IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les dirigeants d'Anthropic, d'OpenAI et d'autres entreprises d'IA envisagent en privé des scénarios de révolte populaire et politique après une catastrophe liée à l'IA

Le , par Eliora

27PARTAGES

4  0 
Les dirigeants d'entreprises spécialisées dans l'IA, notamment OpenAI et Anthropic, envisagent en privé différents scénarios visant à se préparer à une réaction négative de l'opinion publique et des milieux politiques à la suite d'un événement catastrophique lié à l'IA. Comme le rapporte Axios, ces responsables anticipent des incidents de grande ampleur, très probablement une cyberattaque majeure susceptible de perturber des infrastructures critiques. De nombreux responsables du secteur estiment qu'un incident majeur causé par l'IA est inévitable dans les 6 à 12 prochains mois. OpenAI confirme mener des exercices de préparation, mais précise que ces scénarios ne sont pas considérés comme inévitables.

Au cours du mois de septembre 2026, des dirigeants de trois des plus grandes entreprises mondiales d’intelligence artificielle (IA) avaient briefé le Conseil de sécurité de l’ONU, soulignant que des systèmes d’IA de plus en plus puissants pourraient bientôt s’améliorer d’eux-mêmes, échapper au contrôle humain et constituer une menace pour la sécurité internationale. « Si elle est mal gérée, je pense même que l’IA pourrait constituer un risque pour l’humanité dans son ensemble », avait déclaré Dario Amodei, PDG d’Anthropic. « Pour que l’IA soit démocratique, les décisions les plus importantes ne peuvent pas être prises uniquement par des laboratoires de San Francisco. Elles doivent être élaborées dans le cadre de processus démocratiques et par des gouvernements responsables devant les citoyens qu’ils servent », avait soutenu Sam Altman, PDG d'OpenAI. Pourtant, les USA et la Chine, les deux acteurs dominants dans le développement de l’IA, restaient divisés sur la question.

Peu après, au début du mois d’octobre 2026, une sortie de Sam Altman, PDG d'OpenAI, avait mis en lumière les désaccords entre les entreprises concernant la régulation de l'IA. Alors que certains concurrents préconisaient des mesures strictes pour éviter des scénarios catastrophes, Sam Altman soutenait qu'il fallait tolérer « certaines choses négatives » afin de maximiser les avantages globaux de la technologie. Cette déclaration intervenait peu après qu'il avait qualifié les inquiétudes concernant la consommation d'eau des centres de données d'IA de « mème sans fondement » et avait qualifié les humains « d'ordinateurs de viande inefficaces ». Il prêchait ainsi la régulation de l'IA, tout en la combattant en coulisses.

Quelques semaines plus tôt, Anthropic avait prévu d’avertir les investisseurs potentiels lors de son introduction en bourse que l’IA avancée pouvait présenter des « risques catastrophiques ou existentiels pour l’humanité », un avertissement extraordinaire de la part d’une entreprise cherchant à tirer profit de cette même technologie. L’entreprise, qui se positionnait comme un laboratoire d’IA privilégiant la sécurité, avait consacré environ 80 pages du corps principal de 261 pages de son prospectus à la présentation des facteurs de risque, soit près du double des 48 pages consacrées à la description de son activité. Anthropic visait alors une valorisation de 2 000 milliards de dollars, bien qu'elle fît état de pertes croissantes, de coûts d'investissement élevés et de problèmes de sécurité.

Actuellement, les dirigeants d’entreprises spécialisées dans l’IA, notamment OpenAI et Anthropic, envisagent en privé différents scénarios visant à se préparer à une réaction négative de l’opinion publique et des milieux politiques à la suite d’un événement catastrophique lié à l’IA. Comme le rapporte Axios, ces responsables anticipent des incidents de grande ampleur, très probablement une cyberattaque majeure susceptible de perturber des infrastructures critiques telles que les services financiers, l’électricité, la connectivité Internet et les réseaux d’approvisionnement en eau.

Ces exercices de gestion de crise mettent fortement l’accent sur l’anticipation d’un tollé général, juridique et politique si un système d’IA avancé venait à causer des dommages considérables dans le monde réel. Cette préparation aux scénarios fait suite à de récentes failles de sécurité, telles que l’incident Hugging Face et l’utilisation d’outils d’IA pour cibler des institutions financières sud-coréennes. Contrairement à la planification standard des risques en entreprise, de nombreux responsables du secteur de l’IA estiment qu’un incident majeur, dans le monde réel, causé par l’IA est inévitable dans les 6 à 12 prochains mois.


À la suite d’un tel événement catastrophique, il est possible que l’opinion publique se retourne contre ces grands dirigeants du secteur de l’IA, tels que Sam Altman et Dario Amodei, suscitant ainsi de vives réactions. Ce type de planification de scénarios est une pratique courante lorsqu’il s’agit de défis liés à la sécurité nationale. OpenAI confirme mener des exercices de préparation, mais précise : « Ces scénarios ne sont pas considérés comme inévitables, mais visent à nous aider à nous préparer à diverses circonstances. »

« OpenAI organise des exercices de préparation au cours desquels les équipes discutent et analysent toute une série de scénarios potentiels. » Anthropic n’a toutefois pas souhaité commenter cette information. Alors que la réglementation fédérale actuelle peine à s’imposer, les entreprises du secteur de l’IA s’attachent désormais à sensibiliser les membres du Congrès afin de pouvoir influencer l’élaboration de la législation d’urgence et des politiques qui seraient mises en place à la suite d’une crise.

Sam Altman, considéré par certains comme la plus grande star de l’IA, est le cofondateur et PDG d’OpenAI, entreprise à l’origine de ChatGPT. C’est l’une des personnalités majeures de la montée en puissance de l’IA observée au cours des dernières années. En juillet 2026, dans un entretien, il revenait sur la question en lien avec les avancées en matière d’IA et affirmait que l’IA était entrée dans la « singularité », c’est-à-dire qu’elle avait franchi le point de non-retour à partir duquel elle dépassait l’intelligence humaine et devenait difficile à contrôler.

En septembre 2026, certains experts et observateurs jugeaient les menaces de l'IA incontrôlables. Ils justifiaient leurs craintes par les progrès et les incidents récents impliquant l'IA : les modèles avaient acquis la capacité de s'améliorer de manière autonome, des agents IA s'étaient échappés de la surveillance humaine et avaient piraté des services tiers, puis une fausse information générée par l'IA utilisée par l'armée américaine avait failli déclencher une guerre avec la Chine. Il y avait également les menaces de cyberguerre et de bioterrorisme. Malgré des propositions législatives comme un « bouton d'arrêt d'urgence », les lanceurs d'alerte craignaient qu'il ne fût alors trop tard pour agir.

Source : Axios

Et vous ?

Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Anthropic, OpenAI, Google et SpaceXAI s'entendent illégalement pour freiner le développement de l'IA , selon une plainte qui les accuse d'avoir enfreint la législation antitrust

« Nous n'avons pas besoin de nouvelles lois ni de réglementations sur l'IA, laissez-nous nous occuper de la sécurité », déclare Jensen Huang, PDG de Nvidia

L'administration Trump veut fixer les règles de l'IA : le tour de passe-passe législatif de la Maison-Blanche, qui dessine un cadre fédéral dont la principale fonction est d'effacer les règles des États
Vous avez lu gratuitement 168 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !