IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Le PDG d'Anthropic fustige l'administration Trump pour avoir autorisé la vente de puces IA Nvidia H200 à la Chine : « Je pense que c'est de la folie. C'est comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord »

Le , par Anthony

0PARTAGES

5  0 
Le PDG d'Anthropic fustige l'administration Trump pour avoir autorisé la vente de puces IA Nvidia H200 à la Chine : « Je pense que c'est de la folie… c'est comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord »

Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, a vivement critiqué la décision de l’administration Trump d’autoriser la vente à la Chine de la puce d’intelligence artificielle (IA) H200 de Nvidia, qu’il a qualifiée de « folie » et de « grave erreur ». Intervenant lors du Forum économique mondial, le dirigeant a dénoncé une décision aux « implications incroyables pour la sécurité nationale », estimant que l'assouplissement des contrôles à l'exportation pourrait affaiblir durablement la position stratégique des États-Unis. Si Nvidia défend ce changement comme un moyen de rester compétitif face à la Chine, cette inflexion ravive le débat sur l'équilibre technologique et géopolitique mondial.

Cette prise de position s’inscrit dans le prolongement d’un revirement opéré par Washington en décembre 2025, lorsque Donald Trump a autorisé l’exportation des puces IA avancées H200 de Nvidia vers la Chine, mettant fin à plusieurs mois de restrictions sur les semi-conducteurs de pointe. La décision, assortie d’une taxe américaine de 25 % sur les revenus générés, résulte d’une intervention directe du président américain et d’un lobbying soutenu de l’industrie.

Pour rappel, Anthropic PBC est une entreprise américaine spécialisée dans l'IA dont le siège social est situé à San Francisco. Elle a développé une famille de grands modèles de langage (LLM) baptisée Claude. L'entreprise mène des recherches et développe des IA afin d'« étudier leurs propriétés de sécurité à la pointe de la technologie » et utilise ces recherches pour déployer des modèles sûrs destinés au grand public.

Dario Amodei est un chercheur et entrepreneur américain spécialisé dans l'IA. Il est cofondateur et PDG d'Anthropic, la société à l'origine de la série de LLM Claude. Il était auparavant vice-président de la recherche chez OpenAI. Dario Amodei est partisan d'une stratégie d'« entente » dans laquelle une coalition de nations démocratiques utilise des systèmes d'IA avancés dans des applications militaires afin d'obtenir un avantage décisif sur leurs adversaires, tout en partageant les bénéfices avec les nations coopérantes.


Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, a une nouvelle fois remis en question la politique commerciale de l'administration Trump, critiquant vivement la récente autorisation de vente à la Chine des puces d'intelligence artificielle (IA) H200 de Nvidia. Il a qualifié cette décision d'erreur « aux implications incroyables pour la sécurité nationale ».

« Je pense que c'est de la folie. C'est un peu comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord. Ce serait une grave erreur d'expédier ces puces », a déclaré Dario Amodei à Bloomberg lors du Forum économique mondial.

Quelle est la nouvelle politique commerciale de l'administration Trump envers la Chine ?

L'avertissement du PDG d'Anthropic intervient quelques semaines après que le président Donald Trump a assoupli les interdictions sur les exportations de puces IA avancées et approuvé la vente de puces IA à Pékin. Ce changement de politique est une victoire majeure pour Nvidia, qui a fait valoir que le maintien des interdictions ne faisait qu'inciter la Chine à développer ses propres alternatives nationales. Le fabricant de puces a également affirmé que la fabrication de ses propres puces par la Chine risquait d'exclure définitivement les entreprises américaines de la deuxième plus grande économie mondiale.

En vertu des nouvelles directives, la puce H200 de Nvidia deviendra la puce IA la plus avancée légalement disponible pour les clients chinois. Cependant, plusieurs rapports affirment que la Chine a demandé à ses douaniers de ne pas autoriser l'entrée des puces haut de gamme de Nvidia sur le continent.

Par ailleurs, AMD chercherait à obtenir une autorisation similaire pour le MI325X afin de pouvoir être compétitif sur le marché chinois. Il convient de noter que les architectures Blackwell et Vera Rubin de Nvidia resteront strictement réservées à l'usage des États-Unis et de leurs alliés.

Dario Amodei a déclaré que permettre la vente de puces Nvidia à la Chine revenait à « hypothéquer notre avenir »

En septembre 2025, Dario Amodei avait alerté le gouvernement américain sur le fait que la domination américaine dans le domaine des semi-conducteurs constituait le dernier levier stratégique du pays sur la Chine et que l'embargo sur les puces IA était le seul domaine dans lequel Washington détenait un avantage décisif.


« Vendre ces puces à la Chine, c'est hypothéquer notre avenir en tant que pays », a averti Dario Amodei, qualifiant ce changement de politique de « décision la plus désastreuse en matière de sécurité nationale prise au cours de ce mandat ».

« Cela pourrait déterminer le sort des nations. Cela pourrait déterminer l'avenir de la liberté et de la démocratie », a fait remarquer Dario Amodei lors du sommet Axios AI+ à Washington DC.

Dans ce contexte de tensions autour des choix stratégiques américains en matière de semi-conducteurs, les déclarations passées du PDG de Nvidia résonnent avec une acuité particulière. En novembre dernier, Jensen Huang a affirmé que la Chine allait remporter la course à l’IA, estimant que la réglementation excessive aux États-Unis, combinée à des coûts énergétiques et opérationnels plus élevés, pénalisait durablement les développeurs américains face à leurs homologues chinois.

S’exprimant en marge du sommet Future of AI organisé par le Financial Times, Jensen Huang avait alors présenté cet écart comme un risque majeur pour le leadership technologique américain. Toutefois, face à l’ampleur des réactions suscitées par ces propos, le dirigeant de Nvidia a rapidement nuancé cette position, indiquant que la Chine ne se situait qu’à « quelques nanosecondes » derrière les États-Unis.

Cette reconnaissance du dynamisme chinois s’est également traduite par les éloges de Jensen Huang à l’égard de DeepSeek, une start-up chinoise d’intelligence artificielle devenue emblématique de cette montée en puissance. Lors du CES 2026 à Las Vegas, le PDG de Nvidia a salué le rôle de l'entreprise dans l'accélération de l'adoption mondiale des modèles d'IA open source, soulignant sa capacité à proposer des systèmes de raisonnement performants à moindre coût.

Cet éloge est d'autant plus notable que le modèle R1 de DeepSeek avait provoqué, près d'un an plus tôt, un choc sans précédent sur les marchés, faisant perdre près de 600 milliards de dollars à la capitalisation boursière de Nvidia en une seule séance. Cet épisode avait alors contraint les investisseurs et les industriels à réévaluer la rentabilité du développement à grande échelle de l'IA, illustrant la rapidité avec laquelle l'écosystème chinois est capable de remodeler l'équilibre mondial du secteur.

Source : Bloomberg

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Trouvez-vous les critiques formulées par Dario Amodei à l'égard de l'administration Trump crédibles ou pertinentes ?

Voir aussi :

« La Chine utilise l'IA américaine contre les États-Unis », affirme un dirigeant de Palantir, une entreprise accusée de fournir des technologies de surveillance et de ciblage basées sur l'IA à Israël

La Chine a bloqué la vente des puces d'IA de Nvidia afin d'intensifier ses efforts pour renforcer son indépendance en matière de semi-conducteurs et concurrencer les États-Unis

Face aux restrictions américaines sur les puces, la Chine répliquerait avec plus de 100 projets IA comparables à DeepSeek. En incubation, ils seront annoncés d'ici 2026, selon un ancien haut fonctionnaire

Nvidia affirme que les contrôles à l'exportation des puces H20 n'ont pas empêché la Chine de progresser dans le domaine de l'IA et qu'ils n'ont fait qu'étouffer le leadership économique et technologique des USA
Vous avez lu gratuitement 468 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !