Meta lance Pocket, une application basée sur l'IA qui génère des jeux jouables à partir de consignes textuelles, signe que Meta mise sur un avenir où il sera possible de développer des jeux sans savoir coderMeta teste actuellement son application expérimentale de réseau social « Pocket », qui permet aux développeurs et aux créatifs de « créer, partager et découvrir » entre eux leurs mini-jeux créés par vibe coding. La page de présentation de Pocket sur le Play Store décrit l’application comme une plateforme créative permettant de créer et de partager des « gizmos », que Meta définit comme de « petites choses interactives » sur lesquelles les utilisateurs peuvent « appuyer et avec lesquelles ils peuvent jouer ». Meta positionne Pocket comme une application de type TikTok ou Instagram dédiée aux mini-jeux.
L'industrie du jeu vidéo licencie à tour de bras à cause de l'IA, pendant que ses propres studios AAA l'intègrent discrètement dans leurs pipelines de production. Mais ce sont les développeurs indépendants qui osent s'en servir pour créer qui se retrouvent exclus. Selon un rapport, il existe un serveur Discord dont on ne parle pas. Pas de posts viraux sur X, pas de showcases sur les réseaux. L'AI Game Dev Org rassemble des centaines de développeurs qui construisent leurs jeux avec l'IA — et qui ont choisi de le faire loin des regards. Cette communauté discrète de développeurs se partageant leur travail, testant mutuellement leurs jeux et s'échangeant des retours honnêtes.
Ce rapport montre que l'IA prend de plus en plus de place dans le développement de jeux vidéos. Récemment, un rapport a révélé que Meta teste actuellement son application expérimentale de réseau social « Pocket », qui permet aux développeurs et aux créatifs de « créer, partager et découvrir » entre eux leurs mini-jeux créés par vibe coding. L’application figure sur le Google Play Store, mais elle n’offre pas d’option de téléchargement pour les utilisateurs lambda, ce qui laisse penser qu’elle se trouve actuellement en phase de test fermée.
Meta Platforms, Inc. (opérant sous le nom de Meta) est une multinationale américaine du secteur des technologies dont le siège social est situé à Menlo Park, en Californie. Meta détient et exploite plusieurs plateformes de réseaux sociaux et services de communication de premier plan, notamment Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et Threads. La société exploite également un réseau publicitaire pour ses propres sites et pour des tiers ; en 2023, la publicité représentait 97,8 % de son chiffre d'affaires total.[9] Meta est considérée comme faisant partie du « Big Tech », terme désignant les six plus grandes entreprises technologiques des États-Unis : Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta (Facebook), Microsoft et Nvidia, qui sont également les plus grandes entreprises mondiales en termes de capitalisation boursière.
La page de présentation de Pocket sur le Play Store décrit l’application comme une plateforme créative permettant de créer et de partager des « gizmos », que Meta définit comme de « petites choses interactives » sur lesquelles les utilisateurs peuvent « appuyer et avec lesquelles ils peuvent jouer ». L’entreprise précise que les gizmos sont essentiellement des mini-jeux pouvant être contrôlés à l’aide de gestes tactiles et d’inclinaison.
Meta positionne Pocket comme une application de type TikTok ou Instagram dédiée aux mini-jeux. Elle permettra aux utilisateurs de faire défiler un flux de « gizmos » créés par des personnes du monde entier et d’interagir avec ce contenu par le biais de « j’aime » et de commentaires. L’application pourra également accéder à l’appareil photo et à la galerie de photos du téléphone, sous réserve de l’autorisation de l’utilisateur. Les utilisateurs pourront enregistrer des « gizmos » dans des playlists, à l’instar des morceaux audio, et même partager leurs playlists avec d’autres personnes.
Il n’est pas nécessaire d’être un développeur possédant des compétences en programmation pour créer un « gizmo ». Selon Meta, pratiquement tout le monde peut en créer un simplement en le décrivant dans un éditeur de texte à l’aide de consignes en langage naturel. Les utilisateurs peuvent modifier ces consignes autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits du résultat. Une fois satisfaits, ils peuvent publier leur « gizmo » pour que d’autres utilisateurs de Pocket puissent le découvrir.
Pocket s’appuie sur une application appelée « Gizmo », développée par Atma Sciences – une start-up spécialisée dans l’IA fondée par d’anciens développeurs de Snapchat. Meta a hérité de cette application et obtenu une licence non exclusive sur la technologie d’Atma lors de l’acquisition de la start-up en début d’année. Alessandro Paluzzi, développeur et ingénieur en rétro-ingénierie de renom, estime que Meta va probablement promouvoir Pocket au sein de son portefeuille d’applications plus large, qui comprend plusieurs poids lourds tels que Facebook, Instagram et WhatsApp. L’entreprise dispose également d’une application autonome de création vidéo par IA appelée Vibes, qui permet aux utilisateurs de créer des vidéos entièrement générées par l’IA que d’autres utilisateurs peuvent parcourir, aimer, commenter et partager.
L’industrie du jeu vidéo se montre très réceptive aux perspectives offertes par l’IA générative. Les entreprises telles que Microsoft et Electronic Arts investissent massivement dans les outils d'IA. Elles visent à utiliser l'IA dans le développement de jeux et à remplacer des artistes et des acteurs. L’objectif est de réduire les coûts, accélérer la production et automatiser certaines tâches répétitives.
Mais les témoignages des employés exposent une vérité cachée : l'IA donne plus de travail aux salariés - et non moins. Ces outils produisent souvent des résultats erronés ou incohérents, obligeant les développeurs à passer plus de temps à corriger les erreurs qu’à innover. Cela annule les gains de productivité attendus et peut même coûter plus cher que de faire le travail sans l'IA. En outre, les entreprises se heurtent à une résistance croissante de la part des joueurs, ce qui freine l'adoption de l'IA. Plusieurs entreprises ont récemment fait marche arrière ou se sont engagées à limiter leur utilisation de l'IA. Ce revirement fait suite à une vive réaction des joueurs : ils ont déclaré que l'IA menace ce qu'ils aiment dans les jeux si elle remplace le travail créatif des humains.
Source : Application Pocket
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