura le même comportement avec l'IA, à savoir ne plus faire l'effort de quoi que ce soit car il suffit de demander à l'IA pour avoir la réponse. Et pourquoi remettre en cause la réponse puisqu'elle devrait, en principe, être fiable ? C'est inhérent au comportement humain d'agir ainsi. On ne demande pas d'analyser ou de comprendre, ce qui normalement est la bonne démarche. On peut même douter si l'on n'a pas compris, mais a-t-on encore le temps, aujourd'hui, de se poser ce genre de questions ? La réponse est NON !
Ça dépend des priorités. Il m'est arrivé que Copilot, après m'avoir signalé deux ou trois erreurs dans la structure de mon programme, me propose de le réécrire en conséquence.
J'ai fait doucement petit père, je n'ai pas tout assimilé. Alors je commence par le faire, et si il y a besoin je reviens.

Qu'est-ce que tu veux approfondir ? Ta démarche est dans le rationnel alors que je te parle ici d'une solution de facilité. Qui va se dire que pour son bien, je vais réfléchir par moi-même, quitte à se tromper, plutôt que d'utiliser l'IA qui a réponse à tout ?

Es tu du genre à marcher pour le bien être de ton coeur, plutôt que de prendre les transports en commun ? C'est pareil, la solution de facilité, rien de plus.
Là tu t'adresses à la bonne personne, désolé pour ceux qui ont déjà lu. Je suis tombé sur un médecin flemmard comme pas deux. Il a vu que j'avais de l'hypertension, allez hop, anti-hypertenseur. Je lui signale que je n'ai pas fait les analyses qu'il m'a prescrites parce que j'étais trop faible : à peine un haussement de sourcil.

Alors, puisque lui ne veut pas faire le boulot, je l'ai fait moi-même. Essayer d'autres conserves pour fuir le sucre qu'il y avait dans les précédentes (si si, du sucre dans la viande, vous avez bien compris), constater les effets d'une dose supérieure, me mettre à la marche, chercher pourquoi ma respiration se bouche ... Du coup, avec 145 de tension je n'utilise les médicaments que dans les moments où je me laisse aller.

Et regarde à droite et à gauche, tu verras que minimum une demi-heure de marche par jour fait partie des recommandations <ins>(on dit moins que deux heures, c'est mieux)</ins>. C'est tellement insidieux quand on lève le pied ...

Surtout passé la cinquantaine, si on baisse la cadence, pour la remonter ça prend quelques semaines.
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/03/2026 à 19:35
Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
@ Gluups : je dois être plus vieux que toi, car à l'époque, nous n'avions pas encore des calculatrices à l'école.
Oui, je connais mes tables de multiplications.

Je ne l'ai pas fait exprès. Désolé d'apprendre que tu es en mauvaise santé. J'ai un médecin qui est aussi partisan du moindre effort, entre une consultation de 15min, un renouvellement de l'ordonnance, merci pour tout et à dans six mois. Inversement à toi, je suis en bonne santé.
Par rapport à ce que je t'ai décrit, pour revenir à 145 de tension sans médicament, je trouve que je n'ai pas si mal travaillé que ça.

Il reste des menaces, mais qui bon an mal an, jusque là me laissent tranquille. Selon une nouvelle que j'ai vue circuler mais sans vérifier jusqu'à quel point il s'agit de ça, la circulation automobile pourrait y être liée. Il n'y a pas que par des chocs qu'elle fait des victimes, par ses émanations aussi.

Je n'ai pas dit ça pour me plaindre, mais pour illustrer que si on veut que ça se passe bien, c'est mieux de ne pas être aussi fainéant que ces ... comment on dit déjà ? médecins ?
Ah oui ta description de la consultation m'a rappelé quelque chose. Il m'avait envoyé faire des examens, je revenais avec les résultats, il a passé dix minutes à prendre note, et après bon voilà ça fait 30 euros.
- et ... pour les douleurs ?
- ah oui c'est vrai !

On peut oublier un truc, mais là quand même j'ai trouvé que c'était gros.
Alors il voulait me faire passer au bistouri, faire passer ma voix en catégorie soprano. Je n'étais pas très enthousiaste pour ça, alors j'ai appelé un naturopathe. Prenez donc quelques dizaines de gouttes de mélisse. J'ai fait ça, plus jamais de douleurs, ça fait bientôt dix ans.

En plus, les médecins il paraît qu'il y en a des bons, mais ils sont débordés, forcément.

Je suis entré dans la "vie active" en 81, donc j'ai quitté le système scolaire juste à temps pour ne pas être victime de ce qui s'est profilé après. Et ce sont les victimes de tout ça qui vont payer nos retraites ?

Ah non, ça va être l'IA maintenant ? Ah oui enfin à condition qu'on la fasse passer à la caisse.

Je suis sûr que les utilisateurs trouveraient normal de ne pas avoir à payer de taxes.

Et nos "chers" députés d'en remettre une couche juste pile quand les tenants de l'IA faisaient les marioles dans l'actualité : "les retraites doivent être payées par les salaires".

Non mais dites-moi que c'est un cauchemar, quoi.

Ah ben il paraît que non, là aussi il va falloir mettre les mains "dans le cambouis". Ouais, ben il y aura intérêt à se mettre d'accord sur comment on fait.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 18/03/2026 à 23:59
Un amalgame trop souvent fait : utiliser l'IA ne veut pas dire déléguer. Trop souvent, et c'est le cas de cet article, les choses sont présentées comme si "X utilise l'IA" voulait dire "l'IA fait à la place de X". Du coup, l'intégration de l'IA est vu comme une action binaire (on fait soi même ou on délègue) alors que c'est beaucoup trop réducteur. Imposer l'IA ne veut pas forcément dire imposer de déléguer son travail à l'IA : si la personne refuse d'utiliser l'IA même comme un outil d'amélioration, c'est effectivement une position dogmatique contre productive, donc je peux comprendre que ça fasse critère pour rejeter un profil. Si la personne accepte de l'utiliser et le fait avec parcimonie, ça suffit.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 19/03/2026 à 8:41
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Les témoignages recueillis par la newsletter Blood in the Machine dans le cadre de son enquête « AI Killed My Job : Education workers » éclairent la réalité quotidienne de cette crise, vue depuis l'intérieur. Lauren Krouse, tutrice dans un community college américain, décrit la trajectoire type d'une étudiante ayant recours à l'IA : d'abord une anecdote inventée par ChatGPT dans un essai personnel, puis un plan incompréhensible que l'étudiante était incapable d'expliquer et que son professeur avait tout de même noté A. Quelques semaines plus tard, une rédaction entière générée automatiquement, avec des citations de sources non vérifiables et des références à des citations inexistantes. « Mon nouveau travail, c'est d'apprendre aux étudiants à mieux tricher », résume-t-elle avec amertume, avant d'annoncer sa démission.
Y'en a qui se disent "pourquoi faire l'effort alors qu'un chatbot pourrait réaliser mon travail instantanément ?".

C'est la fin des devoirs à la maison.
Et quelque part tant mieux, parce que c'était discriminatoire, les riches payent des gens pour s'occuper de l'éducation de leurs enfants !
Les devoirs du soir sont source d’inégalités
Selon le profil des familles ( famille monoparentale, famille nombreuse, enfant unique, famille recomposée), l’histoire personnelle des parents (leur passé scolaire, leur niveau d’études, le pays où ils ont étudié,) leur rythme de travail, leur état de santé, ce soutien sera efficace ou nul. Les familles favorisées vont chercher des relais pour pallier aux difficultés et vont soutenir leurs enfants par des cours particuliers. Ce qui peut avoir un effet bénéfique Bien sûr, mais peut aussi parfois transformer certains élèves en consommateurs passifs, incapables de réfléchir seul , et désemparés devant la solitude de la feuille blanche.
Les enfants de riches vont dans des écoles privées très cher, peut-être qu'il n'y a pas 30 élèves par classe.

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L'IA pourrait être excellente dans le domaine de l'éducation si elle était à la place du professeur.
Ça devrait être l'IA qui pose des questions à l'élève et pas l'inverse. (bon après il faut trouver une solution pour que l'élève ne demande pas la réponse à la question que vient de lui poser une IA à une autre IA...)

L'implication des parents dans l'éducation de leurs enfants est importante.
Certains parents vont protéger leurs enfants des smartphones, tablettes, PC portable, pendant longtemps. (comme les cadres de la Sillicon Valley avec la Waldorf School of the Peninsula)
Ils mettront en place un filtre parental qui bloquera l'accès à plein de sites (notamment celui de ChatGPT).
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