Shyam Sankar, directeur technique (CTO) de Palantir, a récemment affirmé que certains chercheurs en IA se mettaient à fumer car ils pensaient que l’IA finirait par guérir le cancer. Bien que Sankar n’ait cité aucun chercheur ni fourni de preuve à l’appui de cette affirmation, il a souligné que ces techniciens s’appuyaient sur l’idée que l’IA faciliterait les avancées médicales. « De nombreux chercheurs en IA ont commencé à fumer pour montrer aux autres chercheurs à quel point ils croient en l’IA », aurait déclaré Sankar. Sankar a critiqué la « psychose collective » et l’« illusion sociale » qui règnent autour de l’IA dans la Silicon Valley.En 2019, les chercheurs Google sur l’intelligence artificielle (IA) travaillant avec l’hôpital universitaire de Northwestern ont créé un modèle d'IA capable de détecter le cancer du poumon. Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé, le cancer du poumon est l'une des causes les plus courantes de décès sur Terre, faisant plus de deux millions de victimes par an et faisant environ autant de victimes que le cancer du sein. Le modèle d'apprentissage en profondeur a été utilisé pour prédire si un patient a un cancer du poumon, cela en générant le score de risque de cancer du poumon et en identifiant la localisation du tissu malin dans les poumons.
Depuis, avec l'amélioration des modèles d'IA, des chercheurs affirment que l'IA accélérera considérablement le rythme des percées médicales. En 2023, Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, a affirmé que l'IA améliorera les soins de santé et le domaine médical. En 2024, Demis Hassabis, PDG de Google Deepmind et d'Isomorphic Labs, a déclaré que l'IA pourrait devenir le principal allié de l'humanité dans la lutte contre les maladies de tout type. Il pense notamment que l'IA pourrait aider à guérir des centaines de maladies graves en accélérant le processus de découverte des médicaments et en le rendant plus efficace.
Pour l'instant, cette affirmation reste une hypothèse et fait face à de plus en plus de sceptismes. Dans ce contexte, des chercheurs en IA parient tellement sur cette technologie pour guérir le cancer qu'ils sont allés jusqu’à se transformer eux-mêmes en cobayes. Shyam Sankar, directeur technique (CTO) de Palantir, a récemment affirmé que certains chercheurs en IA se mettaient à fumer car ils pensaient que l’IA finirait par guérir le cancer.
AI researchers are smoking more, and they say it is because they believe AI will cure cancer
— Vaibhav Sisinty (@VaibhavSisinty) October 14, 2026
The logic is simple. If the cure is coming soon anyway, the long term risk stops mattering, and smoking becomes a way to show how all in you are
Palantir CTO Shyam Sankar described this on CBS and called it a mass psychosis.
His bigger point: Silicon Valley has filled its God-shaped hole with the machine god of AGI, so the loudest arguments in AI now run on belief, not evidence.
Bien que Sankar n’ait cité aucun chercheur ni fourni de preuve à l’appui de cette affirmation, il a souligné que ces techniciens s’appuyaient sur l’idée que l’IA faciliterait les avancées médicales. « De nombreux chercheurs en IA ont commencé à fumer pour montrer aux autres chercheurs à quel point ils croient en l’IA », aurait déclaré Sankar. « Je crois tellement en l’IA que je suis convaincu qu’elle va guérir le cancer. Je vous montre donc que je mise tout ce que j’ai.»
Sankar a critiqué la « psychose collective » et l’« illusion sociale » qui règnent autour de l’IA dans la Silicon Valley. « Il y a donc en quelque sorte cette psychose collective, cette illusion sociale autour de l’IA, et je pense que cela fait obstacle à ce qui se passe réellement dans ce domaine. Où l’IA touche-t-elle concrètement le travailleur américain dans l’industrie ? Quels sont les résultats concrets de cette évolution ? Et les prophètes de malheur se sont tout simplement trompés », a-t-il déclaré.
« Tout ce qu’ils avaient prédit… Ils nous disaient que ChatGPT 2.0 était trop dangereux pour être commercialisé. Ils nous disaient qu’à ce stade, nous serions déjà confrontés à un chômage de masse et à des suppressions d’emplois, alors que les économistes constatent en réalité une croissance de l’emploi dans des secteurs où nous ne l’aurions pas prédit en partant de ces mêmes hypothèses. »
La Silicon Valley considère la « superintelligente » (ou AGI) comme le Saint-Graal de la course à l'IA. Les entreprises investissent massivement dans les infrastructures destinées au développement et aux charges de travail de l'IA. Mais de plus en plus de scientifiques de renom estiment qu'il s'agit d'une impasse. Le célèbre chercheur Tim Dettmers a affirmé que « l'AGI ne verra probablement jamais le jour ». Selon lui, les discours optimistes sur l’AGI ignorent des contraintes fondamentales liées à la physique, au matériel informatique et à l’économie du calcul. Il critique le concept même d’AGI et met en garde contre les risques liés à la bulle de l'IA.
Dario Amodei, PDG d’Anthropic, a prédit que l’IA trouverait des remèdes à la plupart des maladies, y compris les cancers, d’ici 5 à 15 ans. « Je ne parle pas de l’IA comme d’un simple outil d’analyse de données. Je parle d’utiliser l’IA pour réaliser, diriger et améliorer la quasi-totalité des travaux des biologistes », a écrit Amodei dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Je pense donc qu’une IA puissante pourrait au moins décupler le rythme de ces découvertes, nous permettant de réaliser en 5 à 10 ans les progrès biologiques qui auraient normalement pris entre 50 et 100 ans. »
Pourtant en août 2026, il a reconnu la méfiance du public à l’égard de l’IA et a fait valoir que le secteur ne peut changer cette perception qu’en produisant des résultats significatifs. Il a déclaré : « À ce stade, affirmer que l’IA va guérir le cancer relève davantage du cliché que de l’inspiration, et la plupart des gens considèrent cela comme trompeur », a écrit Amodei. « La critique la plus justifiée à l’encontre des entreprises d’IA, y compris Anthropic, est que nous n’avons pas encore tenu nos grandes promesses au service du monde. » « Ce qui fonctionnera, c’est de guérir réellement le cancer », a-t-il ajouté.
Auparavant, Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, avait également évoqué les modèles d’IA susceptibles de révolutionner la santé humaine en allongeant l’espérance de vie. « Si tout se passe bien, nous devrions entrer dans une ère d’abondance radicale, une sorte d’âge d’or. L’IA générale (AGI) peut résoudre ce que j’appelle les problèmes fondamentaux du monde : guérir des maladies terribles, offrir une vie bien plus saine et plus longue, et découvrir de nouvelles sources d’énergie », a déclaré Hassabis.
« Si tout cela se produit, nous entrerons alors dans une ère d’épanouissement humain maximal, où nous voyagerons vers les étoiles et coloniserons la galaxie. Je pense que cela commencera à se produire en 2030 », a-t-il ajouté. Pourtant, auparavant, interrogé sur son « p(doom) » (pour « probability of doom », qui désigne l'estimation probabiliste d'un effondrement catastrophique lié à l'IA), sa réponse a été claire : « non nulle ». « Cela mérite qu'on y réfléchisse très sérieusement et qu'on s'en prémunisse », a-t-il déclaré lors d'un sommet organisé à San Francisco.
Chez Palantir, les dirigeants sont très enthousiastes à propos de l'IA. Ils ont multiplé les déclarations provocatrices à l’égard des discours alarmistes qui entourent la technologie et ont fait campagne contre sa réglementation. En novembre 2025, Shyam Sankar, directeur technique de Palantir, s'est dit sceptique quant aux scénarios catastrophistes liés à l'IA. Il a déclaré que la peur de l’IA est en grande partie « le produit d’un vide spirituel » dans la société moderne, et plus particulièrement dans la Silicon Valley.
Et vous ?
Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur le sujet ?Voir aussi :
Le PDG de Palantir fustige les critiques « parasites » qui qualifient les technologies de l'entreprise d'outils de surveillance : « non seulement le patriotisme est juste, mais il vous rendra riche »
Les modèles d'IA hallucinent, et les médecins seraient d'accord avec cela : un défi pour la sécurité des patients, selon une étude d'un collectif de chercheurs
L'Utah va devenir le premier État à autoriser l'IA à examiner des patients et à prescrire des médicaments sans supervision humaine directe
Vous avez lu gratuitement 197 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.


