IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Anthropic a testé le retrait de Claude Code de l'offre Pro face à une demande insoutenable. L'entreprise explore de nouveaux moyens pour rationner son service qui bute face à la pénurie des ressources de calcul

Le , par Patrick Ruiz

42PARTAGES

7  0 
Anthropic a testé le retrait de Claude Code de l'offre Pro face à une demande insoutenable. L'entreprise explore de nouveaux moyens pour rationner son service qui bute face à la pénurie des ressources de calcul.

Anthropic a fait sensation parmi les développeurs avec ce qui semblait être un changement inattendu de sa tarification : la société a annoncé que Claude Code, le célèbre outil de développement d'agents, ne serait plus accessible aux abonnés du forfait Pro à 20 dollars par mois. Un responsable de l’entreprise a ensuite fait une publication pour indiquer qu’il s’agissait d’un test. Le problème de fond : l’IA est tellement énergivore que la puissance de calcul mondiale nécessaire pour satisfaire à la demande commence à faire défaut. Les pannes à répétition obligent donc les fournisseurs à rationner les accès.

Des utilisateurs se sont exprimés sur les réseaux sociaux pour signaler que la page des tarifs d'Anthropic consacrée à Claude indiquait clairement que Claude Code n'était pas pris en charge dans la formule Pro. (Cette fonctionnalité restait disponible dans la formule Max, à partir de 100 $ par mois.) Certains nouveaux utilisateurs ayant souscrit à un abonnement Pro n'ont pas pu accéder à Claude Code. En revanche, les abonnés existants n'ont subi aucune interruption.



Alors que les spéculations et la frustration gagnaient du terrain, Amol Avasare, responsable de la croissance chez Anthropic, s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour préciser qu'il s'agissait d'un petit test mené sur environ 2 % des nouvelles souscriptions au service. Claude Code est à nouveau disponible dans la formule Pro comme indiqué par certains utilisateurs.



La filière de l’intelligence artificielle se heurte désormais à de multiples écueils : croissance des agents d’IA qui dépasse les capacités de l’infrastructure, pénurie des GPU et inflation liée, réseaux électriques sous tension, etc.

Pendant des années, la conversation autour de l'intelligence artificielle a tourné autour des données, des algorithmes, des modèles. La puissance de calcul était considérée comme une ressource certes coûteuse, mais fondamentalement extensible ; il suffisait d'ajouter des serveurs. Ce postulat est désormais dépassé.

« Tout le monde parle de pétrole, mais je pense que ce dont le monde manque surtout, ce sont des tokens », déclarait récemment Ben Pouladian, ingénieur et investisseur basé à Los Angeles. Le token, unité de mesure de la consommation de ressources de calcul par une tâche d'IA, est devenu le nouvel or noir d'une industrie qui se retrouve à court de la ressource la plus fondamentale de son existence : la capacité à traiter des requêtes.

« L'IA n'est plus simplement un chatbot qu'on interroge pour une recette devant le frigo. Elle orchestre des tâches, elle devient plus intelligente », ajoute-t-il.

La demande croissante en agents IA autonomes entre en collision frontale avec des capacités de calcul limitées. Le matériel informatique traverse une zone de turbulence en termes de coûts. Le boom de l'intelligence artificielle consomme plus de ressources informatiques (puissance de calcul, mémoire, etc.) que l’industrie ne peut en fournir.

OpenAI a vu sa consommation de tokens sur l'API bondir de 6 milliards par minute en octobre à 15 milliards par minute fin mars, selon le Wall Street Journal. La directrice financière Sarah Friar a indiqué passer une grande partie de son temps à chercher des capacités de calcul à court terme et à prendre des décisions difficiles sur les projets à mettre en veille, faute de ressources disponibles.

Depuis la mi-février, les pannes se sont accumulées chez OpenAI avec une telle fréquence que certains clients entreprises ont commencé à migrer vers d'autres fournisseurs. GitHub a lui aussi annoncé de nouvelles limites pour Copilot le 10 avril, citant explicitement la croissance rapide, la haute concurrence et l'usage intensif comme raisons. La rareté des ressources en calcul est en train de devenir le principal facteur d'arbitrage stratégique dans tout le secteur.



Anthropic, OpenAI et leurs concurrents se retrouvent ainsi confrontés à un problème classique des booms technologiques : la demande progresse bien plus vite que la capacité à déployer les infrastructures nécessaires. La situation appelle à faire un parallèle avec le boom ferroviaire du 19e siècle ou l'explosion des télécommunications au début des années 2000. Dans les deux cas, l'inadéquation entre la vitesse d'adoption et la vitesse de construction s'était traduite par des tensions tarifaires, des faillites et une recomposition des acteurs.

Et vous ?

La pénurie de calcul va-t-elle accélérer la consolidation du marché de l'IA ? Ou au contraire favoriser l'émergence de modèles plus légers et moins gourmands en ressources ?

Le rationnement des tokens, tel que pratiqué par les entreprises de la filière, est-il une mesure transitoire acceptable, ou constitue-t-il un précédent dangereux qui risque de fragmenter l'accès à l'IA selon des logiques purement économiques ?

Voir aussi :

Les centres de données IA sont tellement gourmands en énergie qu'ils utilisent désormais d'anciens moteurs à réaction d'avions pour profiter d'une source d'énergie « flexible » et immédiatement disponible

"Énergivore, l'IA fera-t-elle baisser notre consommation d'énergie ?", par Anne-Muriel Brouet
Vous avez lu gratuitement 325 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !