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Mark Cuban affirme qu'OpenAI ne sera jamais en mesure de rentabiliser ses investissements massifs de 1 000 milliards dans l'IA :
« ils sont en train de dilapider cet argent à une échelle vertigineuse »

Le , par Mathis Lucas

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Le milliardaire Mark Cuban exprime un scepticisme marqué quant à la rentabilité des investissements massifs dans les modèles d'IA. Il a déclaré que de nombreuses entreprises gaspillent leurs capitaux dans une course effrénée pour devenir le leader du marché, alors que les coûts technologiques chutent rapidement. En d'autres termes, elles dépensent énormément pour un avantage difficile à maintenir. Mark Cuban critique également les stratégies de communication de dirigeants comme Sam Altman, suggérant que leurs discours servent principalement à lever des fonds. Il est sceptique quant au succès d'OpenAI et à sa capacité à rembourser ses dettes colossales.

Mark Cuban, 67 ans, est un homme d'affaires originaire de Pittsburgh. Le milliardaire est propriétaire de la chaîne de cinémas Landmark Theatres et du studio Magnolia Pictures, notamment via la holding 2929 Entertainment, président de la chaîne de télévision HDNet et propriétaire majoritaire de l'équipe de basket-ball des Mavericks de Dallas entre 2000 et 2023. Il est également l'un des présentateurs (et investisseurs) de l'émission Shark Tank.
S
Mark Cuban a récemment accordé une interview à Alex Kantrowitz, qui présente le podcast « Big Technology ». Lors de l'entretien, Mark Cuban a critiqué la bulle de l'IA et a mis en lumière les défis stratégiques et technologiques auxquels sont confrontés les géants de l'IA comme OpenAI et Anthropic.

La spécialisation des modèles et la dynamique du marché

Mark Cuban a souligné que le secteur de l'IA entre dans une phase où l'entraînement des grands modèles de langage devient moins généraliste pour se concentrer sur des capacités spécifiques. Par exemple, Anthropic s'est distingué dans le domaine de la programmation, tandis qu'OpenAI semble orienter ses efforts vers le secteur de la santé. Cependant, il considère que la santé pour OpenAI est davantage une fonctionnalité qu'un produit en soi.


Selon Mark Cuban, d'autres acteurs comme Open Evidence peuvent concurrencer ce créneau en investissant massivement dans la propriété intellectuelle. Pour rappel, OpenAI a récemment mis fin à son logiciel de génération de vidéo Sora afin d'économiser des ressources. Selon des rapports tiers, OpenAI a débranché son IA face à une demande en puissance de calcul insoutenable et un coût journalier atteignant 15 millions de dollars à son pic.

Sora est le modèle de génération de vidéo développé par OpenAI. Il est capable de produire des séquences vidéo réalistes à partir d'instructions en langage naturel (prompts). Sora (le modèle, l'API, les préversions) existe depuis février 2024, soit environ quinze mois. L'application mobile autonome baptisée « Sora » a été lancée en septembre 2025. OpenAI a surpris toute l'industrie technologique en annonçant ce mois-ci la fin brutale du système.

Mark Cuban a exprimé une incertitude quant à l'avenir de Meta ou d'OpenAI, estimant que si une entreprise dépense des sommes astronomiques pour finir par n'être qu'une simple application parmi d'autres, l'investissement ne sera pas rentabilisé. OpenAI fait face à une concurrence accrue de la part d'Anthropic et des startups d'IA chinoises. Pour le milliardaire, le marché ne pourra supporter que trois ou quatre gagnants majeurs au maximum.

Les enjeux critiques de la propriété intellectuelle pour l'IA

Un point central de l'argumentation de Mark Cuban concerne la protection de l'avantage concurrentiel à l'ère des modèles de langage. Il conseille vivement aux institutions, comme les hôpitaux ou les centres de recherche, de ne pas publier leurs travaux sous forme de brevets ou d'articles scientifiques, car dès qu'une information devient publique, tous les modèles d'IA du secteur peuvent l'ajouter à leurs données d'entraînement quasi immédiatement.

Le milliardaire recommande plutôt de vendre cette propriété intellectuelle, car la publication, bien qu'elle valorise le prestige de l'auteur, détruit l'avantage stratégique en offrant gratuitement les données aux modèles concurrents. Ainsi, la capacité d'acquérir de la propriété intellectuelle exclusive devient un levier de différenciation crucial pour les entreprises du secteur. Certains éditeurs ont déjà conclu des partenariats avec des entreprises d'IA.

Du langage naturel à l'apprentissage du monde physique

Selon Mark Cuban, l'une des limites majeures des modèles actuels est qu'ils reposent essentiellement sur du texte et des images sans comprendre les lois de la physique ou la réalité du monde tangible. Il prend l'exemple d'un enfant qui fait tomber une tasse pour illustrer que les modèles actuels ne saisissent pas intrinsèquement ces interactions physiques. Il fait écho à des critiques exprimées par d'autres experts en IA, comme Yann Le Cun.

Yann Le Cun est un informaticien franco-américain. Il est spécialisé dans les domaines tels que l'apprentissage automatique, la vision par ordinateur, la robotique mobile et les neurosciences computationnelles. En 2018, Yann Le Cun, Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton ont reçu le prix Turing pour leurs travaux sur l'apprentissage profond. Les trois hommes sont parfois appelés les « parrains de l'IA » et les « parrains de l'apprentissage profond ».

Il a quitté son poste de directeur scientifique de l'IA de Meta au début de l'année. Il a ensuite fondé sa propre startup AMI Labs (Advanced Machine Intelligence) et a levé un milliard de dollars pour développer « une IA qui comprend le monde physique comme le font les animaux et les humains ».

Yann Le Cun estime que l'idée selon laquelle les grands modèles de langage pourraient évoluer pour atteindre un niveau d'intelligence égale à celui de l'homme est une « absurdité totale ». AMI Labs est pour lui l'occasion de cesser d'être celui qui crie depuis les coulisses de la scène et de devenir celui qui se construit sa propre rampe. Il ciblerait dans un premier temps les organisations qui gèrent des systèmes complexes avec des applications grand public.

Mark Cuban anticipe une transition des modèles de langage vers ce qu'il appelle une approche de vision du monde, capable de traiter la vidéo et de comprendre la physique. À titre d'illustration, Mark Cuban mentionne son investissement dans une startup de satellites capable d'identifier la composition des matériaux par spectrographie, une technologie qui, selon lui, pourrait surpasser les capacités actuelles de modèles comme Claude ou Grok.

Analyse des leaders et des tactiques de financement

Mark Cuban porte un regard critique sur les dirigeants des deux principales entreprises d'IA, Anthropic et OpenAI. Il voit une part de lui-même en Dario Amodei d'Anthropic, notamment dans sa propension à utiliser des discours alarmistes pour lever des fonds, comparant cela à sa propre expérience lors de la création de Broadcast.com. Il souligne qu'Anthropic a une stratégie cohérente avec son positionnement sur la programmation et les agents.

En revanche, Mark Cuban se montre plus sceptique envers Sam Altman, jugeant sa stratégie trop dispersée, ce qui pourrait finir par se retourner contre lui. Il évoque également des problèmes de confiance et de relations commerciales, citant le fait qu'OpenAI se serait retiré d'un contrat majeur de puces mémoire, soulignant que de tels revirements peuvent nuire à la réputation sur le long terme. Sam Altman est un personnage très controversé.

Pour Mark Cuban, la communication actuelle de ces leaders sert avant tout à alimenter des levées de fonds plutôt qu'à apporter un bénéfice direct immédiat. OpenAI prévoit de dépenser jusqu'à 1 000 milliards de dollars dans les années à venir. Cette somme astronomique est destinée à augmenter la capacité des centres de données, afin de soutenir la puissance de calcul indispensable à l'entraînement et au fonctionnement des modèles de langage.

Cependant, Mark Cuban se montre extrêmement sceptique vis-à-vis de ce chiffre, estimant que les capacités de traitement informatique vont devenir plus performantes et moins coûteuses bien plus rapidement que prévu, ce qui rendrait ces prévisions de dépenses totalement obsolètes d'ici quelques années.

Mark Cuban remet en cause les prévisions de rentabilité

L'argent nécessaire à ces investissements provient de levées de fonds permanentes et agressives menées par les dirigeants de ces entreprises auprès d'investisseurs du monde entier. Mark Cuban décrit une dynamique où les leaders de l'IA, tels que Sam Altman ou Dario Amodei, doivent convaincre les financeurs mondiaux de leur fournir des capitaux records, une démarche qu'il illustre par l'expression « baiser toutes les bagues » à travers le globe.

Selon le milliardaire, ces entreprises sont prises dans un cycle où elles doivent dépenser tout l'argent possible pour espérer devenir le leader unique du marché, car si elles cessent de lever des fonds dans ce contexte d'incertitude, elles risquent de s'effondrer brusquement avant d'avoir pu l'emporter.

Concernant la rentabilité, Mark Cuban affirme de manière catégorique que ces entreprises n'obtiendront jamais de retour sur investissement pour de telles sommes et qu'elles sont en train de « jeter cet argent par les fenêtres » à une échelle massive. Mark Cuban compare la situation actuelle dans l'industrie de l'IA à celle qui prévaut dans le streaming ou la recherche en ligne, où seuls un ou deux acteurs parviennent réellement à être rentables.

OpenAI face à l’enjeu de la durabilité de son modèle économique

Le financement du service gratuit provient de plusieurs canaux payants. Les abonnements premium constituent une source directe de revenus récurrents. Les entreprises et développeurs paient aussi pour l’accès aux API, ce qui constitue une part importante de la monétisation. À cela s’ajoute l’écosystème de modèles personnalisés via une place de marché dédiée. Ces flux compensent partiellement le coût de l’accès gratuit accordé au grand public.

À la mi-2025, l'offre ChatGPT Plus comptait environ 10 millions d'utilisateurs. OpenAI comptait 3 millions d'utilisateurs professionnels payants dans les catégories Entreprise, Équipe et Éducation. Le nombre total d'abonnés payants était estimé à environ 35 millions. Et le taux de conversion des utilisateurs gratuits en utilisateurs payants était d'environ 5 à 6 %. Ces revenus sont encore loin de couvrir les dépenses d'exploitation colossales d'OpenAI.

La société a déclaré un chiffre d'affaires annuel de plus de 2 milliards de dollars en 2023. Depuis lors, sa croissance s'est considérablement accélérée. OpenAI a déclaré en 2025 que son chiffre d'affaires annualisé dépassait les 20 milliards de dollars, soit une augmentation de 233 % par rapport à 2024, où le chiffre d'affaires était passé de 2 milliards de dollars en 2023 à 6 milliards de dollars en 2024. Cependant, les pertes continuent à augmenter.

Malgré cette croissance historique, le fabricant de ChatGPT dépenserait plus de 17 milliards de dollars par an. Rien qu'au premier semestre 2025, OpenAI a brûlé environ 13,5 milliards de dollars, contre des revenus modestes de 4,3 milliards de dollars, mais la startup vaut désormais 500 milliards de dollars.

Derrière l’image d’une entreprise toute-puissante, portée par le succès planétaire de ChatGPT, se dessine un modèle de financement sous tension, marqué par des pertes colossales anticipées et une dépendance accrue à des partenariats géopolitiques et industriels. Entre projections internes alarmantes et tournées diplomatiques de son patron, OpenAI incarne aujourd’hui les paradoxes d’une IA devenue incontournable, mais très loin d’être rentable.

La bulle actuelle dans l'IA est bien pire que la bulle des dotcoms

Edward (Ed) Benjamin Zitron, auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais, a rapporté le mois dernier : « la situation actuelle est bien pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet ». De nombreux PDG ont admis qu'ils ne tirent aucun bénéfice des investissements dans l'IA. Au lieu de cela, une gigantesque bulle s'est formée autour de l'IA et son éclatement pourrait effacer des centaines de milliards de dollars d'investissements.

Il a rappelé quelques chiffres clés de la bulle Internet d'il y a vingt ans. Le capital-risque américain a investi 11,49 milliards de dollars (23,08 milliards de dollars actuels)...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/09/2026 à 10:04
Le report sine die (Altman ne donne aucune date) de l'entrée en bourse de OpenAI a bien sûr pas le moindre rapport avec l'état désastreux des affaires de OpenAI

1. Pour une entrée en bourse, OpenAI doit rendre public l'état de ses affaires (revenus, dépenses, fortune, etc...)

2. OpenAI est une société qui dépense des dizaines de milliards/an de plus que ce que la société encaisse! Ce qui ne fait qu'augmenter ses dettes déjà abyssales...

3. OpenAI dit multiplier les clients mais oublie de dire qu'il s'agit de pseudo-clients qui utilisent la version gratuite (ce n'est pas pour rien que OpenAI a par exemple désactivé en début d'année son modèle graphique qui lui rapportait moins de 1 milliard/an mais qui lui en coûtait plus de 7!)

4. Son financement est grandement fictif en se reposant sur le financement circulaire ("tu dis invertir x milliards dans mon entreprise et mon entreprise t'achète pour x milliards de biens et services")

Tout cela ne fait pas de OpenAI une mariée très sexy pour l'investisseur qui s'est déjà fait douché par la précédente entrée en bourse de SpaceX
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Avatar de TJ1985
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 16/09/2026 à 9:51
Ajoutons que la hausse quasi certaine des taux rend l'emprunt encore plus cher, même pour les boîtes de la tech. Cette hausse assèche aussi le marché : Pourquoi voulez-vous financer OpenAI à 3% alors que les marchés vous offrent même des obligations d'Etat à plus de 5% ?
Notons l'habileté des Altman & Cie, qui se posent toujours en défenseurs de l'Humanité (c'est cela, ouiii...) : Ils demandent une régulation de l'IA. Bien. Sur quelles bases ? Les leurs, voyons, puisque ce sont eux qui savent ! Si les régulateurs entrent dans la danse, on finit avec un cartel. Donc, ils demandent au Congrès de bien vouloir permettre un accord sur le ralentissement... Résultat net : Ce sont des chevaliers blancs se sacrifiant pour le bien de l'Humain, pas des patrons d'entreprises ayant beaucoup trop promis et constatant que leur modèle technique arrive au haut de l'asymptote et que chaque pouillieme de performance s'obtient par des milliards d'investissements.
À côté de cela, on n'évoque que très peu les usages professionnels de l'IA, les modèles en téléchargement libre, les papiers scientifiques qui décrivent d'autres approches que les LLMs, plus prometteuses.
A mon humble avis, si il y a risque, c'est par là qu'il faut rester attentifs : Quand vous disposez des algorithmes, des poids et des données d'entraînement, vous êtes le maître absolu de modèles qui sont quasi équivalents à ceux d'OpenAI et Anthropic (je ne sais pas pour Google, mais ça ne doit pas être très distant). Donc, là, oui, vous en faites ce que vous voulez. Si vous êtes quelqu'un de dangereux, votre modèle le sera aussi...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/09/2026 à 9:38
OpenAI prévoit une perte de trésorerie de près de 280 milliards $ d'ici fin 2030, la société devrait épuisé les fonds apportés par ses investisseurs dès 2028, la bulle de l'IA ne cesse de s'aggraver
Le monde de l'IA me fait penser à une chanson célèbre datant de 1935-1936: "Tout Va Très Bien Madame La Marquise"... Une marquise questionne ses domestiques au téléphone pour savoir si tout se passe bien en son château qu'elle a quitté depuis 2 semaines... Les domestiques n'ont de cesse de lui répondre que tout va bien mais en réalité ce n'est qu'une suite de catastrophes: Ruiné le marquis s'est suicidé en mettant le feu au château et la jument préférée de la marquise est morte dans les flammes

Parole de la chanson:

Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
La mort de votre jument grise,
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Martin !
Quelles nouvelles ?
Ma jument gris' morte aujourd'hui !
Expliquez-moi
Cocher fidèle,
Comment cela s'est-il produit ,

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Elle a péri
Dans l'incendie
Qui détruisit vos écuries.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Pascal !
Quelles nouvelles ?
Mes écuries ont donc brûlé ?
Expliquez-moi
Mon chef modèle,
Comment cela s'est-il passé ?

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si l'écurie brûla, Madame,
C'est qu'le château était en flammes.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Lucas !
Quelles nouvelles ?
Notre château est donc détruit !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?

Eh bien ! Voila, Madame la Marquise,
Apprenant qu'il était ruiné,
A pein' fut-il rev'nu de sa surprise
Que M'sieur l'Marquis s'est suicidé,
Et c'est en ramassant la pell'
Qu'il renversa tout's les chandelles,
Mettant le feu à tout l'château
Qui s'consuma de bas en haut ;
Le vent soufflant sur l'incendie,
Le propagea sur l'écurie,
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit périr votre jument !
Mais, à part ça, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/06/2026 à 7:09
Déjà que OpenAI et consorts étaient des entreprises à l'activité fortement déficitaires...
1  0 
Avatar de OrthodoxWindows
Membre expert https://www.developpez.com
Le 22/09/2026 à 10:22
Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
Ajoutons que la hausse quasi certaine des taux rend l'emprunt encore plus cher, même pour les boîtes de la tech. Cette hausse assèche aussi le marché : Pourquoi voulez-vous financer OpenAI à 3% alors que les marchés vous offrent même des obligations d'Etat à plus de 5% ?
Notons l'habileté des Altman & Cie, qui se posent toujours en défenseurs de l'Humanité (c'est cela, ouiii...) : Ils demandent une régulation de l'IA. Bien. Sur quelles bases ? Les leurs, voyons, puisque ce sont eux qui savent ! Si les régulateurs entrent dans la danse, on finit avec un cartel. Donc, ils demandent au Congrès de bien vouloir permettre un accord sur le ralentissement... Résultat net : Ce sont des chevaliers blancs se sacrifiant pour le bien de l'Humain, pas des patrons d'entreprises ayant beaucoup trop promis et constatant que leur modèle technique arrive au haut de l'asymptote et que chaque pouillieme de performance s'obtient par des milliards d'investissements.
À côté de cela, on n'évoque que très peu les usages professionnels de l'IA, les modèles en téléchargement libre, les papiers scientifiques qui décrivent d'autres approches que les LLMs, plus prometteuses.
A mon humble avis, si il y a risque, c'est par là qu'il faut rester attentifs : Quand vous disposez des algorithmes, des poids et des données d'entraînement, vous êtes le maître absolu de modèles qui sont quasi équivalents à ceux d'OpenAI et Anthropic (je ne sais pas pour Google, mais ça ne doit pas être très distant). Donc, là, oui, vous en faites ce que vous voulez. Si vous êtes quelqu'un de dangereux, votre modèle le sera aussi...
Tout à fait. Il y a d'ailleurs déjà eu des experts (cela a été reporté dans developpez.net) évoquant la disproportion entre les performances maximales des LLM et les performances requises pour la majorité des cas d'usages : bien souvent, un LLM a poids ouvert, même moins puissant, suffit, en plus d'ajouter l'avantage du coût moindre et d'une relative souveraineté du client.
Concernant les tentative d'Open AI et cie d'imposer une régulation, ça se voit désormais comme le nez au milieu de la figure qu'il s'agit uniquement de préserver leur propre intérêts. Non seulement cela est grave sur le plan environnemental (plus le LLM est puissant plus il consomme des ressources) et monopolistique, mais en plus, représentent une offensive sans précédent contre le monde de l'open-source, qui jusque qu'ici, ne s'était presque jamais retrouvé attaqué sur le plan légal.
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