Boris Cherny, le créateur de « Claude Code », l’outil de codage génératif d’Anthropic, admet que le fait de laisser l’IA écrire 100 % du code devient problématique pour les entreprises Boris Cherny, le créateur de Claude Code, l’outil de codage génératif d’Anthropic, a admis que laisser l’IA écrire 100 % du code devenait « problématique » pour les entreprises, même s’il continue de défendre le rôle transformateur de l’IA dans le développement logiciel. Cherny a reconnu que mesurer l’impact de l’IA en fonction du pourcentage de code écrit n’était plus pertinent, puisque de nombreux ingénieurs laissent désormais l’IA générer leur code. Après avoir précédemment déclaré que « l’ingénierie logicielle est morte », Cherny affirme désormais que l’ère de la rédaction manuelle des instructions génératives d’IA touche à sa fin. Cherny soutient que l’avenir réside dans l’ingénierie des boucles, un système dans lequel les agents IA génèrent et affinent eux-mêmes les instructions.
Anthropic PBC est une entreprise américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) dont le siège social est situé à San Francisco, en Californie. Elle a développé une série de grands modèles de langage (LLM) baptisés « Claude » et met l’accent sur la sécurité de l’IA. Anthropic a été fondée en 2021 par d’anciens membres d’OpenAI, notamment les frère et sœur Daniela Amodei et Dario Amodei, respectivement présidente et PDG. L’entreprise est privée mais prévoit d’entrer en bourse. En mai 2026, sa valorisation était estimée à 965 milliards de dollars, ce qui en fait l’entreprise spécialisée exclusivement dans l’IA la plus valorisée au monde.
Boris Cherny est un ingénieur logiciel américain et spécialiste de l’IA, réputé pour avoir créé et dirigé le développement de Claude Code, un outil de codage alimenté par l’IA chez Anthropic. Fort d’une carrière marquée par une ascension rapide au sein de grandes entreprises technologiques, Cherny a rejoint Anthropic en septembre 2024 en tant qu’ingénieur fondateur. Il y a conçu et développé le prototype de Claude Code à l’aide du modèle Claude 3.6 afin de permettre l’exploration et la génération de code assistées par l’IA, ainsi que l’amélioration de la productivité.
Chez Anthropic, les innovations de Cherny avec Claude Code ont favorisé une adoption interne significative, augmentant le débit des pull requests de 67 % à mesure que les équipes s’agrandissaient, et étendant son utilité à des tâches non techniques telles que l’analyse de données et les interactions avec Salesforce, tout en mettant l’accent sur une architecture minimaliste en TypeScript et React afin de maximiser l’efficacité des modèles d’IA. Il a également partagé des workflows avancés permettant d’utiliser plusieurs agents IA en parallèle, influençant ainsi les pratiques des développeurs et mettant en avant le rôle de Claude Code dans la transformation du développement logiciel.
En janvier 2026, Anthropic a lancé Claude Cowork afin d'aider les non-codeurs dans leurs tâches quotidiennes. L'assistant permet aux utilisateurs de donner à Claude l'accès à un dossier choisi sur leur ordinateur, permettant ainsi à l'IA de lire, modifier ou créer des fichiers. L'entreprise aurait mis au point ce nouveau produit en environ une semaine et demie, en utilisant principalement Claude Code lui-même. Mais Claude Cowork semble être un cauchemar en matière de sécurité. Une vulnérabilité critique identifiée permet aux attaquants d'exfiltrer des fichiers confidentiels des utilisateurs grâce à des injections de prompts cachées, un problème bien connu des systèmes d'IA.
Le cas de Claude Cowork n'est pas un cas isolé, de multiples rapports montrent qu'une application vibe-codée pourrait s’avérer être un cauchemar en matière de sécurité. Un autre exemple, un praticien médical suisse a construit son propre logiciel de gestion de patients à l'aide d'un agent IA, sans la moindre compétence en développement. Résultat : données personnelles en accès libre sur internet, enregistrements vocaux envoyés à des services tiers, violations probables du droit suisse.
Ces cas confirment une tendance lourde : le vibe coding démocratise la création logicielle tout en industrialisant les catastrophes de sécurité. Récemment, Boris Cherny, le créateur de Claude Code, l’outil de codage génératif d’Anthropic, a admis que laisser l’IA écrire 100 % du code devenait « problématique » pour les entreprises, même s’il continue de défendre le rôle transformateur de l’IA dans le développement logiciel.
Lors d’une discussion informelle organisée par Scale AI, Cherny a déclaré que les entreprises avaient raison de se concentrer sur le retour sur investissement (ROI) alors que les coûts des jetons d’IA augmentent. Il a répondu directement aux préoccupations soulevées par Andrew Macdonald, directeur des opérations d’Uber, qui s’est récemment demandé si les dépenses consacrées à l’IA apportaient suffisamment de valeur aux consommateurs.
« Le ROI est sans aucun doute le bon cadre de référence, car il ne faut pas se contenter de penser aux coûts… on investit quelque chose et on en retire quelque chose en retour », a déclaré Cherny. Il a mis en garde contre une restriction trop précoce de l’utilisation des jetons, arguant que l’expérimentation débouche souvent sur des idées révolutionnaires.
Cherny a en outre reconnu que mesurer l’impact de l’IA en fonction du pourcentage de code écrit n’était plus pertinent, puisque de nombreux ingénieurs laissent désormais l’IA générer leur code. « Une fois que l’on en arrive à ce stade où les ingénieurs se contentent d’écrire beaucoup de code, le goulot d’étranglement réside dans les bonnes idées », a-t-il déclaré. Il a également averti que les entreprises devaient se concentrer sur la génération d’idées et les filières d’innovation, plutôt que de se contenter d’accélérer la production de code.
Cherny a également souligné qu’Anthropic proposait à ses clients professionnels des moyens de gérer leurs budgets de jetons, notamment des contrôles de coûts par poste et un suivi de l’utilisation en arrière-plan. Il a par ailleurs fait remarquer que les jetons n’étaient pas gratuits pour Anthropic non plus : « Chaque jeton que nous utilisons est un jeton que nous ne donnons pas à un client, il y a donc un coût d’opportunité. »
Après avoir précédemment déclaré que « l’ingénierie logicielle est morte », Cherny affirme désormais que l’ère de la rédaction manuelle des instructions génératives d’IA touche à sa fin. Cherny soutient que l’avenir réside dans l’ingénierie des boucles, un système dans lequel les agents IA génèrent et affinent eux-mêmes les instructions. Pour ceux qui ne le savent pas, les boucles sont des systèmes récurrents qui guident les agents IA sans intervention humaine constante.
Par exemple, une commande telle que /goal peut ordonner à un modèle d’IA de continuer à travailler jusqu’à ce qu’une tâche soit terminée, plutôt que d’exiger des instructions génératives étape par étape. Cherny a expliqué : « C’est un agent qui donne des instructions génératives à Claude. Je n’écris plus la consigne. C’est Claude qui l’écrit, et je m’adresse désormais à ce nouveau Claude qui assure la coordination. »
Si les boucles réduisent l’effort humain, elles soulèvent toutefois des inquiétudes concernant les budgets de jetons. L’exécution de plusieurs agents et sous-agents peut rapidement devenir coûteuse. Steinberger a conseillé d’utiliser des intervalles plus longs — horaires ou quotidiens — pour réduire les coûts, tandis qu’Osmani a averti que les sous-agents ne devaient être utilisés que lorsqu’un deuxième avis justifiait la dépense.
Cette déclaration rappelle les critiques contre le vibe coding. Par exemple, un programmeur s'est insurgé contre le « Vibe Coding » et la tendance dangereuse qui consiste à accepter aveuglément le code généré par l'IA sans le comprendre. Dans son avis, cette approche est en train de détruire le plaisir et l'art de la programmation. Il affirme notamment : « Lorsque vous ne comprenez pas votre propre base de code, vous n'êtes plus un développeur. Vous êtes juste une personne extrêmement inefficace qui n'a jamais appris à coder et qui se contente d'utiliser l'IA. »
Et vous ?
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Quel est votre avis sur le sujet ?Voir aussi :
Le vibe coding est la pire idée en 2025, d'après David Farley, qui jette un regard sur cette tendance à accepter du code généré par l'IA, souvent sans le comprendre
La polémique autour du « vibe coding » atteint un nouveau sommet. Un développeur ajoute des instructions dans son application open source de test Java pour saboter les projets menés par des agents de codage IA
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