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Elon Musk, Dario Amodei et d'autres prédisent des progrès exponentiels dans l'IA, des gains de productivité massifs et une robotique à grande échelle d'ici 10 ans,
Mais la réalité est plus « prosaïque »

Le , par Mathis Lucas

39PARTAGES

10  0 
Il se passe quelque chose d'inhabituel au sommet du secteur technologique. Plusieurs des leaders qui s'affrontent dans la course à l'IA (Sam Altman, Jensen Huang, Mark Zuckerberg, Elon Musk, Dario Amodei, etc.) prédisent presque les mêmes tendances pour les 5 à 10 prochaines années. Le tableau qui se dessine est vaste, rapide et disruptif. D'après ces magnats de la technologie, à terme, l'IA ajoutera des milliers de milliards de dollars au PIB mondial. Mais dans les faits, cette trajectoire ne se dessine pas. Les 700 milliards de dollars investis l'année dernière par les géants américains n’ont quasiment rien apporté à la croissance économique du pays.

Elon Musk, Jensen Huang, Dario Amodei, Sam Altman, Mark Zuckerberg, Demis Hassabis, etc. semblent tous s'accorder tous sur le même avenir pour l'IA. Cet article relie plusieurs points entre leurs interviews et leurs conférences sur les résultats financiers afin de révéler une prédiction commune : une croissance exponentielle de l'IA, des gains de productivité massifs, une robotique à grande échelle et l'énergie comme prochain goulot d'étranglement.

Ces dirigeants d'entreprises spécialisées dans l'IA sont en concurrence les unes avec les autres. Ils sont en désaccord sur presque tout. Et pourtant, lorsque l'on analyse quelques-unes de leurs prédictions pour les cinq à dix prochaines années sur l'évolution de l'IA, les similitudes sont assez frappantes.

L'amélioration des capacités de l'IA suit une courbe exponentielle

L’idée centrale est que les performances de l’IA suivent une dynamique exponentielle. Cela signifie que le changement entre cette année et l'année prochaine peut être plus important que tous les changements précédents combinés. Autrement dit : attendez-vous à des progrès spectaculaires en matière de capacités, et non à des améliorations régulières et prévisibles. Si vous partez du principe que les changements seront linéaires, vous serez surpris.

https://youtu.be/d2el6mnA0Es

Par contre, si vous partez du principe que les changements dans le domaine de l'IA suivront une courbe exponentielle, vous pourrez vous préparer à leur soudaineté. Dario Amodei, cofondateur et PDG d'Anthropic, a décrit les progrès de l'IA comme une sorte de « loi de Moore pour l'intelligence ».

Bien que l'impact de l'IA sur la productivité ne soit pas encore mesurable, certains affirment que cette accélération est déjà observable dans les modèles actuels. Si cela se poursuivait, l'économie et le marché de l'emploi pourraient se transformer plus rapidement que la plupart des gens ne le pensent.

L'avantage économique : le PIB pourrait connaître une explosion

Ils prévoient une forte augmentation de la productivité, certaines estimations tablant sur une croissance du PIB bien supérieure à la norme de 2 à 3 %. Même si ces chiffres (par exemple, les prévisions d'une croissance soutenue de 6 à 7 %) s'avèrent trop optimistes, la tendance est claire : les gains de productivité liés à l'IA pourraient remodeler les trajectoires de croissance d'une manière que l'humanité n'a pas connue depuis plusieurs générations.

Pourquoi est-ce important ?

  • marchés et valorisations : les entreprises qui déploient réellement l'IA pour générer des flux de trésorerie sont susceptibles de surperformer celles qui se contentent d'en parler ;
  • salaires et emplois : une productivité accrue peut faire augmenter les revenus nominaux, mais les effets distributifs dépendront des choix politiques et des décisions des entreprises ;
  • finances publiques : une croissance plus forte modifie les calculs budgétaires des gouvernements et pourrait alléger la pression sur les retraites et les programmes sociaux, ou exacerber les inégalités si les gains sont concentrés.


Dario Amodei a suggéré que l'IA pourrait éliminer environ la moitié de tous les emplois de premier échelon dans les secteurs tertiaires au cours des cinq prochaines années. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a prédit que jusqu'à 60 % des emplois dans les économies avancées seront supprimés ou transformés par l'IA. Selon elle, « l'IA frappe les travailleurs comme un tsunami qui s'abat sur le marché du travail ».

L'IA va profondément redéfinir la nature du travail d'ici à 10 ans

Il ne s'agit pas seulement d'automatiser des tâches. La relation entre l'humain et la production économique va changer. L’IA permettrait à un individu de piloter des structures auparavant très capitalistiques, tandis que le code et certaines tâches cognitives seraient majoritairement générés par des systèmes automatisés. Les dirigeants de la technologie répètent tous la même idée fondamentale en utilisant des mots différents :

  • l'IA va transformer le travail, qui passera de l'exécution à la direction : les humains orchestreront et superviseront les systèmes d'IA plutôt que d'effectuer manuellement de nombreuses tâches ;
  • les logiciels agiront comme des travailleurs, et non plus comme de simples outils. Les entreprises achèteront des résultats plutôt que des heures de travail humain ;
  • une seule personne pourra gérer ce qui nécessitait auparavant d'énormes équipes en tirant parti des agents IA et de l'automatisation.


Les Big Tech ont licencié environ 250 000 personnes dans le monde en 2025, souvent en citant l'IA comme facteur principal. Des figures comme Mark Zuckerberg et Elon Musk ont ouvertement prédit que l'IA remplacerait des ingénieurs juniors et intermédiaires. « Est-ce que j'aurai encore un emploi dans trois ans ? », s'inquiète un ingénieur logiciel. Les avantages dont jouissaient les employés de la Silicon Valley ont progressivement disparu à l'ère de l'IA.

En d'autres termes, Elon Musk et ses pairs prédisent qu'à l'avenir, les compétences les plus précieuses seront la rapidité d'apprentissage, la capacité d'adaptation et la capacité à travailler avec en équipe avec l'IA : conception rapide, orchestration de systèmes, évaluation et jugement stratégique.

La robotique et l'automatisation physique accélèrent le processus

Les robots pourraient prendre en charge une part croissante du travail physique. Les robots humanoïdes et l'automatisation avancée font de plus en plus partie des discussions. Lorsque les tâches cognitives sont amplifiées par l'IA et que les tâches physiques deviennent automatisables, le champ d'action des humains se rétrécit, mais de nouveaux rôles apparaissent dans les domaines de la supervision, de la maintenance, de la conception et de l'intégration.

Les analystes qui considéraient autrefois les estimations du marché des robots humanoïdes comme optimistes devront peut-être revoir leurs chiffres. La combinaison des agents logiciels et des robots pourrait créer des industries entièrement nouvelles et détruire les anciennes plus rapidement que les prévisions.

Selon Elon Musk, PDG de Tesla, les robots humanoïdes et l'IA rendront l'argent inutile et nous aurons une société « parfaite ». Il est persuadé que les robots humanoïdes débloqueront des services « quasi infinis » qui remettront en cause le rôle de l'argent dans la société. D'après lui, il n'est pas sûr que l'argent aura encore beaucoup de valeur à ce moment-là. Mais ses déclarations sont perçues comme un argument visant à promouvoir son robot Optimus.

L'énergie est le goulot d'étranglement, mais aussi la clé du succès

Les PDG qui construisent à grande échelle soulignent la même contrainte : l'énergie. Les grands modèles d'IA et les centres de données hyperscales nécessitent une énergie massive et fiable. Les acteurs qui maîtrisent l'énergie bon marché et évolutive pour les infrastructures bénéficieront d'un avantage considérable. Comme le présidait Mark Zuckerberg : « l'énergie, et non la puissance de calcul, sera le premier goulot d'étranglement pour les progrès de l'IA ».

https://youtu.be/kMivoKHHkxQ

Des rapports signalent que la Silicon Valley commence à manquer d'énergie électrique pour alimenter ses centres de données. Selon un rapport publié en novembre, à Santa Clara, en Californie, deux centres de données construits pour les charges de travail de l'ère de l'IA sont terminés, mais inutilisés faute d’alimentation électrique. Ces installations pourraient rester inoccupées pendant des années[...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 11:12
Un PDG sur quatre admet que l'IA est une bulle spéculative, mais continuera d'investir massivement dans la technologie
A première vue, cela peut paraître suicidaire, mais pas du tout...

Pour la simple et bonne raison que les PDG en question ne risquent pas leur propre argent, ils jouent au casino avec l'argent des actionnaires, si ils gagnent, ils recevront un très gros bonus... Si ils perdent... Pas grave, ils auront déjà quitté l'entreprise pour une autre!

C'est le parfait exemple des dérives du capitalisme poussé à l'extrême, les PDG d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que des mercenaires, des chasseurs de prime qui réfléchissent le développement de l'entreprise de 3 mois en 3 mois... Il faut présenter des résultats mirifiques sur le court terme même si cela tue l'entreprise après leur départ...

Si on veut illustrer la pratique, il nous suffit de regarder le jeu des chaises musicales au poste de directeur général d'une entreprise française emblématique comme Renault:

François Provost (Juillet 2025 - Présent)
Duncan Minto (Intérim, Juillet 2025)
Luca de Meo (2020 - Juillet 2025)
Clotilde Delbos (Intérim, 2019-2020)
Thierry Bolloré (2018-2019)

Comment est-ce qu'un directeur général d'une entreprise de la grosseur et de la complexité de Renault pourrait en moins de 1 année connaître l'entreprise qu'il doit gérer et y apporter quoique ce soit de positif par ses décisions???
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 13:30
Citation Envoyé par azias Voir le message
En fait tu es en train de nous expliquer que certains PDG de grandes entreprises sont finalement devenus de simples salariés...
Un simple salarié ne décide pas du devenir de l'entreprise qui l'emploie... un PDG de grandes entreprises oui...

Un PDG de grandes entreprises n'est que partiellement un "salarié" (puisqu'il touche une partie de sa rémunération sous forme de salaire) et même si il est rarement le propriétaire de l'entreprise qu'il gère (à l'inverse d'une PME qui est la plupart du temps dirigée par son fondateur et propriétaire ou par ses héritiers), son salaire fixe ne pèse rien par rapport aux bonus qu'il reçoit sur la base des résultats à courts termes qu'il présente.

Exemple: Vasant Narasimhan, le boss de la multinationale Novartis, géant du médicament, avait en 2024 un salaire annuel fixe de 1,86 millions... Mais sa rémunération totale s'est élevé à... 19,2 millions... La différence entre 19,2 et 1,86 millions correspond aux bonus et actions qu'ils a reçu en plus de son salaire

Inutile de préciser que lorsque tu peux multiplier par 10 ta rémunération (de 2 à 20 millions) sur la seule base des résultats obtenus sur 12 mois, tu vas pas te dire "Houlala, pour le bien de l'entreprise sur les 10 prochaines années, je vais prendre une décision qui est bonne à long terme mais qui ne va pas fournir immédiatement un résultat à court terme"
3  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 9:00
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des prédictions des PDG des principales entreprises d'IA ?
Ces prédictions sont-elles réalistes ? L'IA sera-t-elle incontournable d'ici à 10 ans ?
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
L'IA consomme une quantité phénoménale d'électricité, mais peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
L'impact de l'IA sur la productivité est quasi inexistant. Comment l'humanité peut-elle en tirer une valeur mesurable ?
Ah ben elle pourra mesurer les pénuries d'électricité et d'eau, ainsi que les augmentations massives en CO2. Ce sera un bon début, n'en déplaise à @Ryu2000 qui pense que les centrales nucléaires poussent en une nuit et qui semble croire aux inepties de cet escroc de Sam Altman sur le fait de ne plus avoir besoin de consommer d'eau.

Et puis bientôt, on mesurera à la baisse des terres cultivables, aussi.
2  0 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 11:59
à tous,

L'IA va profondément redéfinir la nature du travail d'ici à 10 ans
C'est loin 10 ans, et d'où sort ce chiffre ? Bah, mieux que de promettre, que ça sera ok dans 10 ans, que de dire que se sera pour l'année prochaine, et de reporter les promesses d'année en année.

Que vont faire les investisseurs ? On leur a promis des gains quasi incroyable, un ROI rapide et conséquent... Ils doivent se demander quoi faire. Pour un investisseur, le fait de savoir quand et combien sera leur ROI est important. Là, un petit doute d'installe, et les investisseurs n'aiment pas le doute...

Ce n'est que mon petit avis.
BàV et Peace & Love.
2  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 12:22
Selon Elon Musk, PDG de Tesla, les robots humanoïdes et l'IA rendront l'argent inutile et nous aurons une société « parfaite ». Il est persuadé que les robots humanoïdes débloqueront des services « quasi infinis » qui remettront en cause le rôle de l'argent dans la société. D'après lui, il n'est pas sûr que l'argent aura encore beaucoup de valeur à ce moment-là. Mais ses déclarations sont perçues comme un argument visant à promouvoir son robot Optimus.
Avec une société sans argent, ce bouffon continuera comment à s'enrichir?

Cher ami Elon, je crois que le moment est venu d'organiser ton voyage "simple course" pour Mars... Et pendant que tu y es, offre une place gratuite à l'ensemble des CEO des GAFAM & Cie, cela nous fera des vacances
2  1 
Avatar de azias
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 13:08
Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
A première vue, cela peut paraître suicidaire, mais pas du tout...

Pour la simple et bonne raison que les PDG en question ne risquent pas leur propre argent, ils jouent au casino avec l'argent des actionnaires, si ils gagnent, ils recevront un très gros bonus... Si ils perdent... Pas grave, ils auront déjà quitté l'entreprise pour une autre!

C'est le parfait exemple des dérives du capitalisme poussé à l'extrême, les PDG d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que des mercenaires, des chasseurs de prime qui réfléchissent le développement de l'entreprise de 3 mois en 3 mois... Il faut présenter des résultats mirifiques sur le court terme même si cela tue l'entreprise après leur départ...

Si on veut illustrer la pratique, il nous suffit de regarder le jeu des chaises musicales au poste de directeur général d'une entreprise française emblématique comme Renault:

François Provost (Juillet 2025 - Présent)
Duncan Minto (Intérim, Juillet 2025)
Luca de Meo (2020 - Juillet 2025)
Clotilde Delbos (Intérim, 2019-2020)
Thierry Bolloré (2018-2019)

Comment est-ce qu'un directeur général d'une entreprise de la grosseur et de la complexité de Renault pourrait en moins de 1 année connaître l'entreprise qu'il doit gérer et y apporter quoique ce soit de positif par ses décisions???

En fait tu es en train de nous expliquer que certains PDG de grandes entreprises sont finalement devenus de simples salariés...
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Avatar de azias
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 13:42
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Le retour des métriques absurdes

L'une des dimensions les plus préoccupantes de cette tendance concerne les indicateurs retenus pour mesurer l'adoption. Le nouveau système d'évaluation de la performance de Meta sera capable de suivre le nombre de lignes de code qu'un ingénieur a écrites avec l'assistance de l'IA.

Les praticiens du développement logiciel ont immédiatement reconnu l'absurdité de cette démarche. Le nombre de lignes de code comme indicateur de productivité est une idée largement discréditée depuis les années 1990. L'histoire de l'informatique regorge d'exemples célèbres : la réduction du nombre de lignes de code est souvent le signe d'une meilleure conception logicielle, pas d'un manque de travail. Chez Apple en 1982 déjà, l'ingénieur Bill Atkinson était crédité de « -2000 lignes de code » dans les rapports internes, parce qu'il avait réussi à optimiser un composant graphique de QuickDraw en supprimant du code redondant — ce qui était en réalité une performance remarquable.

En intégrant des métriques d'utilisation de l'IA basées sur la quantité de code généré, les entreprises créent mécaniquement une incitation à produire du code verbeux et inutilement volumineux. Les développeurs qui souhaitent satisfaire aux indicateurs sans réellement changer leur méthode de travail ont déjà trouvé des parades : certains utilisent les outils de génération de code comme un simple système d'auto-complétion avancé, en acceptant puis en supprimant les suggestions, ce qui suffit à gonfler les métriques sans modifier substantiellement le processus. D'autres configurent des tâches automatiques pour consommer des tokens d'API sans aucune valeur productive. La loi de Goodhart, formulée dans les années 1970 par l'économiste britannique Charles Goodhart — « quand une mesure devient un objectif, elle cesse d'être une bonne mesure » — s'applique ici avec une précision chirurgicale.

Je dirais oui et non. Bien sûr si on ne prend réellement en compte que le code ajouté, et pas celui supprimé et les gains de refactorisation, ou même du remplacement par des bibliothèques externes plus éprouvées...

Mais la question que je me pose c'est: comment on fait concrètement pour mesure l'impact (positif ou négatif) de l'utilisation de l'IA, pour savoir si au final c'est un bon ou mauvais outils, on le garde ou pas, ça vaut ce que ça coûte ou pas. Les coûts qu'il engendre sont quand même important pour une entreprise, et pas seulement en terme d'abonnement ou financièrement, selon les cas il y a aussi les infrastructures, l'énergie. On peut même prendre en compte la polution. Dans quelques années on aura sans doute plus de recul pour juger facilement, mais actuellement comment on fait pour se prononcer.

J'ai fait un essai rapidement dans ma boîte il y a quelques semaines en regardant si on pouvait voir un impact avant/après la généralisation de l'utilisation de l'IA par les dev, en regardant les évolutions dans la base de code git. Un script assez simple et basique, sans rien d'intelligent derrière. Le résultat a été qu'entre les merges avec squash, les merges sans squash, les rebases, les branches temporaires créées par les dev, les features branches en attente, etc... Les graphiques que j'ai obtenu... c'était un peu n'importe quoi, à part des pics autour des dates de release... Bref je ne risque par de voir l'impacte de l'utilisation de l'IA là dessus.

Mais du coup, comment on fait concrètement. Est-ce que ça existe des métriques réellement mesurables dans des environnement de production quotidiens (pas seulement des métriques conceptuelles). Les fournisseurs d'IA nous promettent monts et merveilles mais font bien attention à ne proposent aucune métrique concrète.

J'imagine que tout métrique pourrait être considérée comme "absurde". Mais, personne de lui demande d'être intelligente, juste d'apporter une information effective, qui est ce qu'elle, utile pour un usage en particulier et dont il ne fait pas attendre plus.

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Les ingénieurs séniors, premières victimes des métriques aveugles

Les études sur le sujet pointent vers une réalité contre-intuitive : l'IA générative est souvent moins utile pour les ingénieurs les plus expérimentés. Les profils juniors, qui manquent de contexte et de bases solides dans certains domaines, peuvent effectivement gagner en vitesse d'exécution grâce aux assistants de code. Les ingénieurs séniors, eux, travaillent souvent sur des problèmes suffisamment complexes, spécifiques et mal documentés pour que les modèles de langage soient peu pertinents.

En imposant des métriques d'adoption indifférenciées à l'ensemble de leurs équipes, les entreprises risquent d'inverser leur avantage compétitif : pénaliser les ingénieurs les plus expérimentés — précisément ceux dont les jugements permettent d'éviter les erreurs d'architecture coûteuses — au profit de profils qui génèrent du code rapidement mais sans nécessairement en comprendre les implications techniques profondes.

La question de la dette technique est à cet égard centrale. Le code généré par les LLM est fonctionnel dans l'immédiat, mais il n'est pas nécessairement maintenable ni évolutif. Intégré massivement sans relecture critique, il peut constituer une bombe à retardement pour les bases de code des grandes entreprises, qui devront dans quelques années consacrer des ressources importantes à le refactoriser ou à en comprendre les subtilités. Les développeurs qui acceptent aveuglément les suggestions de l'IA pour satisfaire aux métriques accélèrent peut-être leur évaluation de performance de court terme au détriment de la santé technique à long terme de leur entreprise.
Là je suis assez en désaccord, je ne pense pas que les dev seniors (j'en suis un) soient désavantagés par rapport à des juniors. Je trouve qu'on sait plus précisément ce qu'on veut et par où emmener le LLM, on sait mieux juger des réponses. En tout cas je trouve que, à part peut être un temps d'adoption un plus plus lent (et encore), au final je ne me sens pas du tout défavorisé.

Pour faire de la veille techno et se mettre à jour plus rapidement sur les dernières technos c'est bien pratique aussi.
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Avatar de Artemus24
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 11/03/2026 à 13:47
Salut à tous.

Ces bonus sont un parachute doré. Peu importe le résultat, quand ces PDG partent de l'entreprise, ils ont un pactole qui a été négocié dès leur accession au poste de dirigeant. Il faudrait changer cette approche, en considérant que leur bonus devrait dépendre du résultat obtenu. Ne plus considérer qu'une entreprise est un casino. Et responsabiliser le PDG dans sa façon de gérer l'entreprise. Ne plus revoir le cas de J6M (Jean-Marie Messier Moi-Même Maître du Monde). Indemnités de départ très important, enquêtes judiciaires, Jean‑Marie Messier est condamné (principalement pour information financière trompeuse). Cette crise est devenue un cas d'école de gouvernance :
stratégie d’expansion trop rapide
endettement excessif
culte du dirigeant
manque de contrôle du conseil d’administration.

Dans les écoles de commerce, "l’affaire Messier / Vivendi" est souvent étudiée comme exemple de sur-expansion financière et managériale.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/02/2026 à 9:28
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
L'IA consomme une quantité phénoménale d'électricité, mais peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
L'impact de l'IA sur la productivité est quasi inexistant. Comment l'humanité peut-elle en tirer une valeur mesurable ?
Le bénéfice, si il y a, arrivera dans 10 ans.
Pendant 10 ans ça ne va pas produire de richesse, ça ne va pas faire disparaître beaucoup d'emplois, ça va consommer énormément d'énergie (mais pas forcément beaucoup d'eau, parce que des systèmes de refroidissement alternatifs existent).

Peut-être qu'en 2026 on se dira "ah ben tiens l'IA peut faire des trucs".

Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
qui pense que les centrales nucléaires poussent en une nuit
Il y aura peut-être des SMR en 2030, si tout va bien.
Mais plus probablement en 2032-2035.

En attendant des anciennes centrales (fioul, charbon, nucléaire) devrons être relancé.
On ne sait pas, peut-être que dans le futur les USA achèteront du charbon à la Russie.

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Purée ça va être long ces 10 ans...
OpenAI a encore suffisamment de trésoreries pour tenir des années.
Si vous vous attendez à un éclatement prochain de la bulle, vous risquez d'être déçu.

Si le pourcentage des actualités qui concerne l'IA pouvait diminuer ce serait top.
J'ai l'impression que l'IA est présente dans 64,32% des articles. C'est peut-être juste qu'une impression...
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