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Elon Musk, Dario Amodei et d'autres prédisent des progrès exponentiels dans l'IA, des gains de productivité massifs et une robotique à grande échelle d'ici 10 ans,
Mais la réalité est plus « prosaïque »

Le , par Mathis Lucas

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Elon Musk, Dario Amodei et d'autres prédisent des progrès exponentiels dans l'IA, des gains de productivité massifs et une robotique à grande échelle d'ici 10 ans
mais la réalité est plus « prosaïque »

Il se passe quelque chose d'inhabituel au sommet du secteur technologique. Plusieurs des leaders qui s'affrontent dans la course à l'IA (Sam Altman, Jensen Huang, Mark Zuckerberg, Elon Musk, Dario Amodei, etc.) prédisent presque les mêmes tendances pour les 5 à 10 prochaines années. Le tableau qui se dessine est vaste, rapide et disruptif. D'après ces magnats de la technologie, à terme, l'IA ajoutera des milliers de milliards de dollars au PIB mondial. Mais dans les faits, cette trajectoire ne se dessine pas. Les 700 milliards de dollars investis l'année dernière par les géants américains n’ont quasiment rien apporté à la croissance économique du pays.

Elon Musk, Jensen Huang, Dario Amodei, Sam Altman, Mark Zuckerberg, Demis Hassabis, etc. semblent tous s'accorder tous sur le même avenir pour l'IA. Cet article relie plusieurs points entre leurs interviews et leurs conférences sur les résultats financiers afin de révéler une prédiction commune : une croissance exponentielle de l'IA, des gains de productivité massifs, une robotique à grande échelle et l'énergie comme prochain goulot d'étranglement.

Ces dirigeants d'entreprises spécialisées dans l'IA sont en concurrence les unes avec les autres. Ils sont en désaccord sur presque tout. Et pourtant, lorsque l'on analyse quelques-unes de leurs prédictions pour les cinq à dix prochaines années sur l'évolution de l'IA, les similitudes sont assez frappantes.

L'amélioration des capacités de l'IA suit une courbe exponentielle

L’idée centrale est que les performances de l’IA suivent une dynamique exponentielle. Cela signifie que le changement entre cette année et l'année prochaine peut être plus important que tous les changements précédents combinés. Autrement dit : attendez-vous à des progrès spectaculaires en matière de capacités, et non à des améliorations régulières et prévisibles. Si vous partez du principe que les changements seront linéaires, vous serez surpris.


Par contre, si vous partez du principe que les changements dans le domaine de l'IA suivront une courbe exponentielle, vous pourrez vous préparer à leur soudaineté. Dario Amodei, cofondateur et PDG d'Anthropic, a décrit les progrès de l'IA comme une sorte de « loi de Moore pour l'intelligence ».

Bien que l'impact de l'IA sur la productivité ne soit pas encore mesurable, certains affirment que cette accélération est déjà observable dans les modèles actuels. Si cela se poursuivait, l'économie et le marché de l'emploi pourraient se transformer plus rapidement que la plupart des gens ne le pensent.

L'avantage économique : le PIB pourrait connaître une explosion

Ils prévoient une forte augmentation de la productivité, certaines estimations tablant sur une croissance du PIB bien supérieure à la norme de 2 à 3 %. Même si ces chiffres (par exemple, les prévisions d'une croissance soutenue de 6 à 7 %) s'avèrent trop optimistes, la tendance est claire : les gains de productivité liés à l'IA pourraient remodeler les trajectoires de croissance d'une manière que l'humanité n'a pas connue depuis plusieurs générations.

Pourquoi est-ce important ?

  • marchés et valorisations : les entreprises qui déploient réellement l'IA pour générer des flux de trésorerie sont susceptibles de surperformer celles qui se contentent d'en parler ;
  • salaires et emplois : une productivité accrue peut faire augmenter les revenus nominaux, mais les effets distributifs dépendront des choix politiques et des décisions des entreprises ;
  • finances publiques : une croissance plus forte modifie les calculs budgétaires des gouvernements et pourrait alléger la pression sur les retraites et les programmes sociaux, ou exacerber les inégalités si les gains sont concentrés.


Dario Amodei a suggéré que l'IA pourrait éliminer environ la moitié de tous les emplois de premier échelon dans les secteurs tertiaires au cours des cinq prochaines années. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a prédit que jusqu'à 60 % des emplois dans les économies avancées seront supprimés ou transformés par l'IA. Selon elle, « l'IA frappe les travailleurs comme un tsunami qui s'abat sur le marché du travail ».

L'IA va profondément redéfinir la nature du travail d'ici à 10 ans

Il ne s'agit pas seulement d'automatiser des tâches. La relation entre l'humain et la production économique va changer. L’IA permettrait à un individu de piloter des structures auparavant très capitalistiques, tandis que le code et certaines tâches cognitives seraient majoritairement générés par des systèmes automatisés. Les dirigeants de la technologie répètent tous la même idée fondamentale en utilisant des mots différents :

  • l'IA va transformer le travail, qui passera de l'exécution à la direction : les humains orchestreront et superviseront les systèmes d'IA plutôt que d'effectuer manuellement de nombreuses tâches ;
  • les logiciels agiront comme des travailleurs, et non plus comme de simples outils. Les entreprises achèteront des résultats plutôt que des heures de travail humain ;
  • une seule personne pourra gérer ce qui nécessitait auparavant d'énormes équipes en tirant parti des agents IA et de l'automatisation.


Les Big Tech ont licencié environ 250 000 personnes dans le monde en 2025, souvent en citant l'IA comme facteur principal. Des figures comme Mark Zuckerberg et Elon Musk ont ouvertement prédit que l'IA remplacerait des ingénieurs juniors et intermédiaires. « Est-ce que j'aurai encore un emploi dans trois ans ? », s'inquiète un ingénieur logiciel. Les avantages dont jouissaient les employés de la Silicon Valley ont progressivement disparu à l'ère de l'IA.

En d'autres termes, Elon Musk et ses pairs prédisent qu'à l'avenir, les compétences les plus précieuses seront la rapidité d'apprentissage, la capacité d'adaptation et la capacité à travailler avec en équipe avec l'IA : conception rapide, orchestration de systèmes, évaluation et jugement stratégique.

La robotique et l'automatisation physique accélèrent le processus

Les robots pourraient prendre en charge une part croissante du travail physique. Les robots humanoïdes et l'automatisation avancée font de plus en plus partie des discussions. Lorsque les tâches cognitives sont amplifiées par l'IA et que les tâches physiques deviennent automatisables, le champ d'action des humains se rétrécit, mais de nouveaux rôles apparaissent dans les domaines de la supervision, de la maintenance, de la conception et de l'intégration.

Les analystes qui considéraient autrefois les estimations du marché des robots humanoïdes comme optimistes devront peut-être revoir leurs chiffres. La combinaison des agents logiciels et des robots pourrait créer des industries entièrement nouvelles et détruire les anciennes plus rapidement que les prévisions.

Selon Elon Musk, PDG de Tesla, les robots humanoïdes et l'IA rendront l'argent inutile et nous aurons une société « parfaite ». Il est persuadé que les robots humanoïdes débloqueront des services « quasi infinis » qui remettront en cause le rôle de l'argent dans la société. D'après lui, il n'est pas sûr que l'argent aura encore beaucoup de valeur à ce moment-là. Mais ses déclarations sont perçues comme un argument visant à promouvoir son robot Optimus.

L'énergie est le goulot d'étranglement, mais aussi la clé du succès

Les PDG qui construisent à grande échelle soulignent la même contrainte : l'énergie. Les grands modèles d'IA et les centres de données hyperscales nécessitent une énergie massive et fiable. Les acteurs qui maîtrisent l'énergie bon marché et évolutive pour les infrastructures bénéficieront d'un avantage considérable. Comme le présidait Mark Zuckerberg : « l'énergie, et non la puissance de calcul, sera le premier goulot d'étranglement pour les progrès de l'IA ».


Des rapports signalent que la Silicon Valley commence à manquer d'énergie électrique pour alimenter ses centres de données. Selon un rapport publié en novembre, à Santa Clara, en Californie, deux centres de données construits pour les charges de travail de l'ère de l'IA sont terminés, mais inutilisés faute d’alimentation électrique. Ces installations pourraient rester inoccupées pendant des années en raison de l'incapacité de la ville à fournir de l'électricité.

Conséquences de l'énergie en tant que goulot d'étranglement :

  • course aux infrastructures : les investissements dans les centres de données, les batteries et les capacités de production s'accélèrent ;
  • géopolitique : le contrôle de l'énergie devient stratégiquement lié au leadership en matière d'IA, redéfinissant les priorités commerciales et sécuritaires ;
  • gains intersectoriels : les solutions énergétiques conçues pour l'IA peuvent alimenter l'industrie, les transports et les foyers. Quiconque résout le problème de l'énergie à grande échelle remporte plusieurs marchés.


Les Big Tech n'hésitent pas à rouvrir les villes centrales à charbon polluantes. L'ironie est flagrante : les entreprises qui s'engagent à atteindre la neutralité carbone soutiennent indirectement le combustible fossile le plus polluant, car la fiabilité du charbon l'emporte à court terme sur les énergies renouvelables intermittentes. Dans certaines régions, les centres de données assurent leur alimentation en énergie grâce à d'anciens moteurs à réaction d'avions.

Des institutions à la traîne : politiques, éducation, entreprises, etc.

Alors que les capacités progressent à grands pas, les institutions avancent lentement. Selon les dirigeants tels que Jensen Huang de Nvidia, les systèmes éducatifs continuent d'enseigner des compétences que l'IA maîtrise déjà mieux. Les gouvernements ont du mal à suivre le rythme des changements rapides. De nombreuses entreprises en sont encore au stade des projets pilotes au lieu de déployer l'IA pour générer des flux de trésorerie réels.

« Apprendre à programmer sera inutile à l'avenir », a déclaré Jensen Huang, PDG de Nvidia. Selon ce dernier, l'IA fera de tous des programmeurs au travers du langage naturel. Sa déclaration fait référence au vibe coding, une méthode de développement logiciel où l'IA génère la quasi-totalité du code à partir d'instructions en langage naturel, se concentrant sur l'intention plutôt que sur la syntaxe. Mais il s'agit d'une pratique controversée et décriée.

Selon les dirigeants du secteur, l'écart entre les capacités technologiques et l'adaptation des institutions crée des risques et des opportunités. Une politique inadéquate et une adoption lente par les entreprises pourraient concentrer les gains entre quelques mains et creuser les inégalités. Une politique proactive, la reconversion professionnelle et un déploiement rapide par les entreprises peuvent permettre de répartir plus largement les bénéfices.

Des prédictions audacieuses, mais une réalité plus « prosaïque »

Les changements exponentiels semblent lents jusqu'à ce qu'ils deviennent instantanés. Selon les dirigeants, la fenêtre pour vous positionner est ouverte dès maintenant. La combinaison de ces dynamiques pourrait conduire soit à une abondance généralisée, soit à une concentration extrême des gains. L’issue dépendrait surtout de la capacité des institutions (États, systèmes éducatifs, entreprises) à s’adapter, adaptation jugée actuellement trop lente.

Pour les investisseurs, la valeur se déplacerait vers les entreprises capables de transformer l’IA en flux de trésorerie réels et de migrer vers des marges de type logiciel. Pour les professionnels, l’avantage compétitif reposerait moins sur les connaissances statiques que sur la capacité d’apprentissage rapide et la collaboration efficace avec des systèmes d’IA. Mais alors que les dirigeants prédisent un avenir dominé par l'IA, les chiffres ne reflètent pas cette tendance.

Aux États-Unis, des centaines de milliards de dollars ont été investis, des centres de données ont poussé comme des champignons, des capitalisations boursières ont bondi, mais la contribution au PIB américain est restée insignifiante. C'est la conclusion d'un rapport récent publié par Jan Hatzius, économiste en chef de Goldman Sachs, douchant l'enthousiasme d'une industrie qui avait fait de l'IA son argument de vente macroéconomique numéro un.

Pendant toute l'année 2025, les investissements massifs des Big Tech étaient présentés comme un moteur de croissance exceptionnel pour l'économie américaine. Donald Trump lui-même a déclaré sur Truth Social en novembre dernier que ces investissements faisaient des États-Unis « l'économie la plus dynamique du monde », et s'en est servi pour justifier une régulation fédérale unique plutôt qu'un patchwork de réglementations étatiques.

Débâcle en bourse : l'industrie de l'IA face à l'heure de vérité ?

Le marché semble pris dans une boucle où il craint à la fois la toute-puissance de l'IA et son inefficacité économique. Cette dualité crée une situation paradoxale que Julia Wang, responsable des investissements chez Nomura International Wealth Management, qualifie de contradictoire, soulignant que ces deux craintes ne peuvent être simultanément fondées. Elles couvaient depuis des mois. Mais elles ont maintenant pris le devant de la scène boursière.

Il en a résulté une série de ventes massives qui ont frappé de plein fouet des dizaines d'entreprises dans divers secteurs, des services immobiliers à la gestion de patrimoine, en passant par les courtiers d'assurance et les entreprises de logistique. Selon un récent rapport de Bloomberg, les ventes d'actions ont fait perdre plus de 1 000 milliards de dollars à la valeur boursière des grandes entreprises technologiques qui investissent le plus dans l'IA.

« Il y a une contradiction dans les préoccupations des investisseurs concernant l'IA », a déclaré Julia Wang, directrice des investissements pour l'Asie du Nord chez Nomura International Wealth Management, à Bloomberg Television. « Ces deux choses ne peuvent pas être vraies en même temps ».

Ce changement marque une rupture majeure par rapport au sentiment qui prévalait ces dernières années, lorsque les spéculations selon lesquelles l'IA allait déclencher un boom de productivité transformateur continuaient de faire grimper les cours des actions. (Meta a bondi de près de 450 % entre la fin 2022 et début 2026.) Alors que les actions des Big Tech continuaient de grimper, les craintes liées à l'éclatement d'une bulle n'ont pas freiné la hausse.

La situation actuelle est bien pire que lors de la bulle des dotcoms

Edward (Ed) Benjamin Zitron, auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais, a rapporté le mois dernier : « la situation actuelle est bien pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet ». De nombreux PDG ont admis qu'ils ne tirent aucun bénéfice des investissements dans l'IA. Au lieu de cela, une gigantesque bulle s'est formée autour de l'IA et son éclatement pourrait effacer des centaines de milliards de dollars d'investissements.

Il a rappelé quelques chiffres clés de la bulle Internet d'il y a vingt ans. Le capital-risque américain a investi 11,49 milliards de dollars (23,08 milliards de dollars actuels) en 1997, 14,27 milliards de dollars (28,21 milliards de dollars actuels) en 1998, 48,3 milliards de dollars (95,50 milliards de dollars actuels) en 1999 et plus de 100 milliards de dollars (197,71 milliards de dollars) en 2000, pour un total de 344,49 milliards de dollars (en dollars actuels).

Ce montant représente seulement 6,174 milliards de dollars de plus que les 338,3 milliards de dollars levés en 2025, dont 40 à 50 % (environ 168 milliards de dollars) ont été investis dans l'IA générative. En 2024, les startups nord-américaines spécialisées dans l'IA ont levé environ 106 milliards de dollars.

À partir de ces données, Edward Zitron explique que la bulle actuelle est en fait « bien pire » que la bulle Internet, parce que les sommes investies sont presque aussi importantes et que l’écart entre promesse et réalité économique semble encore plus grand. Selon le New York Times, « 48 % des entreprises de l'ère des dotcoms créées depuis 1996 existaient encore fin 2004, soit plus de quatre ans après le pic atteint par le Nasdaq en mars 2000 ».

L'IA augmente la charge de travail plutôt que de la réduire

Même les travailleurs qui se réjouissent du rythme des changements reconnaissent que l'IA augmente rapidement leur charge de travail. L'une des raisons pour lesquelles ils travaillent autant d'heures est de se tenir au courant des outils et des technologies qui évoluent presque quotidiennement. Ainsi, si vous prenez votre week-end, vous risquez de passer à côté d'une avancée majeure, ce qui rend plus difficile de suivre ce que font vos concurrents.

Une autre raison est d'avoir quelque chose à montrer à vos futurs employeurs, d'autant plus que de plus en plus d'emplois de niveau junior sont remplacés par l'IA. « Plus personne n'embauche de développeurs juniors », explique Sanju Lokuhitige, cofondateur de Mythril. En gros, si vous ne travaillez pas d'arrache-pied dans une startup ou si vous n'avez pas fait quelque chose de cool, vous passez à côté d'une condition préalable pour être embauché à l'avenir.

Par ailleurs, chez certains travailleurs, l’IA est de plus en plus perçue comme une source de frustration, surtout à cause de la surcharge. C’est ce qui ressort d’une récente étude selon laquelle les premiers signes d’épuisement professionnel commencent à faire surface chez les personnes qui adoptent le plus l’IA.

« Depuis que mon équipe s'est lancée dans un mode de travail entièrement basé sur l'IA, les attentes ont triplé, le stress a triplé et la productivité réelle n'a augmenté que de 10 % environ. La direction exerce une pression énorme sur tout le monde pour prouver que son investissement en vaut la peine, et nous ressentons tous cette pression pour essayer de le lui démontrer, tout en devant travailler plus longtemps pour y parvenir », rapporte un répondant.

Conclusion

Le message des personnes qui construisent l'avenir est sans équivoque : l'IA suit une trajectoire ascendante et accélérée qui va transformer la productivité, le travail, la demande énergétique et la structure économique. Le calendrier exact peut faire l'objet de débats, mais la direction est claire. D'ici à une décennie, le succès favorisera les personnes, les entreprises et les institutions qui apprennent vite et déploient leurs capacités encore plus rapidement.

Mais ces prédictions sont confrontées à une réalité plus terre-à-terre. L'IA est encore loin de tenir ses promesses, et certains rapports indiquent qu'elle augmente la charge de travail, voire ralentit les employés. Un test a révélé que les développeurs expérimentés utilisant des outils d'IA mettaient 19 % plus de temps à accomplir leurs tâches. Une autre étude a révélé que l'IA n'augmente pas la productivité, mais augmente significativement le taux de bogues.

Selon les économistes, le marché actuel de l'IA présente des signes inquiétants de surchauffe, rappelant la bulle Internet de la fin des années 1990, mais à une échelle encore plus grande. Les investissements massifs dans des startups souvent dépourvues de modèle économique viable alimentent une spéculation excessive, où la perception de croissance prime sur la création de valeur réelle. Les conséquences à terme pourraient être dévastatrices.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des prédictions des PDG des principales entreprises d'IA ?
Ces prédictions sont-elles réalistes ? L'IA sera-t-elle incontournable d'ici à 10 ans ?
L'IA consomme une quantité phénoménale d'électricité, mais peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
L'impact de l'IA sur la productivité est quasi inexistant. Comment l'humanité peut-elle en tirer une valeur mesurable ?
Quelles sont vos prédictions sur l'avenir de l'IA ? Pensez-vous que l'IA ajoutera des milliers de milliards de dollars au PIB mondial ?

Voir aussi

« Apprendre à programmer sera inutile à l'avenir », d'après le PDG de Nvidia, selon lequel l'intelligence artificielle fera de tous des programmeurs au travers du langage naturel

Une spirale infernale boursière frappe tout ce qui a trait à l'IA : les craintes liées aux pertes d'emplois massives et aux investissements stériles effacent près de 1 500 milliards de dollars de capitalisation

Dario Amodei, PDG d'Anthropic, renforce son avertissement selon lequel l'IA va supprimer les emplois de premier échelon, car les PDG envisagent l'IA comme un moyen de réduire les coûts
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:15
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 14:51
Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Je self-host sur un raspberry pi, je vais bossé en vélo élèctrique, j'ai mis des panneau solaire, je continue à chercher mes images au lieu de les générer, je rédige mes textes moi même, quite à ce qu'ils soient bourré de fautes, et je me sert du vaste truc spongieux que j'ai entre mes 2 oreils et qui fait à peu près la même chose qu'un datacenter de 20GW mais en consommant l'energie d'une tartine de nutela.

D'ailleur j'ai la dalle maintenant
9  0 
Avatar de floyer
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/03/2026 à 20:31
Sur un exemple simple (page php avec accès base de données), l’IA m’a réussi à oublier de se connecter à la base de données, et me sortir une vulnérabilité SQL-injection. Il faut être attentif.
8  0 
Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 8:18
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Sur les 195,7 milliards de dollars de revenus du segment des centres de données de Nvidia en 2026, 135 milliards de dollars concernent le marché américain, mais 44 milliards de dollars de ce matériel restent stockés et non installés. La raison en est que la construction de centres de données est un processus "glacial" comparé à la vitesse des cycles de vente de matériel, avec des projets qui prennent souvent deux à quatre ans pour être finalisés.
Il y a moyen qu'une entreprises de l'IA fasse faillite avant que son centre de données soit construit.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Les centres de données mettent à rude épreuve les réseaux électriques. Les centres de données nécessitent une alimentation électrique 24 heures sur 24 à des niveaux qui rivalisent avec, voire dépassent, les besoins de petites villes. Mais la construction de nouvelles infrastructures de transport et de production nécessite des années de procédures d’autorisation, d’acquisition de terrains, de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de travaux.
On va nous soûler avec l'IA pendant encore des années et des années...
En 2032 on en sera probablement au même point, avec les mêmes articles :
- ce que produit l'IA n'est pas terrible
- les entreprises d'IA ne sont pas rentable
- les centres de données consomment trop de ressources
- la bulle de l'IA est bien pire que la bulle Internet
- OpenAI va encore un peu plus mal (si OpenAI est toujours vivant en 2032)

Et les entreprises de l'IA seront toujours en train d'y croire "notre solution va bientôt atteindre un stade qui fera qu'elle révolutionnera le monde".
D'un autre côté, peut-être qu'à force plus personne ne fera attention aux articles concernant l'IA. (je pense qu'il y a des gens qui ont déjà commencé à ignorer les articles en lien avec l'IA)
8  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/04/2026 à 12:32
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
Sans compter que sur un forum, si tu fournis une réponse qui n'est pas bonne (problèmes de performances, problèmes de sécurité, problèmes de maintenabilité, etc), tu auras d'autres personnes pour te le dire.
Ce n'est pas le cas avec un chatbot: c'est à toi de savoir que la solution est mauvaise...
8  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 20/04/2026 à 17:21
à toutes et tous,

Etant de la génération qui a connu les débuts de la révolution informatique, je vois également un // avec la révolution IA.

Le soucis du pourquoi l'informatique n'a pas tenu les immenses attentent qu'on en attendait, c'est étrangement, me semble-t-il parce qu'on l'a trop souvent utilisée, que l'on a ajouté des couches informatiques sur d'autres couches informatique, au lieu d'utiliser cette dernière comme un outil de simplification. Au lieu de "remanier" des procédures (à tout niveau), inutilement "complexes", on a utilisé l'informatique pour ne pas "toucher" à ces "procédures".

Et comme il est "facile" de "générer" du papier ou des "documents" via l'informatique, on se retrouve avec 24 pages A4 pour expliquer ci "une facturation", ci "une inscription", etc alors qu'une fiche en carton et et un crayon est juste ce dont on aurait besoin si la "procédure" avait été analysée et "modifiée". Avant d'informatiser, il aurait fallu mieux définir et simplifier nombre de ces "procédures" AVANT d'éventuellement les "informatiser". L'informatique a été mal utilisée bien souvent pour ne rien remettre en cause dans tout un fatras de domaines.

Un exemple. Pourquoi "informatiser" une petite bibliothèque d'un "petit village" ? Au lieu d'un bon bibliothécaire, on se retrouve face à une "personne" qui est "derrière" son écran, et la fiche "papier" de mon "enfance" est maintenant un réseaux d'ordinateurs qu'il faut acheter, installer, maintenir, etc... Il n'y a là aucune simplification, mais bien une complexification inutile.

Alors, entre ce qui a été complexifié et ce qui n'a pas été simplifié, il n'est pas étonnant que le ressenti d'une "amélioration" quelconque, à quel niveau que ce soit.

Et il me semble que c'est un peu pareil avec l'IA. On l'utilise pour faire ce qu'on faisant avant "autrement", mais sans remettre en cause le "pourquoi" ces choses étaient faites ainsi. On a jamais utilisé autant de "papier" que depuis les débuts de l'informatiques, ni autant d'électricité que depuis les débuts de l'IA...

BàV et Peace & Love.
9  1 
Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2026 à 11:12
Ensuite pour le code, on fait du TDD, je lui donne une série de tests et la nuit elle doit réaliser la tache avec comme but d'avoir tous les tests aux vert et toute la ci/cd au vert aussi.
Une fois que c'est fait, elle génère une merge request et je la revoit le matin.
Il y a 15 ans, on faisait pareil avec des Indiens. On écrivait les tests d'acceptance, on envoyait tout ça en Inde et ils nous renvoyait le code avec tous les tests vert. Ceux qui ont connu cette époque savent très bien comment ça s'est fini...
9  1 
Avatar de xmornard
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 12:33
Comme l'avait fait remarqué un auteur apocryphe du 19ème siècle, « Pendant la ruée vers l’or, ce n’est pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches…. »
8  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2026 à 10:15
Quand dans le nom lui-même ("Intelligence Artificielle" qui n'a rien d'intelligent) il y a tromperie comment pourrait-il en être autrement?

A noter que tous le concept respire le mensonge et la malversation:

1. Les IA ont volé les données en ne respectant pas les droits d'auteur

2. Les IA trompent les clients en offrant des services pour un coût qui ne couvrent pas leur usage (si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune pour un billet de 100 euro", il y aura plein de candidats. Maintenant si tu dis "on vous propose un voyage sur la lune mais il faut payer le coût réel de plusieurs milliards d'euro", il n'y a plus personne!)

3. Le succès économique des promoteurs de l'IA est lui-même basé sur une escroquerie nommée "valorisation circulaire": "Je te donne 1 milliard, tu me donnes 1 milliard? On est tous les 2 riches de 1 milliard et on se dit valorisé à hauteur de 100, 1000 ou 100 000 milliards!

4. Les réponses de l'IA se basent sur la tromperie: Ne jamais dire "je sais pas" (quand l'IA n'a pas de réponse, elle invente une réponse!), les algorithmes sont optimisés pour que l'IA réponde à l'humain comme un humain (45% des utilisateurs actuels de l'IA l'utilise comme un support émotionnel, un ami, un conseiller, un psychiatre, un être vivant à qui on peut parler de ses peines et obtenir des conseils de vie), etc...

5. L'IA, c'est un système qui fonctionne mal (entre 10 et 30% d'hallucination)... Question: Qui accepterait que sa voiture ne démarre pas dans 10% des cas?
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/05/2026 à 16:16
re calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
1) je ne sais pas ce que promettent les acteurs ia, je m'en moque. L'important c'est que leurs outils m'apporte une valeur ajouté, c'est le cas. J'ai connu un grand boom technologique en fin d'année avec les nouveaux modelé (opus 4.6, gemini 4 pro...), il est très probable que ces modèles continue de s'améliorer et augmente la productivité.
Il y'a les ia orienté cybersécurité qui arrivent qui vont pouvoir je l’espère d'ici cette année compléter notre ci/cd sécurité (sonarqube, CheckMarx, DEFECTDOJO) et nous remonter plus de bug/problème de sécurité.
Mais tu as bien raison de t'en moquer, cette remarque était "juste" pour enfin entendre que l'IA n'apporte pas les promesses données. Et que tout calcul de productivité (faut-il, faut-il pas utiliser l'IA), doit tenir compte de la réalité. Si on investi et que l'on espère 120% de ROI, ça change la donne si ce ROI est de 30%. Je suppose que tu es d'accord avec ça ?

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
2) la productivité est mesuré par rapport aux taches jira et bugs remonté. L'ia nous a permis de faire plus de taches, plus vite et de réduire les bugs.
Ok, mais cette productivité accrue de 30% dans ton cas, elle a aussi un coût pour l'entreprise. L'IA n'est pas gratuite, et les coûts ne vont faire que de monter, car pour le moment, les boîtes derrière l'IA, elle perdent 3$ pour 1$ de rentrée, ça ne peut pas tenir sur le long terme. As-tu conscience de cela ? Tu vas me dire que tu as pû virer des membres, mais cela compense-t-il le coût de l'IA ?

Je ne parle pas de la grosse majorités des autres cas où le déploiement de l'IA où le ROI est quasi nul, si pas une perte.

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3) je sais pas, ma boite m'a augmenté cette année et ca compense largement l'inflation... qui est resté assez faible à Singapour en plus. Le prix de l'eau, de l’électricité et mes billets d'avions restent très abordable. J'aimerais bien aller skier a Aspen en fin d'année, regardant les prix des billets sur un long courrier je suis passé de 700€ le billet d'avion à 740 pour se trajet...c'est rien du tous. Pour l'eau ou l’électricité on manque de rien, malgré la forte industrie lourde qu'a Singapour dans les semi conducteur par exemple. Le gouvernement à su construire les infrastructures nécessaire du monde moderne et pas rester dans la misère.
Que l'Europe est mal dirigée, c'est une certitude. Tu ne ressens pas l'inflation, tant mieux pour toi. On verra dans qlq temps comment cette histoire va finir.

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4) je ne sais pas de quoi tu parles, j'utilise l'ia car elle m'apporte de la valeur ajouté, je paye une entreprise qui crée et déploie son modèle. C'est un service que ma boite paye car on est tous satisfait de ce service. Tous le monde est content dans l'histoire. C'est comme payer des licences Windows, office, ou une base de donné managé comme mongo atlas.
Je suis étonné que tu ignore cela. Un exemple, lors de la crise de 2008, c'est l'état qui a "trinqué" pour "sauver" des banques. Et l'Etat, c'est "nous". Donc qd elles gagnent du pognon, on en voit pas la couleur, mais lorsqu'elles en perdent, c'est à "nous" de les "sauver".

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5) la dette technique est bien surveillé de notre coté, l'ia ne l'a pas fait augmenté (ni réduire)
Je te crois sur parole. L'avenir, personne ne sais le deviner. Mais si la boîte dont tu utilise les outils disparaît, là il y aura certainement une dette technique invisible actuellement.

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Et vous, vous faites quoi concrètement pour “les petites gens de l’Utah, des USA, de l’Inde ou d’ailleurs qui voient leurs ressources en eau et en électricité avalées par des datacenters gigantesques pour l’IA” ? À part sortir des indignations de forum bien confortablement installé derrière votre clavier ?
Nous, on ne sais rien y faire, tout comme toi. Cela relève de la politique, donc du court terme. Il faut bien promettre la lune pour avoir des électeurs.

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Le monde change. Certaines industries disparaissent, d’autres émergent. Des régions se développent, d’autres déclinent. Ça s’appelle l’évolution économique et technologique. Ils vont devoir s’adapter, comme tout le monde : changer de région, de métier, se former, évoluer… ou rester sur le quai pendant que le train avance.
Oui, le monde change et a toujours changé. Là n'est pas la question. La question c'est "est-ce que l'IA est pèrenne" ? P'têt bien qu'oui, p'têt bien qu'non...

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Et puis votre vision romantique des “pauvres victimes sacrifiées à l’IA” est un peu ridicule. Le numérique, l’industrie, l’énergie, les infrastructures : tout consomme des ressources. Votre confort quotidien aussi. Mais bizarrement, là, ça ne semble pas vous empêcher de dormir. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Et le progrès n’a jamais demandé la permission aux nostalgiques.
On est au courant, on fait avec, on ne l'a pas voulu.

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Je sais très bien que mon smartphone existe en partie grâce à des gamins qui crèvent dans des mines au Congo pour extraire le cobalt de la batterie, que mes fringues sont fabriquées dans des ateliers sordides au Bangladesh, que mes colis “livrés en 24h” reposent sur des types sous-payés qui se flinguent la santé dans des entrepôts, et que même les énergies “vertes” nécessitent des métaux rares extraits dans des conditions souvent dégueulasses.
Tu vois "eux" n'ont pas la "possibilité" de déménager, de "changer" de métier. Tout le monde ne part pas avec les même "chances" dans la vie. Tu as "TOI" eu cette possibilité, tu en a profiter pour toi et ta famille, tu as raison, mais moins de mépris pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, ça tu peux le faire, non ? "TES" solutions yaka/foucon sont inadaptées au 90% pour lesquelles tu affiche un méprit qui n'est peut-être pas nécessaire, ne trouve-tu pas ?

Si on épuise les méteaux rares, on sera dans la m.... lorsqu'on en aura besoin pour des choses plus importante que de changer de smartphone tout les 2 ans. PS: je n'ai pas de smartphone, et ne suis sur aucun "réseau sociaux", non pas pour "sauver la planète", mais parce que se sont des "outils" qui font des ravages également. A cause d'eux, l'instantané est devenu la règle, et il faut du recul pour prendre de bonnes décisions. Mais ce n'est que mon avis.

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J'ai appris à n'en avoir plus rien a foutre car le systeme économique mondial fonctionne ainsi, je ne pourrais pas changer le systeme, je peux juste me débrouiller pour l'exploiter, en profiter moi et en faire profiter ma femme et mes enfants. Il y'a même des camps de pauvres à Singapour parqué comme des animaux et ne devant pas côtoyer les gens comme moi, je m'en fou, je vais pas les aider, je ne suis pas Jésus à tendre l'autre joue et contrairement à lui je ne vais pas ressusciter si l'état ou je suis me condamne à mort.
Oui, la "mondialisation" est un carnage pour beaucoup, une chance pour certains (peu), et ni toi ni moi ne pouvons rien y faire. Tout le monde fait passer sa famille en premier, tu as bien raison, mais au lieu de dire que "tu t'en fout", tu pourrait dire "c'est triste pour eux, mais je ne peut rien y faire". Si tu réussi si bien, les aider c'est pas donner ta maison, mais faire un peu de philanthropie. Y'a pas que le fric dans la vie.

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La grande force du monde moderne c'est qu'il est très facile d’être dans sa propre bulle et de ne pas voir d’autres perspectives dans nos interactions quotidiennes. Ca évite de voir toutes ces choses malheureuse et de vivre en les ignorant et en profitant de notre belle vie. Je vais vous choquer mais de la même manière que beaucoup d'habitants des villes ne savent même pas que les étoiles existent, beaucoup ne réalisent même pas que les sans-abri existent
Si, la majorité sait cela (mais ne peut rien y faire), certains compatissent, d'autres "chient" sur eux (inutilement, sauf a se réjouir du malheur des autres, mais ce n'est pas ton cas je suppose), mais la minorité qui se partage le gros du gâteau (qui eux pourraient changer ce "système") fait semblant de ne pas le voir, ou plutôt ferment les yeux, touche leur pot de vin, leur famille d'abord...

Bref, je pense que tu es assez malin pour te rendre compte que tes propos sont parfois "déplacé" et que rien que les modérer un peu rendrait les discussions plus constructives, en s'attaquant plus au fond qu'à la forme. Si, si, tu le sais ;-)

BàT, à ta famille, à ton avenir. Et Peace & Love.
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